La biréfringence est égale à la valeur numérique de l'écart maximal entre l'indice de réfraction le plus petit et celui le plus grand dans une matière gemme anisotrope. Elle se mesure à l'aide d'un réfractomètre de gemmologie.
Les valeurs d'écart données dans la base vont légèrement au-delà de l'extrême minimal et de l'extrême maximal afin de tenir compte des éventuelles erreurs de lecture au réfractomètre.
Sur le principe d'Archimède, la densité est le rapport entre le poids d'une matière gemme et le poids de son même volume d'eau. Il s'exprime sans unité de mesure. Dans l'idéal, la densité se mesure à l'aide d'une balance hydrostatique digitale précise au 1/100ème de carat.
L'échelle de dureté ou l'échelle de Mohs indique la résistance à la rayure pour dix minéraux de référence. Le minéral numéro 1 est le plus tendre et le minéral numéro 10 est le plus dur. Entre ces extrémités, le minéral raye celui du numéro immédiatement inférieur mais sera rayé par celui du numéro immédiatement supérieur. Deux minéraux de même dureté se rayeront l'un l'autre mais difficilement. Les demi-échelons sont également utilisés.
   1 : Talc - friable sous l'ongle
   2 : Gypse - se raye avec l'ongle
   3 : Calcite - se raye avec une pièce en cuivre
   4 : Fluorite - se raye facilement avec une lame de canif
   5 : Apatite - se raye plus difficilement avec une lame
   6 : Orthose - raye difficilement une vitre en verre
   7 : Quartz - raye facilement une vitre en verre
   8 : Topaze - raye très facilement une vitre en verre
   9 : Corindon - coupe le verre
   10 : Diamant - coupe plus facilement le verre
Lorsqu'un rayon de lumière traverse l'air et pénètre dans une substance liquide ou solide, d'une part il est ralenti et d'autre part sa direction est déviée ou réfractée. Pour simplifier, l'indice de réfraction (IR) prend en compte l'angle de déviation limite de la lumière entre l'air et le solide. Il se mesure à l'aide d'un réfractomètre de gemmologie (jusqu'à 1,79).
Les IR donnés dans la base vont légèrement au-delà de l'extrême minimal et de l'extrême maximal afin de tenir compte des éventuelles erreurs de lecture au réfractomètre.
   : fréquent à peu commun
   : peu commun à rare
   : rare à très rare
   : très rare à rarissime
A noter :
- La beauté prime. L'indice de rareté proposé ici concerne la belle qualité gemme ou ornementale.
- La rareté est distincte de la valeur. L'offre et la demande font le prix alors que l'état des ressources disponibles fait la rareté. Une pierre peut être chère mais pas forcément rare alors qu'une pierre très rare ne sera pas forcément plus chère.
- La notion de rareté est relative. Pour une même pierre, il peut exister plusieurs variétés dont le degré de rareté sera différent selon la transparence, la couleur ou la provenance.
- Le critère de rareté évolue dans le temps. Une pierre peut être très rare jusqu'au jour où un nouveau gisement très productif est exploité, la rendant ainsi moins rare, ou inversement lorsque plus aucun gisement n'est découvert.
- Les gemmes artificielles/synthétiques ne sont pas rares, même si leur coût de fabrication est très élevé puisqu'il est possible de les reproduire à l'infini.
Cet indice reflète l'opinion de l'auteur et n'engage que lui.
Degré de rareté,
BRUT

: fréquent à peu commun
: peu commun à rare
: rare à très rare
: très rare à rarissime
Sur la rareté du brut :
- La beauté prime. L'indice de rareté proposé ici concerne la belle qualité gemme ou ornementale.
- La rareté est distincte de la valeur. L'offre et la demande font le prix alors que l'état des ressources disponibles fait la rareté. Une pierre peut être chère mais pas forcément rare alors qu'une pierre très rare ne sera pas forcément plus chère.
- La notion de rareté est relative. Pour une même pierre, il peut exister plusieurs variétés dont le degré de rareté sera différent selon la transparence, la couleur ou la provenance.
- Le critère de rareté évolue dans le temps. Une pierre peut être très rare jusqu'au jour où un nouveau gisement très productif est exploité, la rendant ainsi moins rare, ou inversement lorsque plus aucun gisement n'est découvert.
- Les gemmes artificielles/synthétiques ne sont pas rares, même si leur coût de fabrication est très élevé puisqu'il est possible de les reproduire à l'infini.
Degré de rareté,
TAILLÉ

