La biréfringence est égale à la valeur numérique de l'écart maximal entre l'indice de réfraction le plus petit et celui le plus grand dans une matière gemme anisotrope. Elle se mesure à l'aide d'un réfractomètre de gemmologie.
Les valeurs d'écart données dans la base vont légèrement au-delà de l'extrême minimal et de l'extrême maximal afin de tenir compte des éventuelles erreurs de lecture au réfractomètre.
Sur le principe d'Archimède, la densité est le rapport entre le poids d'une matière gemme et le poids de son même volume d'eau. Il s'exprime sans unité de mesure. Dans l'idéal, la densité se mesure à l'aide d'une balance hydrostatique digitale précise au 1/100ème de carat.
L'échelle de dureté ou l'échelle de Mohs indique la résistance à la rayure pour dix minéraux de référence. Le minéral numéro 1 est le plus tendre et le minéral numéro 10 est le plus dur. Entre ces extrémités, le minéral raye celui du numéro immédiatement inférieur mais sera rayé par celui du numéro immédiatement supérieur. Deux minéraux de même dureté se rayeront l'un l'autre mais difficilement. Les demi-échelons sont également utilisés.
   1 : Talc - friable sous l'ongle
   2 : Gypse - se raye avec l'ongle
   3 : Calcite - se raye avec une pièce en cuivre
   4 : Fluorite - se raye facilement avec une lame de canif
   5 : Apatite - se raye plus difficilement avec une lame
   6 : Orthose - raye difficilement une vitre en verre
   7 : Quartz - raye facilement une vitre en verre
   8 : Topaze - raye très facilement une vitre en verre
   9 : Corindon - coupe le verre
   10 : Diamant - coupe plus facilement le verre
Lorsqu'un rayon de lumière traverse l'air et pénètre dans une substance liquide ou solide, d'une part il est ralenti et d'autre part sa direction est déviée ou réfractée. Pour simplifier, l'indice de réfraction (IR) prend en compte l'angle de déviation limite de la lumière entre l'air et le solide. Il se mesure à l'aide d'un réfractomètre de gemmologie (jusqu'à 1,79).
Les IR donnés dans la base vont légèrement au-delà de l'extrême minimal et de l'extrême maximal afin de tenir compte des éventuelles erreurs de lecture au réfractomètre.
   : fréquent à peu commun
   : peu commun à rare
   : rare à très rare
   : très rare à rarissime
A noter :
- La beauté prime. L'indice de rareté proposé ici concerne la belle qualité gemme ou ornementale.
- La rareté est distincte de la valeur. L'offre et la demande font le prix alors que l'état des ressources disponibles fait la rareté. Une pierre peut être chère mais pas forcément rare alors qu'une pierre très rare ne sera pas forcément plus chère.
- La notion de rareté est relative. Pour une même pierre, il peut exister plusieurs variétés dont le degré de rareté sera différent selon la transparence, la couleur ou la provenance.
- Le critère de rareté évolue dans le temps. Une pierre peut être très rare jusqu'au jour où un nouveau gisement très productif est exploité, la rendant ainsi moins rare, ou inversement lorsque plus aucun gisement n'est découvert.
- Les gemmes artificielles/synthétiques ne sont pas rares, même si leur coût de fabrication est très élevé puisqu'il est possible de les reproduire à l'infini.
Cet indice reflète l'opinion de l'auteur et n'engage que lui.
Degré de rareté,
BRUT

