La biréfringence est égale à la valeur numérique de l'écart maximal entre l'indice de réfraction le plus petit et celui le plus grand dans une matière gemme anisotrope. Elle se mesure à l'aide d'un réfractomètre de gemmologie.
Les valeurs d'écart données dans la base vont légèrement au-delà de l'extrême minimal et de l'extrême maximal afin de tenir compte des éventuelles erreurs de lecture au réfractomètre.
Sur le principe d'Archimède, la densité est le rapport entre le poids d'une matière gemme et le poids de son même volume d'eau. Il s'exprime sans unité de mesure. Dans l'idéal, la densité se mesure à l'aide d'une balance hydrostatique digitale précise au 1/100ème de carat.
L'échelle de dureté ou l'échelle de Mohs indique la résistance à la rayure pour dix minéraux de référence. Le minéral numéro 1 est le plus tendre et le minéral numéro 10 est le plus dur. Entre ces extrémités, le minéral raye celui du numéro immédiatement inférieur mais sera rayé par celui du numéro immédiatement supérieur. Deux minéraux de même dureté se rayeront l'un l'autre mais difficilement. Les demi-échelons sont également utilisés.
   1 : Talc - friable sous l'ongle
   2 : Gypse - se raye avec l'ongle
   3 : Calcite - se raye avec une pièce en cuivre
   4 : Fluorite - se raye facilement avec une lame de canif
   5 : Apatite - se raye plus difficilement avec une lame
   6 : Orthose - raye difficilement une vitre en verre
   7 : Quartz - raye facilement une vitre en verre
   8 : Topaze - raye très facilement une vitre en verre
   9 : Corindon - coupe le verre
   10 : Diamant - coupe plus facilement le verre
Lorsqu'un rayon de lumière traverse l'air et pénètre dans une substance liquide ou solide, d'une part il est ralenti et d'autre part sa direction est déviée ou réfractée. Pour simplifier, l'indice de réfraction (IR) prend en compte l'angle de déviation limite de la lumière entre l'air et le solide. Il se mesure à l'aide d'un réfractomètre de gemmologie (jusqu'à 1,79).
Les IR donnés dans la base vont légèrement au-delà de l'extrême minimal et de l'extrême maximal afin de tenir compte des éventuelles erreurs de lecture au réfractomètre.
   : fréquent à peu commun
   : peu commun à rare
   : rare à très rare
   : très rare à rarissime
A noter :
- La beauté prime. L'indice de rareté proposé ici concerne la belle qualité gemme ou ornementale.
- La rareté est distincte de la valeur. L'offre et la demande font le prix alors que l'état des ressources disponibles fait la rareté. Une pierre peut être chère mais pas forcément rare alors qu'une pierre très rare ne sera pas forcément plus chère.
- La notion de rareté est relative. Pour une même pierre, il peut exister plusieurs variétés dont le degré de rareté sera différent selon la transparence, la couleur ou la provenance.
- Le critère de rareté évolue dans le temps. Une pierre peut être très rare jusqu'au jour où un nouveau gisement très productif est exploité, la rendant ainsi moins rare, ou inversement lorsque plus aucun gisement n'est découvert.
- Les gemmes artificielles/synthétiques ne sont pas rares, même si leur coût de fabrication est très élevé puisqu'il est possible de les reproduire à l'infini.
Cet indice reflète l'opinion de l'auteur et n'engage que lui.
Degré de rareté,
BRUT

: fréquent à peu commun
: peu commun à rare
: rare à très rare
: très rare à rarissime
Sur la rareté du brut :
- La beauté prime. L'indice de rareté proposé ici concerne la belle qualité gemme ou ornementale.
- La rareté est distincte de la valeur. L'offre et la demande font le prix alors que l'état des ressources disponibles fait la rareté. Une pierre peut être chère mais pas forcément rare alors qu'une pierre très rare ne sera pas forcément plus chère.
- La notion de rareté est relative. Pour une même pierre, il peut exister plusieurs variétés dont le degré de rareté sera différent selon la transparence, la couleur ou la provenance.