: très fréquemment taillé
: usuellement taillé
: rarement taillé
: très rarement taillé
Sur la rareté de la taille :
- La taille sans facettes est appliquée aux cabochons, perles, camées, intailles et sculptures. Elle concerne le plus souvent les pierres ornementales opaques ou translucides. Il peut y avoir des exceptions pour les besoins de la joaillerie ou des arts décoratifs.
- La taille à facettes, réalisée par un lapidaire, est destinée à renforcer la brillance, l'éclat et le feu des gemmes transparentes.
- Un degré de rareté supérieur à celui de la disponibilité du brut indique une difficulté physique évidente à tailler telle que la petitesse des cristaux, une faible dureté ou une fragilité excessive.
Ces indices reflètent l'opinion de l'auteur et n'engagent que lui.
Chaque carré couvre l'une et/ou l'autre des couleurs suivantes :
    blanc  blanc pur, crème, cassé, ivoire
    bleu  bleu pâle à bleu nuit, bleu-vert, bleu-violacé
    brun beige marron  brun, du beige clair au marron foncé
    gris  gris très clair à foncé, argenté
    incolore  incolore, sans aucune couleur
    jaune  jaune pâle à bouton d'or, jaune-vert, doré
    multicolore bicolore  multicolore, 2 couleurs distinctes minimum
    noir  noir et gris très très foncé (anthracite)
    orange  orange, aux limites du jaune, rouge ou brun
    rose  rose pâle, bonbon, fuschia, magenta
    rouge  rouge, aux limites du orange, brun ou violet
    vert  vert pâle à sombre, vert-bleu, vert-doré
    violet mauve  violet clair à foncé, mauve, pourpre
La transparence est aussi appelée diaphanéité.
Trois possibilités pour une matière gemme :
 transparent = transparent : la lumière passe à travers sans distorsion
 translucide = translucide : la lumière passe à travers de manière floue
 opaque = opaque : la lumière ne passe pas à travers du tout
Le moteur reconnaît les matières gemmes d'après :
- les familles : quartz, zéolite, synthèse, verre...
- les noms usuels : citrine, péridot, émeraude...
- les variétés : rubellite, indicolite, verdelite...
- les synonymes : idocrase, barytine, dichroïte...
- les noms commerciaux : tashmarine®, zultanite®...
- les noms locaux : morrisonite, bolivianite, dallasite...
- les noms familiers : séraphinite, oeuf de tonnerre...
- les noms obsolètes ou peu usités : pycnite, trystine...
- les métaux natifs : or, argent, cuivre, platine...
- les noms anglais : chalcedony, garnet, topaz, ruby...
- les noms allemands : aquamarin, achat, smaragd...
- les noms de fabrication : Verneuil, Gilson, Chatham...
- les fautes : flourite, agirine, amétyste, damburite...
- l'absence d'accents : calcedoine, peridot, benitoite...
Astuce rapide : tapez juste les trois premières lettres...
Le moteur ne reconnaît pas :
- tout ce qui n'est pas une matière gemme, donc de nombreuses roches et minéraux.
- quelques noms relatifs aux matières gemmes n'ayant pas encore de fiche complète.
- Par défaut, cette liste est triée dans l'ordre alphabétique de A à Z. Vous pouvez inverser l'ordre en cliquant sur le triangle bleu. Vous pouvez trier toutes les colonnes de la même manière, du plus grand au plus petit et inversement. Le tri s'effectue sur la liste complète ou sur la sélection issue d'une recherche.
- Les noms sur fond vert indiquent des matières gemmes organiques
- Les noms sur fond rose indiquent des matières gemmes artificielles
- Les noms en bleu mènent à une fiche complète.
- Les matières amorphes ou cubiques sont monoréfringentes. La lumière ne se dédouble pas lorsqu'elle les traverse. Ces matières sont dites optiquement isotrope (ISO).
- Les matières cristallines de système trigonal, hexagonal ou quadratique sont biréfringentes. Elles possèdent un axe optique dont la lumière transmise perpendiculairement se divise en deux rayons polarisés distincts. Ces matières sont dites optiquement anisotrope uniaxe, dont la biréfringence peut être de signe optique positif ou négatif (U+ ou U-).
- Les matières cristallines de système orthorhombique, monoclinique ou triclinique sont également biréfringentes. Elles possèdent deux axes optiques dont la lumière transmise se divise en trois directions de vibration. Ces matières sont dites optiquement anisotrope biaxe, dont la biréfringence peut être de signe optique positif ou négatif (B+ ou B-).
Pour une meilleure visualisation et une analyse facile des données, les inscrits (gratuit) peuvent trier chacune des 26 colonnes, dans un sens comme dans l'autre.
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Dans ce champ, saisissez :
- l'IR simple et unique d'une matière isotrope
ou bien
- l'IR minimal d'une matière anisotrope
ou bien
- l'IR moyen d'une matière anisotrope, dans ce cas ne saisissez rien dans le champ suivant
ATTENTION, une erreur de lecture de ±0,002 au réfractomètre peut fausser les résultats. Confirmez bien votre mesure avant de la saisir.
Dans ce champ, saisissez uniquement l'IR maximal d'une matière anisotrope
ATTENTION, une erreur de lecture de ±0,002 au réfractomètre peut fausser les résultats. Confirmez bien votre mesure avant de la saisir.
La biréfringence est calculée ici automatiquement. Elle correspond à la différence entre l'IR maxi ng et l'IR mini np.
Lorsque cela est possible, la mesure d'une densité précise (±0,01) permet d'affiner grandement les résultats.
Les résultats peuvent comprendre les matières gemmes qui ne sont intrinsèquement pas du caractère ou du signe optique demandé mais qui peuvent se comporter anormalement comme tel.
ATTENTION, il est assez difficile d'interpréter correctement les tests de rayure. Remplissez ce champ uniquement si vous êtes sûr(e) de vous.
Figurent ici les noms officiellement admis mais aussi les dérivés, les appellations commerciales communément employées, les synonymes familiaux, les noms de variétés proches ainsi que certaines appellations obsolètes ou peu usitées.
Une appellation est interdite dès le moment où il peut y avoir une confusion avec la gemme de cette fiche ou une autre gemme, généralement de valeur supérieure, sans qu'aucune autre explication ne soit donnée sur l'identité réelle.
Fracture ou fissure aléatoire, non directionnelle, effet d'une contrainte physique. Il existe différents types reconnaissables de cassure qui peuvent contribuer à l'identification. Les deux principales sont la cassure conchoïdale, constituée de brisures concentriques, et la cassure irrégulière, formée de dents disposées en relief aléatoire.
Le classement est effectué en fonction de la composition chimique. Il existe deux systèmes de classification légèrement différents l'un de l'autre. Celui de Dana et celui de Strunz. Ce dernier est le suivant :

