La biréfringence est égale à la valeur numérique de l'écart maximal entre l'indice de réfraction le plus petit et celui le plus grand dans une matière gemme anisotrope. Elle se mesure à l'aide d'un réfractomètre de gemmologie.
Les valeurs d'écart données dans la base vont légèrement au-delà de l'extrême minimal et de l'extrême maximal afin de tenir compte des éventuelles erreurs de lecture au réfractomètre.
Sur le principe d'Archimède, la densité est le rapport entre le poids d'une matière gemme et le poids de son même volume d'eau. Il s'exprime sans unité de mesure. Dans l'idéal, la densité se mesure à l'aide d'une balance hydrostatique digitale précise au 1/100ème de carat.
L'échelle de dureté ou l'échelle de Mohs indique la résistance à la rayure pour dix minéraux de référence. Le minéral numéro 1 est le plus tendre et le minéral numéro 10 est le plus dur. Entre ces extrémités, le minéral raye celui du numéro immédiatement inférieur mais sera rayé par celui du numéro immédiatement supérieur. Deux minéraux de même dureté se rayeront l'un l'autre mais difficilement. Les demi-échelons sont également utilisés.
1 : Talc - friable sous l'ongle
2 : Gypse - se raye avec l'ongle
3 : Calcite - se raye avec une pièce en cuivre
4 : Fluorite - se raye facilement avec une lame de canif
5 : Apatite - se raye plus difficilement avec une lame
6 : Orthose - raye difficilement une vitre en verre
7 : Quartz - raye facilement une vitre en verre
8 : Topaze - raye très facilement une vitre en verre
9 : Corindon - coupe le verre
10 : Diamant - coupe plus facilement le verre
Lorsqu'un rayon de lumière traverse l'air et pénètre dans une substance liquide ou solide, d'une part il est ralenti et
d'autre part sa direction est déviée ou réfractée. Pour simplifier, l'indice de réfraction (IR) prend en compte l'angle de déviation limite de la lumière entre l'air et le solide. Il se mesure à l'aide d'un réfractomètre de gemmologie (jusqu'à 1,79).
Les IR donnés dans la base vont légèrement au-delà de l'extrême minimal et de l'extrême maximal afin de tenir compte des éventuelles erreurs de lecture au réfractomètre.
Chaque carré couvre l'une et/ou l'autre des couleurs suivantes :
blanc pur, crème, cassé, ivoire
bleu pâle à bleu nuit, bleu-vert, bleu-violacé
brun, du beige clair au marron foncé
gris très clair à foncé, argenté
incolore, sans aucune couleur
jaune pâle à bouton d'or, jaune-vert, doré
multicolore, 2 couleurs distinctes minimum
noir et gris très très foncé (anthracite)
orange, aux limites du jaune, rouge ou brun
rose pâle, bonbon, fuschia, magenta
rouge, aux limites du orange, brun ou violet
vert pâle à sombre, vert-bleu, vert-doré
violet clair à foncé, mauve, pourpre
Le moteur reconnaît les matières gemmes d'après :
- les familles : quartz, zéolite, synthèse, verre...
- les noms usuels : citrine, péridot, émeraude...
- les variétés : rubellite, indicolite, verdelite...
- les synonymes : idocrase, barytine, dichroïte...
- les noms commerciaux : tashmarine®, zultanite®...
- les noms locaux : morrisonite, bolivianite, dallasite...
- les noms familiers : séraphinite, oeuf de tonnerre...
- les noms obsolètes ou peu usités : pycnite, trystine...
- les métaux natifs : or, argent, cuivre, platine...
- les noms anglais : chalcedony, garnet, topaz, ruby...
- les noms allemands : aquamarin, achat, smaragd...
- les noms de fabrication : Verneuil, Gilson, Chatham...
- les fautes : flourite, agirine, amétyste, damburite...
- l'absence d'accents : calcedoine, peridot, benitoite...
Astuce rapide : tapez juste les trois premières lettres...
Le moteur ne reconnaît pas :
- tout ce qui n'est pas une matière gemme, donc de nombreuses roches et minéraux.
- quelques noms relatifs aux matières gemmes n'ayant pas encore de fiche complète.
- Par défaut, cette liste est triée dans l'ordre alphabétique de A à Z. Vous pouvez inverser l'ordre en cliquant sur le triangle bleu. Vous pouvez trier toutes les colonnes de la même manière, du plus grand au plus petit et inversement. Le tri s'effectue sur la liste complète ou sur la sélection issue d'une recherche.