- Le critère de rareté évolue dans le temps. Une pierre peut être très rare jusqu'au jour où un nouveau gisement très productif est exploité, la rendant ainsi moins rare, ou inversement lorsque plus aucun gisement n'est découvert.
- Les gemmes artificielles/synthétiques ne sont pas rares, même si leur coût de fabrication est très élevé puisqu'il est possible de les reproduire à l'infini.
Degré de rareté,
TAILLÉ

: très fréquemment taillé
: usuellement taillé
: rarement taillé
: très rarement taillé
Sur la rareté de la taille :
- La taille sans facettes est appliquée aux cabochons, perles, camées, intailles et sculptures. Elle concerne le plus souvent les pierres ornementales opaques ou translucides. Il peut y avoir des exceptions pour les besoins de la joaillerie ou des arts décoratifs.
- La taille à facettes, réalisée par un lapidaire, est destinée à renforcer la brillance, l'éclat et le feu des gemmes transparentes.
- Un degré de rareté supérieur à celui de la disponibilité du brut indique une difficulté physique évidente à tailler telle que la petitesse des cristaux, une faible dureté ou une fragilité excessive.
Ces indices reflètent l'opinion de l'auteur et n'engagent que lui.
Chaque carré couvre l'une et/ou l'autre des couleurs suivantes :
    blanc  blanc pur, crème, cassé, ivoire
    bleu  bleu pâle à bleu nuit, bleu-vert, bleu-violacé
    brun beige marron  brun, du beige clair au marron foncé
    gris  gris très clair à foncé, argenté
    incolore  incolore, sans aucune couleur
    jaune  jaune pâle à bouton d'or, jaune-vert, doré
    multicolore bicolore  multicolore, 2 couleurs distinctes minimum
    noir  noir et gris très très foncé (anthracite)
    orange  orange, aux limites du jaune, rouge ou brun
    rose  rose pâle, bonbon, fuschia, magenta
    rouge  rouge, aux limites du orange, brun ou violet
    vert  vert pâle à sombre, vert-bleu, vert-doré
    violet mauve  violet clair à foncé, mauve, pourpre
La transparence est aussi appelée diaphanéité.
Trois possibilités pour une matière gemme :
 transparent = transparent : la lumière passe à travers sans distorsion
 translucide = translucide : la lumière passe à travers de manière floue
 opaque = opaque : la lumière ne passe pas à travers du tout
Le moteur reconnaît les matières gemmes d'après :
- les familles : quartz, zéolite, synthèse, verre...
- les noms usuels : citrine, péridot, émeraude...
- les variétés : rubellite, indicolite, verdelite...
- les synonymes : idocrase, barytine, dichroïte...
- les noms commerciaux : tashmarine®, zultanite®...
- les noms locaux : morrisonite, bolivianite, dallasite...
- les noms familiers : séraphinite, oeuf de tonnerre...
- les noms obsolètes ou peu usités : pycnite, trystine...
- les métaux natifs : or, argent, cuivre, platine...
- les noms anglais : chalcedony, garnet, topaz, ruby...
- les noms allemands : aquamarin, achat, smaragd...
- les noms de fabrication : Verneuil, Gilson, Chatham...
- les fautes : flourite, agirine, amétyste, damburite...
- l'absence d'accents : calcedoine, peridot, benitoite...
Astuce rapide : tapez juste les trois premières lettres...
Le moteur ne reconnaît pas :
- tout ce qui n'est pas une matière gemme, donc de nombreuses roches et minéraux.
- quelques noms relatifs aux matières gemmes n'ayant pas encore de fiche complète.
- Par défaut, cette liste est triée dans l'ordre alphabétique de A à Z. Vous pouvez inverser l'ordre en cliquant sur le triangle bleu. Vous pouvez trier toutes les colonnes de la même manière, du plus grand au plus petit et inversement. Le tri s'effectue sur la liste complète ou sur la sélection issue d'une recherche.