I. Eléments natifs (métaux et non-métaux)
II. Sulfures et sulfosels
III. Halogénures
IV. Oxydes (et Hydroxydes)
V. Carbonates et Nitrates
VI. Borates
VII. Sulfates (Sélénates, Tellurates, Chromates, Molybdates,
       Tungstates/Wolframates)
VIII. Phosphates, Arséniates et Vanadates
IX. Silicates (Nésosilicates, Sorosilicates, Cyclosilicates, Inosilicates,
      Phyllosilicates)
X. Composés organiques

- Les roches et agrégats sont hors classement.
Marque ou cassure directionnelle visible suivant le ou les plans de faiblesse des liaisons atomiques d'une matière gemme cristalline. Le clivage peut être qualifié de nul (ou inexistant), indistinct, distinct ou parfait. Une gemme au clivage parfait sera plus fragile qu'une gemme au clivage nul.
Couleur que laissera le trait ou la trace de poudre lorsque l'on frotte une matière gemme sur la surface plane d'une porcelaine dépolie. Ce test étant destructeur, il ne peut être pratiqué que sur les matières brutes.
- Matière minérale naturelle : il s'agit de la date à laquelle le minéral a été nommé et décrit scientifiquement. Certains minéraux peuvent avoir été connus depuis l'antiquité mais ont été identifiés et classifiés bien plus tard. C'est cette dernière date officielle qui est prise en compte.
- Matière synthétique ou artificielle : dans l'ordre de leur chronologie, il s'agit de la date d'invention initiale et des éventuelles dates de perfectionnement ou de variétés distinctes.
Séparation progressive de la lumière blanche dans les couleurs du spectre visible, réfractée chacune à une longueur d'onde d'un angle différent. La dispersion de la lumière en couleurs distinctes ressortant d'une matière gemme transparente est mesurable et peut être qualifiée de nulle, faible, forte ou très forte selon son intensité. Plus la dispersion est élevée, plus la gemme renverra des scintillements de couleur, aussi appelés les feux. Les matières gemmes à forte dispersion sont le plus souvent d'un IR élevé, supérieur à la limite du réfractomètre (> 1,79).
Angle formé par les directions des deux axes optiques d'une matière gemme anisotrope biaxe ou uniaxe se comportant anormalement comme biaxe.
Effet causé par la réflexion de la lumière à la surface d'une matière gemme. Son intensité dépend de la qualité du polissage et de l'indice de réfraction. Plus l'IR est élevé et plus l'éclat sera vif.
Les qualificatifs les plus courants sont : adamantin, subadamantin, vitreux très brillant, vitreux, résineux, cireux, graisseux, soyeux, métallique, nacré...
Effet causé par la réflexion de la lumière sur des éléments situés sous la surface de la matière gemme. Ces éléments peuvent être des inclusions, des lacunes cristallines, des macles, des plans de clivage, des fissures, des couches minces ou des agencements structurels spécifiques.
Les effets optiques les plus souvent rencontrés dans les matières gemmes sont l'astérisme, le chatoiement, l'aventurescence, l'iridescence et le changement de couleur selon le type de lumière. D'autres effets plus rares ne concernent que quelques gemmes.
Ce filtre dichromatique a la particularité de ne laisser passer que la lumière située dans le rouge vif (690 nm) et le vert-jaune (570 nm). Il permet notamment de déceler la présence du chrome ou du cobalt (naturel ou introduit artificiellement), caractérisée par une couleur rose à rouge à travers le filtre. Ce test ne donne qu'une indication et n'est pas diagnostique.
La fluorescence est un effet de luminescence correspondant à une émission de lumière visible dégagée par une matière gemme au moment où elle est excitée par des radiations d'énergie plus élevée que celles de la lumière visible. La limite de cette dernière est représentée par le violet, de longueur d'onde de 400 nm (1 nm = 1 nanomètre = 1 milliardième de mètre). D'une énergie plus haute, l'ultraviolet à ondes longues (UVL) se situe à env. 365 nm et l'ultraviolet à ondes courtes (UVC) à env. 254 nm.
La matière est dite phosphorescente lorsqu'elle continue d'émettre un effet de luminescence après avoir été soustraite de la source de radiations. Les réactions d'une matière gemme aux UVL et aux UVC peuvent s'avérer très utiles dans l'identification d'une matière gemme.
Liste non exhaustive, seuls les gisements significatifs ou de belle qualité gemme et ornementale sont mentionnés.
Une imitation est une matière ressemblant à une autre mais sans en posséder les caractéristiques chimiques ou physiques. A l'inverse, une synthèse est chimiquement et physiquement équivalente ou presque à sa contrepartie naturelle.
Sont considérées comme inclusions à l'intérieur d'une matière gemme :
- des corps étrangers solides, liquides ou gazeux
- des clivages, des macles, des fractures, des fissures
- des tensions internes lors de la cristallisation ou de la fabrication
- des zones de couleurs contrastées
- des différences de transparence
- des traces de traitement
Les inclusions sont parfois visibles à l'oeil nu et le plus souvent à l'aide d'une loupe 10x ou d'un microscope.
Ces indices notés  1/3 à 3/3  ou  1/5 à 5/5  permettent de situer une qualité par rapport à une autre pour une même matière gemme.
- 1/3 ou 1/5  correspond à la qualité la plus faible.
- 3/3 ou 5/5  correspond à la meilleure qualité, généralement de belle valeur.
Les intermédiaires sont souvent intéressants d'un point de vue gemmologique et sont couramment acceptés en bijouterie, lorsque la dureté le permet.
Ces indices reflètent l'opinion de l'auteur et n'engagent que lui.
- Matière minérale naturelle : minéral en provenance de la terre sans modification par l'homme, hormis la taille et le polissage
- Matière naturelle traitée artificiellement : a fait l'objet d'une modification physique par l'homme, en plus de la taille et du polissage
- Matière organique : issue d'un organisme vivant, végétal ou animal
- Matière synthétique : fabriquée par l'homme avec sa contrepartie existante à l'état naturel
- Matière artificielle : fabriquée par l'homme sans contrepartie existante à l'état naturel
- Matière composite : assemblée à l'aide de deux matériaux différents ou plus
- Matière reconstituée : assemblée à l'aide d'un ou plusieurs matériaux
Dans un grand nombre de matières gemmes anisotropes transparentes de couleur, la lumière est absorbée, polarisée et transmise différemment, selon la nature et l'orientation de la structure cristalline. Cette différence se traduit par la présence de deux ou trois couleurs distinctes, visibles parfois à l'oeil nu, mais le plus souvent à l'aide d'un dichroscope ou d'un polariscope à filtres parallèles. Ce phénomène optique est appelé absorption sélective différentielle.
- Une matière gemme uniaxe peut être dichroïque et montrera alors un pléochroïsme de deux couleurs distinctes.
- Une matière gemme biaxe peut être dichroïque ou trichroïque, avec un pléochroïsme de deux ou trois couleurs distinctes.
A noter :
- Les matières incolores ou isotropes ne présentent pas de pléochroïsme.
- Le pléochroïsme ne peut pas se produire parallèlement à un axe optique.
- L'intensité peut être variable selon les gemmes : nul, faible, distinct, fort, très fort