- Les noms sur fond vert indiquent des matières gemmes organiques
- Les noms sur fond rose indiquent des matières gemmes artificielles
- Les noms en bleu mènent à une fiche complète.
- Les matières amorphes ou cubiques sont monoréfringentes. La lumière ne se dédouble pas lorsqu'elle les traverse. Ces matières sont dites optiquement isotrope (ISO).
- Les matières cristallines de système trigonal, hexagonal ou quadratique sont biréfringentes. Elles possèdent un axe optique dont la lumière transmise perpendiculairement se divise en deux rayons polarisés distincts. Ces matières sont dites optiquement anisotrope uniaxe, dont la biréfringence peut être de signe optique positif ou négatif (U+ ou U-).
- Les matières cristallines de système orthorhombique, monoclinique ou triclinique sont également biréfringentes. Elles possèdent deux axes optiques dont la lumière transmise se divise en trois directions de vibration. Ces matières sont dites optiquement anisotrope biaxe, dont la biréfringence peut être de signe optique positif ou négatif (B+ ou B-).
Dans ce champ, saisissez :
- l'IR simple et unique d'une matière isotrope
ou bien
- l'IR minimal d'une matière anisotrope
ou bien
- l'IR moyen d'une matière anisotrope, dans ce cas ne saisissez rien dans le champ suivant
ATTENTION, une erreur de lecture de ±0,002 au réfractomètre peut fausser les résultats. Confirmez bien votre mesure avant de la saisir.
Dans ce champ, saisissez uniquement l'IR maximal d'une matière anisotrope
ATTENTION, une erreur de lecture de ±0,002 au réfractomètre peut fausser les résultats. Confirmez bien votre mesure avant de la saisir.
La biréfringence est calculée ici automatiquement. Elle correspond à la différence entre l'IR maxi ng et l'IR mini np.
Lorsque cela est possible, la mesure d'une densité précise (±0,01) permet d'affiner grandement les résultats.
Les résultats peuvent comprendre les matières gemmes qui ne sont intrinsèquement pas du caractère ou du signe optique demandé mais qui peuvent se comporter anormalement comme tel.
ATTENTION, il est assez difficile d'interpréter correctement les tests de rayure. Remplissez ce champ uniquement si vous êtes sûr(e) de vous.
Figurent ici les noms officiellement admis mais aussi les dérivés, les appellations commerciales communément employées, les synonymes familiaux, les noms de variétés proches ainsi que certaines appellations obsolètes ou peu usitées.
Une appellation est interdite dès le moment où il peut y avoir une confusion avec la gemme de cette fiche ou une autre gemme, généralement de valeur supérieure, sans qu'aucune autre explication ne soit donnée sur l'identité réelle.
Fracture ou fissure aléatoire, non directionnelle, effet d'une contrainte physique. Il existe différents types reconnaissables de cassure qui peuvent contribuer à l'identification. Les deux principales sont la cassure conchoïdale, constituée de brisures concentriques, et la cassure irrégulière, formée de dents disposées en relief aléatoire.
Marque ou cassure directionnelle visible suivant le ou les plans de faiblesse des liaisons atomiques d'une matière gemme cristalline. Le clivage peut être qualifié de nul (ou inexistant), indistinct, distinct ou parfait. Une gemme au clivage parfait sera plus fragile qu'une gemme au clivage nul.
Couleur que laissera le trait ou la trace de poudre lorsque l'on frotte une matière gemme sur la surface plane d'une porcelaine dépolie. Ce test étant destructeur, il ne peut être pratiqué que sur les matières brutes.
- Matière minérale naturelle : il s'agit de la date à laquelle le minéral a été nommé et décrit scientifiquement. Certains minéraux peuvent avoir été connus depuis l'antiquité mais ont été identifiés et classifiés bien plus tard. C'est cette dernière date officielle qui est prise en compte.
- Matière synthétique ou artificielle : dans l'ordre de leur chronologie, il s'agit de la date d'invention initiale et des éventuelles dates de perfectionnement ou de variétés distinctes.