- Les noms sur fond vert indiquent des matières gemmes organiques
- Les noms sur fond rose indiquent des matières gemmes artificielles
- Les noms en bleu mènent à une fiche complète.
- Les matières amorphes ou cubiques sont monoréfringentes. La lumière ne se dédouble pas lorsqu'elle les traverse. Ces matières sont dites optiquement isotrope (ISO).
- Les matières cristallines de système trigonal, hexagonal ou quadratique sont biréfringentes. Elles possèdent un axe optique dont la lumière transmise perpendiculairement se divise en deux rayons polarisés distincts. Ces matières sont dites optiquement anisotrope uniaxe, dont la biréfringence peut être de signe optique positif ou négatif (U+ ou U-).
- Les matières cristallines de système orthorhombique, monoclinique ou triclinique sont également biréfringentes. Elles possèdent deux axes optiques dont la lumière transmise se divise en trois directions de vibration. Ces matières sont dites optiquement anisotrope biaxe, dont la biréfringence peut être de signe optique positif ou négatif (B+ ou B-).
Pour une meilleure visualisation et une analyse facile des données, les inscrits (gratuit) peuvent trier chacune des 26 colonnes, dans un sens comme dans l'autre.
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Dans ce champ, saisissez :
- l'IR simple et unique d'une matière isotrope
ou bien
- l'IR minimal d'une matière anisotrope
ou bien
- l'IR moyen d'une matière anisotrope, dans ce cas ne saisissez rien dans le champ suivant
ATTENTION, une erreur de lecture de ±0,002 au réfractomètre peut fausser les résultats. Confirmez bien votre mesure avant de la saisir.
Dans ce champ, saisissez uniquement l'IR maximal d'une matière anisotrope
ATTENTION, une erreur de lecture de ±0,002 au réfractomètre peut fausser les résultats. Confirmez bien votre mesure avant de la saisir.
La biréfringence est calculée ici automatiquement. Elle correspond à la différence entre l'IR maxi ng et l'IR mini np.
Lorsque cela est possible, la mesure d'une densité précise (±0,01) permet d'affiner grandement les résultats.
Les résultats peuvent comprendre les matières gemmes qui ne sont intrinsèquement pas du caractère ou du signe optique demandé mais qui peuvent se comporter anormalement comme tel.
ATTENTION, il est assez difficile d'interpréter correctement les tests de rayure. Remplissez ce champ uniquement si vous êtes sûr(e) de vous.
Figurent ici les noms officiellement admis mais aussi les dérivés, les appellations commerciales communément employées, les synonymes familiaux, les noms de variétés proches ainsi que certaines appellations obsolètes ou peu usitées.
Une appellation est interdite dès le moment où il peut y avoir une confusion avec la gemme de cette fiche ou une autre gemme, généralement de valeur supérieure, sans qu'aucune autre explication ne soit donnée sur l'identité réelle.
Fracture ou fissure aléatoire, non directionnelle, effet d'une contrainte physique. Il existe différents types reconnaissables de cassure qui peuvent contribuer à l'identification. Les deux principales sont la cassure conchoïdale, constituée de brisures concentriques, et la cassure irrégulière, formée de dents disposées en relief aléatoire.
Le classement est effectué en fonction de la composition chimique. Il existe deux systèmes de classification légèrement différents l'un de l'autre. Celui de Dana et celui de Strunz. Ce dernier est le suivant :

I. Eléments natifs (métaux et non-métaux)
II. Sulfures et sulfosels
III. Halogénures
IV. Oxydes (et Hydroxydes)
V. Carbonates et Nitrates
VI. Borates
VII. Sulfates (Sélénates, Tellurates, Chromates, Molybdates,
       Tungstates/Wolframates)
VIII. Phosphates, Arséniates et Vanadates
IX. Silicates (Nésosilicates, Sorosilicates, Cyclosilicates, Inosilicates,
      Phyllosilicates)
X. Composés organiques

- Les roches et agrégats sont hors classement.