Cet instrument permet de distinguer les matières gemmes transparentes isotropes et anisotropes ainsi que les pierres polycristallines. Il est constitué d'une lampe à sa base et de deux filtres polarisants croisés à 90° entre lesquels la matière gemme est examinée dans tous les sens lors d'une rotation complète. Les résultats suivants sont observés :
- Ne rétablit pas = la matière reste constamment éteinte = isotrope
- Rétablit tous les 1/4 de tour = la matière s'allume et s'éteint 4 fois en une rotation complète = anisotrope
- Rétablit constamment = la matière reste constamment allumée = polycristallin
- Anomalies d'extinction = la matière s'allume et s'éteint partiellement = non diagnostique
A NOTER :
- L'examen est impossible sur les matières trop translucides ou opaques
- Les matières anisotropes ne rétablissent pas dans l'axe optique => toujours tester dans toutes les directions
- A l'aide d'un conoscope, peut servir à déterminer le caractère optique uniaxe ou biaxe par l'observation des figures d'interférence
- Peut servir à observer le pléochroïsme d'une matière gemme transparente anisotrope lorsque ses deux filtres polarisants sont parallèles.
- Liste des matières les plus approchantes par la couleur et par la transparence, puis par d'autres critères physiques ou optiques similaires.
- Les gemmes trop rarement taillées ne sont pas toutes mentionnées.
- Les variétés sont parfois indiquées pour faciliter la comparaison des valeurs gemmologiques.
- Sauf pour quelques rares exceptions, la réponse à un seul indice ne suffit pas à identifier une gemme. Il est important de cumuler plusieurs mesures et tests concluants.
   : très fréquemment taillé
   : usuellement taillé
   : rarement taillé
   : très rarement taillé
Il existe deux types de taille :
1) La taille sans facettes est appliquée aux cabochons, perles, camées, intailles et sculptures. Elle concerne le plus souvent les pierres ornementales opaques ou translucides. Il peut y avoir des exceptions pour les besoins de la joaillerie ou des arts décoratifs.
2) La taille à facettes, réalisée par un lapidaire, est destinée à renforcer la brillance, l'éclat et le feu des gemmes transparentes.
- Un degré de rareté supérieur à celui de la disponibilité du brut indique une difficulté physique évidente à tailler telle que la petitesse des cristaux, une faible dureté ou une fragilité excessive.
Cet indice reflète l'opinion de l'auteur et n'engage que lui.
Ce test potentiellement destructeur ne peut être appliqué qu'à des morceaux de matière brute. Il peut être révélateur de la présence de certains éléments chimiques dont la réaction au contact des acides sera caractéristique.
Attention, les acides sont toxiques et nocifs pour la santé. Ne pas ingérer, ne pas inhaler les vapeurs et éviter tout contact avec la peau, les yeux et les vêtements. Porter des gants et des lunettes de protection. Opérer dans un lieu bien ventilé.
Prendre garde à ne pas tester les matières gemmes solubles dans l'eau, même partiellement.
Sources réputées sérieuses à partir desquelles le contenu de cette fiche pratique a été rédigé. Les références sont principalement en anglais (EN), parfois en français (FR) ou en d'autres langues européennes (DE, IT, ES...).
Lorsqu'une matière gemme est chauffée, il arrive un point de température où sa structure s'altère jusqu'à fondre, le stade final. Toutes les matières gemmes sont fusibles, certaines beaucoup plus facilement que d'autres. Ce test destructeur ne doit être effectué que sur des échantillons bruts. Il peut donner quelques bons indices sur la composition chimique. La résistance thermique est aussi une information précieuse pour le sertisseur afin de lui éviter de chauffer des gemmes qui pourraient s'altérer au contact de la flamme du chalumeau. Les réactions thermiques, indésirables ou recherchées, sont notamment le changement de couleur, la modification de la transparence, le craquèlement et la fusion.
Synonyme de ténacité. Capacité d'une matière gemme à résister à une contrainte physique dont les conséquences sont la formation de fissures, de fractures, d'éclats, de cassures ou de clivages. A dureté équivalente, les matières polycristallines sont réputées plus tenaces que celles monocristallines. Plus une gemme est tenace et plus grande sera sa résistance à l'usure.
La lumière blanche est composée d'un ensemble de couleurs dont les sept de l'arc-en-ciel visibles à l'œil, dans l'ordre : rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet. En fonction de leur composition chimique, de nombreuses matières gemmes transparentes absorbent une ou plusieurs couleurs de cette lumière blanche qui les traverse, correspondant à des longueurs d'onde spécifiques. Le spectroscope est l'instrument de poche qui permet de visualiser en gris ou en noir les raies et les bandes d'absorption ainsi que leurs positions respectives sur le spectre des couleurs visibles. Certains spectres d'absorption sont caractéristiques et peuvent être diagnostiques dans l'identification d'une matière gemme.
Il existe 7 systèmes cristallins distincts. Chacun est reconnaissable d'après la position de son ou de ses axes de symétrie, d'après la dimension des faces et d'après leurs angles respectifs. En minéralogie, un système peut être d'ordre 2, 3, 4 ou 6. Ce chiffre indique le nombre de fois que la structure sera identique à elle-même au cours d'un tour complet autour de son ou de ses axes de symétrie.
1. Cubique : quatre axes d'ordre 3, trois axes d'ordre 4, six axes d'ordre 2
2. Trigonal à réseau rhomboédrique ou hexagonal : un axe d'ordre 3
3. Hexagonal : un axe d'ordre 6, trois axes d'ordre 2
4. Tétragonal ou Quadratique : un axe d'ordre 4
5. Orthorhombique : trois axes d'ordre 2
6. Monoclinique : un axe d'ordre 2
7. Triclinique : aucun axe de symétrie
Amorphe : aucune structure ordonnée
Il existe deux types de taille :
1) La taille sans facettes est appliquée aux cabochons, perles, camées, intailles et sculptures. Elle concerne le plus souvent les pierres ornementales opaques ou translucides. Il peut y avoir des exceptions pour les besoins de la joaillerie ou des arts décoratifs.
2) La taille à facettes, réalisée par un lapidaire, est destinée à renforcer la brillance, l'éclat et le feu des gemmes transparentes.
Ils regroupent plusieurs procédés différents grâce auxquels l'apparence physique d'une matière gemme est modifiée artificiellement. Ils sont destinés à améliorer la couleur et/ou la clarté et/ou la durabilité. Quel que soit le traitement appliqué, aucun n'est illégal dès le moment où sa nature exacte est révélée préalablement à tout achat, sachant qu'à critères qualitatifs égaux, une gemme naturelle aura toujours plus de valeur qu'une gemme traitée.
Cette information donne une idée de l'usage de la matière chimique au sens large.
Il est dit qu'une matière gemme doit être d'une dureté de minimum 7 pour résister à l'usure une fois montée en bijou. Il existe pourtant de nombreux bijoux avec des gemmes de dureté inférieure. Il sera plus prudent de faire monter de telles gemmes en pendentif, broche ou boucles d'oreilles, davantage protégées des chocs qu'en bague ou en bracelet.