Séparation progressive de la lumière blanche dans les couleurs du spectre visible, réfractée chacune à une longueur d'onde d'un angle différent. La dispersion de la lumière en couleurs distinctes ressortant d'une matière gemme transparente est mesurable et peut être qualifiée de nulle, faible, forte ou très forte selon son intensité. Plus la dispersion est élevée, plus la gemme renverra des scintillements de couleur, aussi appelés les feux. Les matières gemmes à forte dispersion sont le plus souvent d'un IR élevé, supérieur à la limite du réfractomètre (> 1,79).
Angle formé par les directions des deux axes optiques d'une matière gemme anisotrope biaxe ou uniaxe se comportant anormalement comme biaxe.
Effet causé par la réflexion de la lumière à la surface d'une matière gemme. Son intensité dépend de la qualité du polissage et de l'indice de réfraction. Plus l'IR est élevé et plus l'éclat sera vif.
Les qualificatifs les plus courants sont : adamantin, subadamantin, vitreux très brillant, vitreux, résineux, cireux, graisseux, soyeux, métallique, nacré...
Effet causé par la réflexion de la lumière sur des éléments situés sous la surface de la matière gemme. Ces éléments peuvent être des inclusions, des lacunes cristallines, des macles, des plans de clivage, des fissures, des couches minces ou des agencements structurels spécifiques.
Les effets optiques les plus souvent rencontrés dans les matières gemmes sont l'astérisme, le chatoiement, l'aventurescence, l'iridescence et le changement de couleur selon le type de lumière. D'autres effets plus rares ne concernent que quelques gemmes.
Ce filtre dichromatique a la particularité de ne laisser passer que la lumière située dans le rouge vif (690 nm) et le vert-jaune (570 nm). Il permet notamment de déceler la présence du chrome ou du cobalt (naturel ou introduit artificiellement), caractérisée par une couleur rose à rouge à travers le filtre. Ce test ne donne qu'une indication et n'est pas diagnostique.
La fluorescence est un effet de luminescence correspondant à une émission de lumière visible dégagée par une matière gemme au moment où elle est excitée par des radiations d'énergie plus élevée que celles de la lumière visible. La limite de cette dernière est représentée par le violet, de longueur d'onde de 400 nm (1 nm = 1 nanomètre = 1 milliardième de mètre). D'une énergie plus haute, l'ultraviolet à ondes longues (UVL) se situe à env. 365 nm et l'ultraviolet à ondes courtes (UVC) à env. 254 nm.
La matière est dite phosphorescente lorsqu'elle continue d'émettre un effet de luminescence après avoir été soustraite de la source de radiations. Les réactions d'une matière gemme aux UVL et aux UVC peuvent s'avérer très utiles dans l'identification d'une matière gemme.
Liste non exhaustive, seuls les gisements significatifs ou de belle qualité gemme et ornementale sont mentionnés.
Une imitation est une matière ressemblant à une autre mais sans en posséder les caractéristiques chimiques ou physiques. A l'inverse, une synthèse est chimiquement et physiquement équivalente ou presque à sa contrepartie naturelle.
Sont considérées comme inclusions à l'intérieur d'une matière gemme :
- des corps étrangers solides, liquides ou gazeux
- des clivages, des macles, des fractures, des fissures
- des tensions internes lors de la cristallisation ou de la fabrication
- des zones de couleurs contrastées
- des différences de transparence
- des traces de traitement
Les inclusions sont parfois visibles à l'oeil nu et le plus souvent à l'aide d'une loupe 10x ou d'un microscope.
Ces indices notés 1/3 à 3/3 ou 1/5 à 5/5 permettent de situer une qualité par rapport à une autre pour une même matière gemme.
- 1/3 ou 1/5 correspond à la qualité la plus faible.
- 3/3 ou 5/5 correspond à la meilleure qualité, généralement de belle valeur.
Les intermédiaires sont souvent intéressants d'un point de vue gemmologique et sont couramment acceptés en bijouterie, lorsque la dureté le permet.
Ces indices reflètent l'opinion de l'auteur et n'engagent que lui.
- Matière minérale naturelle : minéral en provenance de la terre sans modification par l'homme, hormis la taille et le polissage
- Matière naturelle traitée artificiellement : a fait l'objet d'une modification physique par l'homme, en plus de la taille et du polissage
- Matière organique : issue d'un organisme vivant, végétal ou animal
- Matière synthétique : fabriquée par l'homme avec sa contrepartie existante à l'état naturel
- Matière artificielle : fabriquée par l'homme sans contrepartie existante à l'état naturel
- Matière composite : assemblée à l'aide de deux matériaux différents ou plus
- Matière reconstituée : assemblée à l'aide d'un ou plusieurs matériaux
Dans un grand nombre de matières gemmes anisotropes transparentes de couleur, la lumière est absorbée, polarisée et transmise différemment, selon la nature et l'orientation de la structure cristalline. Cette différence se traduit par la présence de deux ou trois couleurs distinctes, visibles parfois à l'oeil nu, mais le plus souvent à l'aide d'un dichroscope ou d'un polariscope à filtres parallèles. Ce phénomène optique est appelé absorption sélective différentielle.