: fréquent à peu commun
: peu commun à rare
: rare à très rare
: très rare à rarissime
Sur la rareté du brut :
- La beauté prime. L'indice de rareté proposé ici concerne la belle qualité gemme ou ornementale.
- La rareté est distincte de la valeur. L'offre et la demande font le prix alors que l'état des ressources disponibles fait la rareté. Une pierre peut être chère mais pas forcément rare alors qu'une pierre très rare ne sera pas forcément plus chère.
- La notion de rareté est relative. Pour une même pierre, il peut exister plusieurs variétés dont le degré de rareté sera différent selon la transparence, la couleur ou la provenance.
- Le critère de rareté évolue dans le temps. Une pierre peut être très rare jusqu'au jour où un nouveau gisement très productif est exploité, la rendant ainsi moins rare, ou inversement lorsque plus aucun gisement n'est découvert.
- Les gemmes artificielles/synthétiques ne sont pas rares, même si leur coût de fabrication est très élevé puisqu'il est possible de les reproduire à l'infini.
Degré de rareté,
TAILLÉ

: très fréquemment taillé
: usuellement taillé
: rarement taillé
: très rarement taillé
Sur la rareté de la taille :
- La taille sans facettes est appliquée aux cabochons, perles, camées, intailles et sculptures. Elle concerne le plus souvent les pierres ornementales opaques ou translucides. Il peut y avoir des exceptions pour les besoins de la joaillerie ou des arts décoratifs.
- La taille à facettes, réalisée par un lapidaire, est destinée à renforcer la brillance, l'éclat et le feu des gemmes transparentes.
- Un degré de rareté supérieur à celui de la disponibilité du brut indique une difficulté physique évidente à tailler telle que la petitesse des cristaux, une faible dureté ou une fragilité excessive.
Ces indices reflètent l'opinion de l'auteur et n'engagent que lui.
Chaque carré couvre l'une et/ou l'autre des couleurs suivantes :
    blanc  blanc pur, crème, cassé, ivoire
    bleu  bleu pâle à bleu nuit, bleu-vert, bleu-violacé
    brun beige marron  brun, du beige clair au marron foncé
    gris  gris très clair à foncé, argenté
    incolore  incolore, sans aucune couleur
    jaune  jaune pâle à bouton d'or, jaune-vert, doré
    multicolore bicolore  multicolore, 2 couleurs distinctes minimum
    noir  noir et gris très très foncé (anthracite)
    orange  orange, aux limites du jaune, rouge ou brun
    rose  rose pâle, bonbon, fuschia, magenta
    rouge  rouge, aux limites du orange, brun ou violet
    vert  vert pâle à sombre, vert-bleu, vert-doré
    violet mauve  violet clair à foncé, mauve, pourpre
La transparence est aussi appelée diaphanéité.
Trois possibilités pour une matière gemme :
 transparent = transparent : la lumière passe à travers sans distorsion
 translucide = translucide : la lumière passe à travers de manière floue
 opaque = opaque : la lumière ne passe pas à travers du tout
Le moteur reconnaît les matières gemmes d'après :
- les familles : quartz, zéolite, synthèse, verre...
- les noms usuels : citrine, péridot, émeraude...
- les variétés : rubellite, indicolite, verdelite...
- les synonymes : idocrase, barytine, dichroïte...
- les noms commerciaux : tashmarine®, zultanite®...
- les noms locaux : morrisonite, bolivianite, dallasite...
- les noms familiers : séraphinite, oeuf de tonnerre...
- les noms obsolètes ou peu usités : pycnite, trystine...
- les métaux natifs : or, argent, cuivre, platine...
- les noms anglais : chalcedony, garnet, topaz, ruby...
- les noms allemands : aquamarin, achat, smaragd...
- les noms de fabrication : Verneuil, Gilson, Chatham...
- les fautes : flourite, agirine, amétyste, damburite...
- l'absence d'accents : calcedoine, peridot, benitoite...
Astuce rapide : tapez juste les trois premières lettres...
Le moteur ne reconnaît pas :
- tout ce qui n'est pas une matière gemme, donc de nombreuses roches et minéraux.
- quelques noms relatifs aux matières gemmes n'ayant pas encore de fiche complète.
- Par défaut, cette liste est triée dans l'ordre alphabétique de A à Z. Vous pouvez inverser l'ordre en cliquant sur le triangle bleu. Vous pouvez trier toutes les colonnes de la même manière, du plus grand au plus petit et inversement. Le tri s'effectue sur la liste complète ou sur la sélection issue d'une recherche.
- Les noms sur fond vert indiquent des matières gemmes organiques
- Les noms sur fond rose indiquent des matières gemmes artificielles
- Les noms en bleu mènent à une fiche complète.
- Les matières amorphes ou cubiques sont monoréfringentes. La lumière ne se dédouble pas lorsqu'elle les traverse. Ces matières sont dites optiquement isotrope (ISO).
- Les matières cristallines de système trigonal, hexagonal ou quadratique sont biréfringentes. Elles possèdent un axe optique dont la lumière transmise perpendiculairement se divise en deux rayons polarisés distincts. Ces matières sont dites optiquement anisotrope uniaxe, dont la biréfringence peut être de signe optique positif ou négatif (U+ ou U-).
- Les matières cristallines de système orthorhombique, monoclinique ou triclinique sont également biréfringentes. Elles possèdent deux axes optiques dont la lumière transmise se divise en trois directions de vibration. Ces matières sont dites optiquement anisotrope biaxe, dont la biréfringence peut être de signe optique positif ou négatif (B+ ou B-).
Pour une meilleure visualisation et une analyse facile des données, les inscrits (gratuit) peuvent trier chacune des 26 colonnes, dans un sens comme dans l'autre.
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Les inscrits (gratuit) accèdent à l'affichage de la liste des matières les plus approchantes par la couleur et par la transparence, puis par d'autres critères physiques ou optiques similaires, sous forme de tableau pratique.
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Introduction