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ANDESINE

  dernière mise à jour : 16/05/2018   |   nombre de photos :  17

Cette fiche pratique n'est pas le fruit d'un copié/collé sur internet ou d'ailleurs. Elle a été entièrement rédigée à partir de références antérieures sérieuses, citées dans le texte et mentionnées ici. Certaines données physiques et optiques constatées par le ou les auteurs viennent parfois en complément.
→ Adresse web de cette fiche :  http://www.gemmo.eu/fr/andesine.php
Vous êtes libre de copier/coller ce lien dans votre site web, blog, discussions sur forum, emails, etc.


andesineL'Andésine est un Feldspath Plagioclase contenant 50 à 70% de sodium et 30 à 50% de calcium. Elle est un membre intermédiaire de la série isomorphe Albite-Anorthite. Elle est connue pour sa variété aventurescente Pierre de Soleil, à la limite de l'Oligoclase avec inclusions d'hématite du côté sodique ou de la Labradorite avec inclusions de cuivre du côté calcique. Elle existe aussi en belle qualité gemme transparente de couleur verte, orange, rouge ou bicolore rouge/verte dont la cause est la présence du cuivre, naturel à l'état natif (rare) ou introduit par traitement (le plus souvent).


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Photos  |  Propriétés  |  Appellations  |  Gisements  |  Rareté  |  Inclusions  |  Traitements  |  Reconnaissance  |  Taille  |  Références

    Infos de base ...
 

Etymologie :
En référence à la chaîne des Andes en Bolivie où elle rentre dans la composition de l'Andésite, une roche magmatique typique de ces montagnes
Origine : 
matière minérale naturelle
Nom anglais :
Andesine
Système : 
triclinique
Formation :
dans les roches ignées telles que les andésites, dans les granites et les syénites, dans certaines roches métamorphiques telles que les amphibolites
Habitus ou faciès :
cristaux tabulaires, aplatis, maclés Carlsbad, le plus souvent en masse clivée, granulaire ou compacte, maclée polysynthétique
Date de découverte : 
1841 par le géologue et minéralogiste allemand Otto Wilhelm Hermann von Abich (1806-1886)
Groupe / famille :
Feldspath
Sous-groupe :
Plagioclase = Feldspath sodocalcique
Classe chimique : 
Silicate
Sous-classe :
Tectosilicate
Composition chimique :
Aluminosilicate de sodium et calcium - Na 50-70% et Ca 30-50%
Formule chimique :
(Na,Ca)AlSi3O8

    Galerie photos ...