- Une matière gemme uniaxe peut être dichroïque et montrera alors un pléochroïsme de deux couleurs distinctes.
- Une matière gemme biaxe peut être dichroïque ou trichroïque, avec un pléochroïsme de deux ou trois couleurs distinctes.
A noter :
- Les matières incolores ou isotropes ne présentent pas de pléochroïsme.
- Le pléochroïsme ne peut pas se produire parallèlement à un axe optique.
- L'intensité peut être variable selon les gemmes : nul, faible, distinct, fort, très fort
Cet instrument permet de distinguer les matières gemmes transparentes isotropes et anisotropes ainsi que les pierres polycristallines. Il est constitué d'une lampe à sa base et de deux filtres polarisants croisés à 90° entre lesquels la matière gemme est examinée dans tous les sens lors d'une rotation complète. Les résultats suivants sont observés :
- Ne rétablit pas = la matière reste constamment éteinte = isotrope
- Rétablit tous les 1/4 de tour = la matière s'allume et s'éteint 4 fois en une rotation complète = anisotrope
- Rétablit constamment = la matière reste constamment allumée = polycristallin
- Anomalies d'extinction = la matière s'allume et s'éteint partiellement = non diagnostique
A NOTER :
- L'examen est impossible sur les matières trop translucides ou opaques
- Les matières anisotropes ne rétablissent pas dans l'axe optique => toujours tester dans toutes les directions
- A l'aide d'un conoscope, peut servir à déterminer le caractère optique uniaxe ou biaxe par l'observation des figures d'interférence
- Peut servir à observer le pléochroïsme d'une matière gemme transparente anisotrope lorsque ses deux filtres polarisants sont parallèles.
- Liste des matières les plus approchantes par la couleur et par la transparence, puis par d'autres critères physiques ou optiques similaires.
- Les gemmes trop rarement taillées ne sont pas toutes mentionnées.
- Les variétés sont parfois indiquées pour faciliter la comparaison des valeurs gemmologiques.
- Sauf pour quelques rares exceptions, la réponse à un seul indice ne suffit pas à identifier une gemme. Il est important de cumuler plusieurs mesures et tests concluants.
Ce test potentiellement destructeur ne peut être appliqué qu'à des morceaux de matière brute. Il peut être révélateur de la présence de certains éléments chimiques dont la réaction au contact des acides sera caractéristique.
Attention, les acides sont toxiques et nocifs pour la santé. Ne pas ingérer, ne pas inhaler les vapeurs et éviter tout contact avec la peau, les yeux et les vêtements. Porter des gants et des lunettes de protection. Opérer dans un lieu bien ventilé.
Prendre garde à ne pas tester les matières gemmes solubles dans l'eau, même partiellement.
Sources réputées sérieuses à partir desquelles le contenu de cette fiche pratique a été rédigé. Les références sont principalement en anglais (EN), parfois en français (FR) ou en d'autres langues européennes (DE, IT, ES...).
Lorsqu'une matière gemme est chauffée, il arrive un point de température où sa structure s'altère jusqu'à fondre, le stade final. Toutes les matières gemmes sont fusibles, certaines beaucoup plus facilement que d'autres. Ce test destructeur ne doit être effectué que sur des échantillons bruts. Il peut donner quelques bons indices sur la composition chimique. La résistance thermique est aussi une information précieuse pour le sertisseur afin de lui éviter de chauffer des gemmes qui pourraient s'altérer au contact de la flamme du chalumeau. Les réactions thermiques, indésirables ou recherchées, sont notamment le changement de couleur, la modification de la transparence, le craquèlement et la fusion.
Synonyme de ténacité. Capacité d'une matière gemme à résister à une contrainte physique dont les conséquences sont la formation de fissures, de fractures, d'éclats, de cassures ou de clivages. A dureté équivalente, les matières polycristallines sont réputées plus tenaces que celles monocristallines. Plus une gemme est tenace et plus grande sera sa résistance à l'usure.