Cette base de données est avant tout consacrée à la gemmologie et accessoirement à la minéralogie dont elle puise ses sources. Elle est entièrement autonome et gratuite. Elle s'adresse aussi bien au novice qu'à l'amateur ou au professionnel. Chacun y trouvera son compte.

Créée en 2006, elle ne contenait à l'époque que quelques fiches statiques, sans lien les unes aux autres. Son évolution a eu lieu dans l'ombre, entre 2006 et 2012, passant de la version 1 à la version 5 aujourd'hui publique. Ce qui est en ligne est assez conséquent mais un énorme travail reste encore à faire, tout en gardant l'objectif de départ en tête : permettre de mieux connaître et reconnaître les différentes matières gemmes, leurs synthèses et leurs imitations.

Au fond, qu'est-ce qui m'a poussé à construire cette base gemmologique ?

La passion pour cette science de la reconnaissance des gemmes bien sûr. Mais pas seulement. De par mon métier de négociant sur Internet, je dispose d'un stock de plus de 35.000 photos qu'il aurait été dommage de ne pas partager. Pour une gemme donnée, la fiche visible en ligne peut ainsi comprendre plus de 100 photos, ce qui permet de mémoriser plus facilement ses différentes couleurs, ses éventuels effets optiques ou les types de tailles possibles.

Je souhaite insister ici sur un point primordial. Lors de la saisie des fiches, ma première préoccupation a été de me fier à des données antérieures sérieuses et à les citer aussi souvent que possible. Les seuls écrits fiables sont ceux rédigés par des minéralogistes ou par des gemmologues qui ont testé eux-mêmes ou confirmé les résultats d'analyses de leurs pairs avant eux.  Au XIXè siècle, faisaient partie de cette élite scientifique les Haüy, Mohs, Beudant, Berzelius, Dufrenoy, Dana, Lacroix et autres. Au XXè siècle, les minéralogistes Palache, Frondel, Winchell, Strunz, Deer, Howie, Zussman et autres ont pris le relais, alors que les gemmologues Gübelin, Nassau, Webster, Read, Arem, Anderson, Hoover, Lulzac, Fritsch, Schmetzer et j'en oublie ont largement contribué à conforter les résultats d'analyses connus, en y ajoutant les éléments propres à la gemmologie. Aujourd'hui encore, des collectifs de gemmologues américains, européens, asiatiques et australiens, au sein de laboratoires, d'associations et de revues périodiques, font un superbe travail qui est régulièrement cité au fil des fiches visibles.