andesine champagneandesine champagne
Andésine naturelle 2,11 ct
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Photo © Gemmo.eu
labradorite mexicaine
Mexique, plutôt Labradorite qu'Andésine, couleur naturelle, 2,08 ct
Coll. Gems-Plus.com
Photo © Gemmo.eu
labradorite du mexique
Mexique, plutôt Labradorite qu'Andésine, couleur naturelle, 4,78 ct
Coll. Gems-Plus.com
Photo © Gemmo.eu
labradorite gemme jaune
Mexique, plutôt Labradorite qu'Andésine, couleur naturelle, 6,17 ct
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andesine
Chine, Andésine traitée 2,57 ct
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andesine
Chine, Andésine traitée 2,88 ct
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Photo © Gemmo.eu
andesine
Chine, Andésine traitée 2,31 ct
Coll. Gems-Plus.com
Photo © Gemmo.eu
andesine maclee
Chine, Andésine traitée 1,38 ct, macles polysynthétiques et zones de couleur visibles
Coll. Gems-Plus.com
Photo © Gemmo.eu
andesine bicolore
Chine, Andésine traitée 5,54 ct, bicolore avec zones de couleurs visibles
Coll. Gems-Plus.com
Photo © Gemmo.eu
andesine bicolore
Chine, Andésine traitée 3,23 ct, bicolore
Coll. Gems-Plus.com
Photo © Gemmo.eu
andesine orange
Chine, Andésine traitée 5,01 ct, rouge-orangé uniforme
Coll. Gems-Plus.com
Photo © Gemmo.eu
andesine rouge-orangé
Chine, Andésine traitée 2,65 ct, rouge-orangé uniforme
Coll. Gems-Plus.com
Photo © Gemmo.eu
andesine rouge
Chine, Andésine traitée 1,35 ct, rouge-orangé uniforme
Coll. Gems-Plus.com
Photo © Gemmo.eu
andesine verteandesine verte
Andésine traitée 0,74 ct, vert uniforme
Coll. R. Thomasset
Photo © Gemmo.eu
labradorite USA verte
USA, Pierre de Soleil d'Oregon verte cuprifère 3,72 ct, couleur naturelle
Coll. Gems-Plus.com
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oregon sunstone
USA, Pierre de Soleil d'Oregon bicolore cuprifère 4,32 ct, couleurs naturelles
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pierre de soleil d'oregon
USA, Pierre de Soleil d'Oregon rouge-orangé cuprifère 12,25 ct, couleur naturelle
Coll. Gems-Plus.com
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    Appellations ...

Autres appellations et variétés : 
- Andésine aventurinée = Andésine aventurescente → synonymes de Pierre de Soleil
- Feldspath à hématite → synonyme de Pierre de Soleil parfois employé
- Feldspath aventuriné = Feldspath aventurescent → synonymes de Pierre de Soleil
- Heliolite → synonyme de Pierre de Soleil (Hoover, 1992)
- LabradoriteFeldspath Plagioclase contenant 50 à 70% de calcium et 30 à 50% de sodium
- Lazasine™ → nom commercial pour désigner un Plagioclase rouge (traité) de variété Andésine ou Labradorite
- OligoclaseFeldspath Plagioclase contenant 10 à 30% de calcium et 70 à 90% de sodium
- Pierre de Soleil → nom commercial familier d'un Feldspath potassique ou sodocalcique à effet aventurescent causé par des inclusions minces d'Hématite (et de Goéthite) ou de cuivre
- Pierre de Soleil de l'Oregon (Oregon Sunstone) = Feldspath d'Oregon → nom commercial d'une Labradorite de l'Oregon USA dont les inclusions de cuivre natif sont à l'origine de la couleur rouge ou verte et de l'effet d'aventurescence
- Pierre dorée = Goldstone → imitation de la Pierre de Soleil en verre artificiel brun-doré ou bleu foncé parsemée de paillettes scintillantes de cuivre
- Tibetanite → appellation commerciale d'une Andésine rouge, verte ou bicolore en provenance du Tibet

    Gisements ...  

- Bolivie, Oruro, Cercado
- Canada, Québec, Mont-Saint-Hilaire : variété massive vert-de-gris
- Chine, Mongolie intérieure, Guyang, près de Shuiquan & Haibouzi : Feldspath Plagioclase incolore à jaune, non cuprifère (Abduriyim et al., 2008 & 2011)
- Chine, Tibet, Shigatse (Xigaze), Bainang : beige clair, beige-rougeâtre à rouge profond (Abduriyim et al., 2008 & 2009 & 2010 & 2011 ; Hugues, 2011 ; Rossman, 2010 & 2011 ; Wang et al., 2010)
- Congo Rép. Dém., 100km au Sud-Ouest de Goma : en attente de confirmation (Rossman, 2010 & 2011)
- Groenland, Kangerdlugssuak & Kangerluarsuk
- Inde, Karnataka, Kolar, Sakarsanahalli
- Japon, Honshu (Chubu & Chugoku & Kinki), Tokyo (Kazan Rettou)
- Madagascar, Amborovy, Majunga (Mahajanga) : effet girasol (opalescence) parfois visible (Gübelin et al., 2005)
- Mexique, Chihuahua, Casas Grandes : davantage Labradorite qu'Andésine
- Norvège, Aust-Agder & Buskerud & Finnmark & Hordaland
- USA, Californie, San Gabriel : incolore à jaune pâle
- USA, Oregon, Harney, mine de Ponderosa : parfois Andésine mais surtout Labradorite naturellement cuprifère
- USA, Oregon, Lake, Plush, mine de Dust Devil : parfois Andésine mais surtout Labradorite naturellement cuprifère
- Zambie : "Rainbow Moonstone", entre l'Andésine et la Labradorite (Win et al., 2012)

    Rareté, indices de qualité ...