La lumière blanche est composée d'un ensemble de couleurs dont les sept de l'arc-en-ciel visibles à l'œil, dans l'ordre : rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet. En fonction de leur composition chimique, de nombreuses matières gemmes transparentes absorbent une ou plusieurs couleurs de cette lumière blanche qui les traverse, correspondant à des longueurs d'onde spécifiques. Le spectroscope est l'instrument de poche qui permet de visualiser en gris ou en noir les raies et les bandes d'absorption ainsi que leurs positions respectives sur le spectre des couleurs visibles. Certains spectres d'absorption sont caractéristiques et peuvent être diagnostiques dans l'identification d'une matière gemme.
Il existe 7 systèmes cristallins distincts. Chacun est reconnaissable d'après la position de son ou de ses axes de symétrie, d'après la dimension des faces et d'après leurs angles respectifs. En minéralogie, un système peut être d'ordre 2, 3, 4 ou 6. Ce chiffre indique le nombre de fois que la structure sera identique à elle-même au cours d'un tour complet autour de son ou de ses axes de symétrie.
1. Cubique : quatre axes d'ordre 3, trois axes d'ordre 4, six axes d'ordre 2
2. Trigonal à réseau rhomboédrique ou hexagonal : un axe d'ordre 3
3. Hexagonal : un axe d'ordre 6, trois axes d'ordre 2
4. Tétragonal ou Quadratique : un axe d'ordre 4
5. Orthorhombique : trois axes d'ordre 2
6. Monoclinique : un axe d'ordre 2
7. Triclinique : aucun axe de symétrie
Amorphe : aucune structure ordonnée
Il existe deux types de taille :
1) La taille sans facettes est appliquée aux cabochons, perles, camées, intailles et sculptures. Elle concerne le plus souvent les pierres ornementales opaques ou translucides. Il peut y avoir des exceptions pour les besoins de la joaillerie ou des arts décoratifs.
2) La taille à facettes, réalisée par un lapidaire, est destinée à renforcer la brillance, l'éclat et le feu des gemmes transparentes.
Ils regroupent plusieurs procédés différents grâce auxquels l'apparence physique d'une matière gemme est modifiée artificiellement. Ils sont destinés à améliorer la couleur et/ou la clarté et/ou la durabilité. Quel que soit le traitement appliqué, aucun n'est illégal dès le moment où sa nature exacte est révélée préalablement à tout achat, sachant qu'à critères qualitatifs égaux, une gemme naturelle aura toujours plus de valeur qu'une gemme traitée.
Cette information donne une idée de l'usage de la matière chimique au sens large.
Il est dit qu'une matière gemme doit être d'une dureté de minimum 7 pour résister à l'usure une fois montée en bijou. Il existe pourtant de nombreux bijoux avec des gemmes de dureté inférieure. Il sera plus prudent de faire monter de telles gemmes en pendentif, broche ou boucles d'oreilles, davantage protégées des chocs qu'en bague ou en bracelet.

dernière mise à jour :
08/06/2025 | nombre de
photos :
9
Cette fiche pratique n'est pas le fruit d'un copié/collé sur internet ou d'ailleurs. Elle a été entièrement rédigée à partir de références antérieures sérieuses, citées dans le texte et mentionnées ici. Certaines données physiques et optiques constatées par le ou les auteurs viennent parfois en complément.
→ Adresse web de cette fiche : https://www.gemmo.eu/fr/forsterite-synthetique.php
Vous êtes libre de copier/coller ce lien dans votre site web, blog, discussions sur forum, emails, etc.