Cette base comprend quelques autres points forts, dont certains ne sont disponibles qu'une fois votre inscription (gratuite) validée :
  • Les nombreuses bulles d'aide sont un support didactique utile pour les novices et les amateurs... ou une bonne piqûre de rappel pour les gemmologues aguerris.

  • La page de recherche multi-critères permet à tout gemmologue disposant des instruments de base - et les maîtrisant bien - de rentrer les données relatives à une matière gemme qu'il vient de mesurer. Il obtiendra immédiatement une ou plusieurs réponses fiables qu'il pourra affiner par d'autres critères d'observation.

  • La recherche textuelle en haut à gauche, saisie en français, en anglais ou en allemand, permet de retrouver facilement et rapidement les valeurs gemmologiques d'une matière gemme, d'une famille ou d'un groupe.

  • La fonction de tri par colonne (clic sur le triangle bleu de chaque colonne respective) est particulièrement utile pour classer une sélection issue d'une recherche assez large.
    Voici quelques exemples :
       - Tri par dureté ou par couleur de toutes les gemmes d'une même classe chimique
       - Tri par densité de toutes les gemmes transparentes et jaunes
       - Tri par IR croissant ou décroissant de toutes les gemmes d'une même famille
       - Tri par IR de toutes les gemmes anisotropes, transparentes, vertes, d'IR compris entre 1,68 et 1,70
    Ce ne sont là que des exemples. Au gré de votre utilisation, vous constaterez que vous pouvez rentrer de nombreux critères, les croiser entre eux et les trier, toujours avec la même facilité.

Important : de manière générale, les valeurs gemmologiques ont été légèrement augmentées en mini comme en maxi dans le but de couvrir les petites erreurs de lecture au réfractomètre (IR, bir.) ou de densité. Exemple typique : la biréfringence du Quartz monocristallin est connue et reconnue à 0,009. Mais une petite erreur de lecture de ±0,001 et le Quartz n'apparaîtrait pas dans les résultats de recherche ! C'est pourquoi il est indiqué dans la base avec un IR de 1,543 à 1,554 et une bir. de 0,008 à 0,010. Sont particulièrement concernées les matières gemmes initialement de faible double réfraction ou de faible écart de densité mini-maxi.

Ce site est en constante évolution et ne sera jamais terminé. C'est le propre de toute base de données. On connaît la date de départ mais jamais la date de fin, même si le moteur de recherche multi-critères est déjà dans sa phase aboutie, lui permettant de "ratisser" le plus large possible parmi les matières gemmes existantes. Il y aura toujours une actualisation nécessaire des fiches existantes et à venir, en fonction des découvertes de nouveaux gisements, de nouvelles matières ou de nouveaux traitements. Vous pouvez d'ailleurs suivre les avancements réguliers et l'actualité sur la Page Facebook Gemmo. Vous pouvez aussi y participer et commenter les avancées ou émettre des propositions. Toute critique constructive est la bienvenue.

Encore deux choses avant que j'oublie.

  • Ce site est en français mais s'il existe parmi vous un gemmologue bilingue désireux de traduire les fiches, n'hésitez pas à me contacter. Anglais surtout, mais aussi allemand, italien, espagnol...

  • Malgré mon stock important, il me manque des photos, notamment de matières organiques, de cristaux, de bruts, de certaines gemmes rares, d'inclusions et de bijoux. Tout contributeur aura son nom signalé sous sa/ses photos ainsi que son éventuel lien web. Les photos peuvent m'être envoyées par email en pièces jointes. Contactez-moi.

Bien gemmologiquement vôtre,

Thierry Pradat, FGA