Rareté du brut : 
rarete
Rareté du taillé : 
rarete_taille
Indices de qualité :  
1/3
cabochon ou taille à facettes médiocre, transparent avec inclusions visibles, couleur pâle, terne ou sombre
2/3
taille à facettes de qualité, transparent sans inclusions visibles à l'oeil nu, couleur médium, poids < 5 ct
3/3
taille à facettes de qualité, transparent sans inclusions visibles à l'oeil nu, couleur franche, intense et lumineuse, poids > 5 ct
NB : en provenance d'un même gîte, il n'existe actuellement aucun instrument de laboratoire capable de faire la différence entre un rouge naturel et un rouge obtenu à l'aide d'un traitement par chauffage avec diffusion de cuivre. Idem pour le vert ou le bicolore.

    Propriétés physiques & optiques ...

Clivage : 
parfait selon {001} et distinct selon {010} se croisant à ≈90°
Cassure : 
conchoïdale, irrégulière
Dureté : 
6  à  6,5
densité (d) : 
2,65  à  2,69
Résistance aux chocs : 
fragile
Résistance à la chaleur : 
bonne → presque infusible
Réaction aux acides : 
insoluble sauf dans l'acide fluorhydrique HF
Observation(s) :
- Le sodium colore la flamme en jaune et le calcium en rouge-brique
- Nullement à faiblement attirée par un aimant-Nd Ø12x12mm de force N52

Couleur(s) : 
brun gris incolore jaune multicolore orange rouge vert 
- variété gemme transparente naturelle : incolore, jaune pâle à clair, beige à brun clair, gris, rouge-brunâtre, rouge-orangé, rouge, vert-de-gris à vert
- variété gemme transparente traitée par diffusion de cuivre : orange à rouge, vert, bicolore rouge/vert
- la couleur jaune, beige ou brun clair dans la variété gemme transparente est causée par des impuretés de fer ferrique Fe3+ en coordination tétraédrique et de fer ferreux Fe2+ en coordination octaédrique (Fritsch & Rossman, 1988)
Couleur du trait : 
blanc 
Caractère et signe optique : 
B+/B-
anisotrope biaxe positif ou négatif
Indice de réfraction (IR) : 
1,542  à  1,562
Biréfringence (Bir.) : 
0,006  à  0,010
Eclat : 
vitreux, terne, nacré sur les plans de clivage
Transparence : 
transparent à translucide
Effet optique : 
aventurescence (effet pailleté scintillant), iridescence (jeu de couleurs), Opalescence (apparence laiteuse légèrement nacrée)
Dispersion : 
faible → 0,012
Polariscope : 
rétablit tous les 1/4 de tour
anomalies d'extinction fréquentes dues à la présence de macles polysynthétiques provoquant des bandes parallèles iridescentes
Angle 2V : 
73 à 90°
Pléochroïsme : 
- Transparent, base jaune → dichroïsme faible : jaune pâle / jaune-grisâtre
- Transparent, base rouge → dichroïsme faible : rouge / rouge-orangé (Hughes, 2011)
- Transparent, base verte → dichroïsme fort : vert / incolore (Rossman, 2011)
Voir aussi la Labradorite
Spectre d'absorption : 
Inobservable
Filtre Chelsea : 
Inerte (Mongolie) à rouge (Tibet) (Abduriyim, 2008)
Fluorescence aux UV : 
(Abduriyim, 2008 ; O'Donoghue, 2006)
- UVL : inerte (Mongolie), faiblement à modérément orange (Mongolie intérieure, Tibet) ou faiblement bleu (Zambie) (Win et al., 2012)
- UVC : inerte (Mongolie), rouge foncé (Tibet), faiblement rouge (Zambie) (Win et al., 2012), bleu, rose, jaune, beige
Observation(s) :
- Bandes iridescentes parallèles visibles au polariscope à filtres croisés, provoquées par la présence de macles polysynthétiques (Johnson, 1994)
- Un effet d'opalescence (aussi appelé Girasol, aspect laiteux légèrement nacré) est parfois constaté, causé par les interférences de la lumière sur les plans de macles polysynthétiques
- Dans les Plagioclases de manière générale, l'IR, la biréfringence et la densité augmentent proportionnellement avec la teneur en calcium :

Nom
% Ca
IR
Bir.
densité
- Albite
0-10
1,525 à 1,543
0,008 à 0,011
2,57 à 2,68
- Oligoclase
10-30
1,530 à 1,553
0,007 à 0,012
2,62 à 2,68
- Andésine
30-50
1,542 à 1,562
0,006 à 0,010
2,65 à 2,69
- Labradorite
50-70
1,553 à 1,574
0,007 à 0,012
2,67 à 2,73
- Bytownite
70-90
1,561 à 1,584
0,009 à 0,012
2,69 à 2,75
- Anorthite
90-100
1,572 à 1,590
0,011 à 0,014
2,73 à 2,78

    Inclusions ...  

- Minéraux : actinolite, albite, charoïte, mica (phlogopite), pargasite, picotite, pyrrhotite, rubis (Myanmar), spinelle, uvarovite
- Paillettes scintillantes de cuivre natif, cause de l'effet d'aventurescence dans la Pierre de Soleil
- Plans lamellaires de macles polysynthétiques, cause de couleurs d'interférence visibles au polariscope à filtres croisés
- Plans de clivage parallèles
- Disques de clivage ressemblant à des feuilles de nénuphar (Gübelin et al., 2005)
- Fissures linéaires
- Iridescence ou opalescence le long des fissures, des plans de macles ou des plans de clivage
- Répartition irrégulière de la couleur rouge ou verte avec parfois des zones presque incolores
- Tubes de croissance plats parallèles (Mongolie) (Abduriyim, 2008)
- Zones de couleurs

    Traitements ...  

- Par diffusion avec additif de cuivre à haute température (+1100°C) : modifie la couleur de base en un rouge-orangé à rouge vif ou vert terne à vert vif. Ce traitement s'applique aussi bien et sans distinction aux Andésines, Labradorites et Bytownites. Le Plagioclase est souvent proposé sous le seul nom d'Andésine ou parfois sous un autre nom commercial de circonstance.