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La Forstérite naturelle est une variété d'Olivine appartenant au pôle magnésien de la série Forstérite-Fayalite (Fo-Fa) dont la composition chimique est comprise dans le champ restreint Fo100-90. Sa contrepartie synthétique monocristalline a été fabriquée selon deux méthodes différentes : par croissance en zone flottante et sous fusion par tirage vertical, méthode Czochralski. Cette dernière est actuellement la plus courante. La synthèse produite peut être pure ou dopée avec différents ions métalliques, selon les caractéristiques techniques ou les couleurs recherchées : Cr2+, Cr3+, Cr4+, Mn2+ ou Fe3+. La Forstérite synthétique est essentiellement destinée à des applications laser et se retrouve très rarement sous forme de gemme taillée à facettes, sauf pour imiter parfois la Tanzanite lorsque dopée Cr4+. Elle est avant tout destinée aux collectionneurs de raretés synthétiques. |
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Infos de base ... |
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Etymologie :
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Du nom du minéralogiste et collectionneur anglais Adolarius Jacob Forster (1739-1806). Synthétique : du latin synthesis ou du grec sunthesis pour composition. Se dit d'une matière créée artificiellement, de composition chimique et physique identique ou presque à la matière naturelle. |
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Origine : 
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Nom anglais :
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Système : 
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Date de découverte : 
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- 1951 : fabrication polycristalline sous fusion à la flamme (méthode Verneuil) (Bauer et al., 1951)
- 1952 : fabrication polycristalline par procédé hydrothermal, variété utilisée comme liant réfractaire (Osborn, 1952)
- 1963 : fabrication monocristalline sous fusion à la flamme (méthode Verneuil), présence de fissures (Shankland et al., 1963)
- 1964 : fabrication monocristalline par procédé Bridgman modifié, présence de zones nuageuses et de bulles (Jordan et al., 1964)
- 1971-1974 : fabrication monocristalline sous fusion par tirage vertical (méthode Czochralski), pure ou dopée Mn2+, Cr3+ et Fe3+ (Finch et al., 1971 ; Takei et al., 1974)
- 1988-1991 : fabrication monocristalline fibreuse par croissance en zone flottante par chauffage au laser (LHPG), dopée Cr3+ et Cr4+ (Verdun et al., 1988 ; Jia et al., 1991)
- 1988-1992 : fabrication monocristalline sous fusion par tirage vertical (méthode Czochralski), dopée Cr3+ et Cr4+ (Petricevic et al., 1988 ; Alfano et al., 1990 ; Yamaguchi et al., 1992)
- 1991-1995 : fabrication monocristalline par croissance en zone flottante dans un four à image-miroir (Hanson et al., 1991 ; Higuchi et al., 1995) |
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Groupe / famille :
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Classe chimique : 
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Formule chimique :
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Mg2SiO4
dopants : Cr2+, Cr3+, Cr4+, Mn2+, Fe3+ |
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Galerie photos ... |
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Cristal de Forstérite synthétique 34,64 g, 30 x Ø 23 mm, fabriqué en Biélorussie par la méthode Czochralski, dopé Cr 4+Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
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Même cristal photographié après rotation de 90° pour montrer le fort pléochroïsme bien visible à l'œil nu, confusion possible avec la Tanzanite Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
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Forstérite synthétique 1,17 ct taillée à partir du cristal boule 34,64 g Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
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Forstérite synthétique 1,75 ct taillée à partir du cristal boule 34,64 g Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
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Forstérite synthétique 1,85 ct taillée à partir du cristal boule 34,64 g Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
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Forstérite synthétique 1,48 ct taillée à partir du cristal boule 34,64 g, nuances de mauve à violet-bleuté dominantes Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
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Forsterite synthétique 1,35 ct taillée à partir du cristal boule 34,64 g, nuances de vert, violet-mauve et violet-bleuté dominantes Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
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Forstérite synthétique 2,82 ct taillée à partir du cristal boule 34,64 g, nuances de violet-bleuté à vert-bleuté dominantes Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
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Appellations ... |
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Autres appellations et variétés : 
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- Boltonite synthétique → nom obsolète ou peu usité donné à l'origine à une Forstérite de Bolton, Worcester, Massachusetts, USA (Landrin, 1856)
- Péridot synthétique → appellation commerciale d'une variété d'Olivine synthétique située entre la Forstérite (Fo) du pôle magnésien et la Fayalite (Fa) du pôle ferreux dont la composition chimique naturelle est le plus souvent comprise entre Fo95Fa5 et Fo85Fa15, rarement rencontré en gemmologie (Gübelin, 1981 ; Nassau, 1994 ; Johnson et al., 1999 ; Krzemnicki et al., 2008)
- Tanzanion → appellation commerciale, en référence à sa ressemblance avec la Tanzanite |
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Gisements ...  |
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Quelques lieux de fabrication passés et présents. Tous fabriquent ou ont fabriqué sous fusion par tirage vertical (méthode Czochralski) sauf LLNL, par croissance en zone flottante dans un four à image-miroir :