Marque ou cassure directionnelle visible suivant le ou les plans de faiblesse des liaisons atomiques d'une matière gemme cristalline. Le clivage peut être qualifié de nul (ou inexistant), indistinct, distinct ou parfait. Une gemme au clivage parfait sera plus fragile qu'une gemme au clivage nul.
Couleur que laissera le trait ou la trace de poudre lorsque l'on frotte une matière gemme sur la surface plane d'une porcelaine dépolie. Ce test étant destructeur, il ne peut être pratiqué que sur les matières brutes.
- Matière minérale naturelle : il s'agit de la date à laquelle le minéral a été nommé et décrit scientifiquement. Certains minéraux peuvent avoir été connus depuis l'antiquité mais ont été identifiés et classifiés bien plus tard. C'est cette dernière date officielle qui est prise en compte.
- Matière synthétique ou artificielle : dans l'ordre de leur chronologie, il s'agit de la date d'invention initiale et des éventuelles dates de perfectionnement ou de variétés distinctes.
Séparation progressive de la lumière blanche dans les couleurs du spectre visible, réfractée chacune à une longueur d'onde d'un angle différent. La dispersion de la lumière en couleurs distinctes ressortant d'une matière gemme transparente est mesurable et peut être qualifiée de nulle, faible, forte ou très forte selon son intensité. Plus la dispersion est élevée, plus la gemme renverra des scintillements de couleur, aussi appelés les feux. Les matières gemmes à forte dispersion sont le plus souvent d'un IR élevé, supérieur à la limite du réfractomètre (> 1,79).
Angle formé par les directions des deux axes optiques d'une matière gemme anisotrope biaxe ou uniaxe se comportant anormalement comme biaxe.
Effet causé par la réflexion de la lumière à la surface d'une matière gemme. Son intensité dépend de la qualité du polissage et de l'indice de réfraction. Plus l'IR est élevé et plus l'éclat sera vif.
Les qualificatifs les plus courants sont : adamantin, subadamantin, vitreux très brillant, vitreux, résineux, cireux, graisseux, soyeux, métallique, nacré...
Effet causé par la réflexion de la lumière sur des éléments situés sous la surface de la matière gemme. Ces éléments peuvent être des inclusions, des lacunes cristallines, des macles, des plans de clivage, des fissures, des couches minces ou des agencements structurels spécifiques.
Les effets optiques les plus souvent rencontrés dans les matières gemmes sont l'astérisme, le chatoiement, l'aventurescence, l'iridescence et le changement de couleur selon le type de lumière. D'autres effets plus rares ne concernent que quelques gemmes.
Ce filtre dichromatique a la particularité de ne laisser passer que la lumière située dans le rouge vif (690 nm) et le vert-jaune (570 nm). Il permet notamment de déceler la présence du chrome ou du cobalt (naturel ou introduit artificiellement), caractérisée par une couleur rose à rouge à travers le filtre. Ce test ne donne qu'une indication et n'est pas diagnostique.
La fluorescence est un effet de luminescence correspondant à une émission de lumière visible dégagée par une matière gemme au moment où elle est excitée par des radiations d'énergie plus élevée que celles de la lumière visible. La limite de cette dernière est représentée par le violet, de longueur d'onde de 400 nm (1 nm = 1 nanomètre = 1 milliardième de mètre). D'une énergie plus haute, l'ultraviolet à ondes longues (UVL) se situe à env. 365 nm et l'ultraviolet à ondes courtes (UVC) à env. 254 nm.
La matière est dite phosphorescente lorsqu'elle continue d'émettre un effet de luminescence après avoir été soustraite de la source de radiations. Les réactions d'une matière gemme aux UVL et aux UVC peuvent s'avérer très utiles dans l'identification d'une matière gemme.
Liste non exhaustive, seuls les gisements significatifs ou de belle qualité gemme et ornementale sont mentionnés.
Une imitation est une matière ressemblant à une autre mais sans en posséder les caractéristiques chimiques ou physiques. A l'inverse, une synthèse est chimiquement et physiquement équivalente ou presque à sa contrepartie naturelle.