    Imitations et indices de reconnaissance ...  

Le tableau des confusions possibles et des indices de reconnaissance est réservé aux inscrits  

    Taille et usage ...

Taille :  
rond
rond
ovale
ovale
octogonal
octogonal
émeraude
rectangle - baguette
rectangle
baguette
carré
carré
poire
poire
trilliant
trilliant
triangle
coussin
coussin
marquise
marquise
navette
fantaisie
fantaisie
cabochon
cabochon
Le plus souvent taillée à facettes, parfois en cabochon

    Références ...  

Auteur(s) / éditeur :
Thierry Pradat / G-PLUS
Remerciements :


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pierres d'étude, de collection et de bijouterie


Références : 
- Abduriyim A. (2008) Visit to Andesine mines in Tibet and Inner Mongolia. Gems & Gemology, Vol. 44, No. 4, pp. 369-371 (EN)
- Abduriyim A., Kobayashi T. (2008) Gemological properties of andesine collected in Tibet and Inner Mongolia. Gems & Gemology, Vol. 44, No. 4, pp. 371-373 (EN)
- Abduriyim A. (2009) A Mine Trip to Tibet and Inner Mongolia: Gemological Study of Andesine Feldspar. GIA News from Research (EN)
- Abduriyim A., Laurs B.M. (2010) Additional field research on Tibetan andesine. Gems & Gemology, Vol. 46, No. 4, pp. 310-311 (EN)
- Abduriyim A., McClure S.F., Rossman G.R., Leelawatanasuk T., Hughes R.W., Laurs B.M., Lu R., Isatelle F., Scarratt K., Dubinsky E.V., Douthit T.R., Emmett J.L. (2011) Research on gem feldspar from the Shigatse region of Tibet. Gems & Gemology, Vol. 47, No. 2, pp. 167-180 (EN)
- Berzelius J. (1841) Mineralogie - Andesin. Jahres-Bericht über die Fortschritte der Chemie und Mineralogie, § 21, pp. 167-168 (DE)
- Cesbron F., Lebrun P., Le Cléac'h J.M., Deville J. (2007) Feldspaths. Minéraux & Fossiles, 96 pp. (FR)
- Fontaine G.H., Hametner K., Peretti A., Günther D. (2010) Authenticity and provenance studies of copper-bearing andesines using Cu isotope ratios and element analysis by fs-LA-MC-ICPMS and ns-LA-ICPMS. Analytical and Bioanalytical Chemistry, Vol. 398, No. 7-8, pp. 2915-2928 (EN)
- Fritsch E., Rossman R. (1988) An update on color in gems. Part 3: colors caused by band gaps and physical phenomena. Gems & Gemology, Vol. 24, No. 2, pp. 81-102 (EN)
- Fritsch E., Rondeau B., Mocquet B., Lulzac Y. (2008) "Red andesine" from China: possible indication of diffusion treatment. Gems & Gemology, Vol. 44, No. 2, pp. 166-167 (EN)
- Grove T.L., Ferry J.M., Spear F.S. (1983) Phase transitions and decomposition relations in calcic plagioclase. American Mineralogist, Vol. 68, pp. 41-59 (EN)
- Gübelin E.J., Koivula J.I. (2005) Inclusions in Feldspar. Photoatlas of inclusions in gemstones, Vol. 2, pp. 406-429 (EN)
- Hoover D.B. (1992) Another perspective: history of heliolite. Gems & Gemology, Vol. 28, No. 4, pp. 220-221 (EN)
- Hughes R.W. (2011) Andesine: Timeline of a Controversy. www.ruby-sapphire.com Web Report (EN)
- Johnson M.L. (1994) Feldspar, separating Alkali from Plagioclase species. Gems & Gemology, Vol. 30, No. 4, p. 265 (EN)
- Johnston C.L., Gunter M.E., Knowles C.R. (1991) Sunstone Labradorite from the Ponderosa mine, Oregon. Gems & Gemology, Vol. 27, No. 4, pp. 220-233 (EN)
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- Laurs B.M. (2005) Gem plagioclase reportedly from Tibet. Gems & Gemology, Vol. 41, No. 4, pp. 356-357 (EN)
- O'Donoghue M. (2006) Feldspar Group. Gems, 6th Edition, Butterworth-Heinemann, pp. 238-283 (EN)
- Roskin G. (2008) The Andesine Report. JCK Web Exclusive (EN)
- Rossman G.R. (2010) Pierre de soleil de l'Oregon et feldspath rouge de Chine, la controverse. Revue de Gemmologie AFG, No. 172, pp. 5-10 (FR)
- Rossman G.R. (2011) The chinese red feldspar controversy: chronology of research through july 2009. Gems & Gemology, Vol. 47, No. 1, pp. 16-30 (EN)
- Thirangoon K. (2009) Observation on effects of heating and copper diffusion in feldspar (An on-going research). GIA web Lab Report, Bangkok (EN)
- Wang W., Lan Y., Lu T., Jiang W., Chen C., Li Q., Chen Z., Xie J. (2010) Geological field investigation on the reported occurrence of "red feldspar" in Tibet. Gems & Jewellery, Vol. 19, No. 4, pp. 44-45 (EN)
- Win W.L., Moe K.S. (2012) Rainbow moonstone from Zambia. Gems & Gemology, Vol. 48, No. 2, pp. 146-147 (EN)

Références complémentaires sur le web :
- Mindat.org (EN)
- Webmineral.com (EN)
- Euromin.w3sites.net (EN/FR)
- Minerals.net (EN)
- Galleries.com (EN)
- Gemsdat.be (EN)
- Rruff.info (EN)
- Minerals.caltech.edu (Feldspar group) (EN)