- Allemagne, Université de Marburg, Institut de Minéralogie (Rager et al., 1991)
- Biélorussie, Minsk, Laboratoire Solix (Nassau, 1994 ; auteur TP, 2012)
- Japon, Tokyo, Laboratoire Ageo City Central Research (Mitsui Mining) (Nassau, 1994)
- USA, Californie, Lawrence Livermore National Laboratory (LLNL) (Nassau, 1994)
- USA, New York, Mediscience Technology Corp. (Nassau, 1994)
- USA, Texas, Union Carbide Corp. (Rager et al., 1991)
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Rareté, indices de qualité ... |
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Rareté du brut : 
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Rareté du taillé : 
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Indices de qualité : 
1/3 | taille à facettes de qualité moyenne, transparent avec inclusions visibles, incolore ou presque, poids < 2 ct | 2/3 | taille à facettes de qualité, transparent avec infimes à très petites inclusions, incolore ou bleu-violet à violet-bleu, poids < 2 ct | 3/3 | taille à facettes de qualité, transparent sans inclusions, bleu-violet à violet-bleu, poids > 2 ct |
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Propriétés physiques & optiques ... |
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Clivage : 
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distinct selon {010} et indistinct selon {100} |
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Cassure : 
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Dureté : 
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densité (d) : 
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Résistance aux chocs : 
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Résistance à la chaleur : 
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très bonne car le point de fusion est > 1800°C mais la flamme du chalumeau peut provoquer l'apparition de craquelures |
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Réaction aux acides : 
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soluble dans l'acide chlorhydrique tout en produisant un résidu gélatineux |
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Observation(s) :
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- Densité mesurée sur le cristal brut 34,64 g dopé Cr4+ en photo : 3,23 (auteur TP, 2012)
- La densité peut être plus faible que celle de la Forstérite naturelle, jusqu'à 3,15 (Nassau, 1994)
- Nullement attirée par un aimant-Nd Ø12x12mm de force N52 (auteur TP, 2012) |
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Couleur(s) : 
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- pure : incolore ou presque
- dopée Cr4+ : fort trichroïsme visible à l'œil nu → jaune-verdâtre, vert-bleuté, bleu-vert (auteur TP, 2012)
- selon la concentration en chrome et les variations de son état de valence, les couleurs produites peuvent être très variées comme le vert, le bleu, le rose et le violet, ces nuances pouvant encore être modifiées par traitement thermique (Nassau, 1994)
- le cobalt peut aussi être la cause de la couleur, avec la contribution possible du vanadium, et se rapprocher ainsi d'une imitation convaincante de la Tanzanite (Johnson et al., 1999) |
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Couleur du trait : 
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Caractère et signe optique : 
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B+
anisotrope biaxe positif |
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Indice de réfraction (IR) : 
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Biréfringence (Bir.) : 
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Eclat : 
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Transparence : 
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Dispersion : 
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Polariscope : 
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rétablit tous les 1/4 de tour
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Angle 2V : 
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Pléochroïsme : 
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- Pure ou presque : pléochroïsme inexistant ou faible
- Dopée Cr3+ à Cr4+ : fort trichroïsme → jaune-verdâtre, vert / vert-bleuté, bleu / bleu-violacé, violet, mauve (Nassau, 1994 ; Higuchi et al., 1995 ; auteur TP, 2012) |
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Spectre d'absorption : 
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Spectre parfois visible : 1 bande à 690 nm, groupe de 3 bandes à 580, 550 et 530 nm, faible à forte absorption entre 500 et 450 nm, forte absorption au-delà de 450 nm. Ce spectre est distinct de celui du Péridot, causé par le fer. (Nassau, 1994)
1 bande à 580-570 nm, des raies floues à 520 et 510 nm, 1 bande à 490 nm, 1 bande à 470-460 nm (Johnson et al., 1999) |
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Filtre Chelsea : 
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Fluorescence aux UV : 
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- UVL : inerte (Nassau, 1994), faiblement jaune crayeux (Johnson et al., 1999 ; Krzemnicki et al., 2008)
- UVC : inerte (Nassau, 1994) à faiblement jaune-verdâtre (Johnson et al., 1999) |
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Observation(s) :
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- IR mesuré sur le cristal brut 34,64 g dopé Cr4+ en photo : 1,635-1,669 (bir. 0,034) (auteur TP, 2012) |
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Références ...  |
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Auteur(s) / éditeur :
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Remerciements :
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Références :
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Références complémentaires sur le web :
- Gemsdat.be (EN)
- Gemologyproject.com (EN) |
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