Sont considérées comme inclusions à l'intérieur d'une matière gemme :
- des corps étrangers solides, liquides ou gazeux
- des clivages, des macles, des fractures, des fissures
- des tensions internes lors de la cristallisation ou de la fabrication
- des zones de couleurs contrastées
- des différences de transparence
- des traces de traitement
Les inclusions sont parfois visibles à l'oeil nu et le plus souvent à l'aide d'une loupe 10x ou d'un microscope.
Ces indices notés  1/3 à 3/3  ou  1/5 à 5/5  permettent de situer une qualité par rapport à une autre pour une même matière gemme.
- 1/3 ou 1/5  correspond à la qualité la plus faible.
- 3/3 ou 5/5  correspond à la meilleure qualité, généralement de belle valeur.
Les intermédiaires sont souvent intéressants d'un point de vue gemmologique et sont couramment acceptés en bijouterie, lorsque la dureté le permet.
Ces indices reflètent l'opinion de l'auteur et n'engagent que lui.
- Matière minérale naturelle : minéral en provenance de la terre sans modification par l'homme, hormis la taille et le polissage
- Matière naturelle traitée artificiellement : a fait l'objet d'une modification physique par l'homme, en plus de la taille et du polissage
- Matière organique : issue d'un organisme vivant, végétal ou animal
- Matière synthétique : fabriquée par l'homme avec sa contrepartie existante à l'état naturel
- Matière artificielle : fabriquée par l'homme sans contrepartie existante à l'état naturel
- Matière composite : assemblée à l'aide de deux matériaux différents ou plus
- Matière reconstituée : assemblée à l'aide d'un ou plusieurs matériaux
Dans un grand nombre de matières gemmes anisotropes transparentes de couleur, la lumière est absorbée, polarisée et transmise différemment, selon la nature et l'orientation de la structure cristalline. Cette différence se traduit par la présence de deux ou trois couleurs distinctes, visibles parfois à l'oeil nu, mais le plus souvent à l'aide d'un dichroscope ou d'un polariscope à filtres parallèles. Ce phénomène optique est appelé absorption sélective différentielle.
- Une matière gemme uniaxe peut être dichroïque et montrera alors un pléochroïsme de deux couleurs distinctes.
- Une matière gemme biaxe peut être dichroïque ou trichroïque, avec un pléochroïsme de deux ou trois couleurs distinctes.
A noter :
- Les matières incolores ou isotropes ne présentent pas de pléochroïsme.
- Le pléochroïsme ne peut pas se produire parallèlement à un axe optique.
- L'intensité peut être variable selon les gemmes : nul, faible, distinct, fort, très fort
Cet instrument permet de distinguer les matières gemmes transparentes isotropes et anisotropes ainsi que les pierres polycristallines. Il est constitué d'une lampe à sa base et de deux filtres polarisants croisés à 90° entre lesquels la matière gemme est examinée dans tous les sens lors d'une rotation complète. Les résultats suivants sont observés :
- Ne rétablit pas = la matière reste constamment éteinte = isotrope
- Rétablit tous les 1/4 de tour = la matière s'allume et s'éteint 4 fois en une rotation complète = anisotrope
- Rétablit constamment = la matière reste constamment allumée = polycristallin
- Anomalies d'extinction = la matière s'allume et s'éteint partiellement = non diagnostique
A NOTER :
- L'examen est impossible sur les matières trop translucides ou opaques
- Les matières anisotropes ne rétablissent pas dans l'axe optique => toujours tester dans toutes les directions
- A l'aide d'un conoscope, peut servir à déterminer le caractère optique uniaxe ou biaxe par l'observation des figures d'interférence
- Peut servir à observer le pléochroïsme d'une matière gemme transparente anisotrope lorsque ses deux filtres polarisants sont parallèles.
- Liste des matières les plus approchantes par la couleur et par la transparence, puis par d'autres critères physiques ou optiques similaires.
- Les gemmes trop rarement taillées ne sont pas toutes mentionnées.
- Les variétés sont parfois indiquées pour faciliter la comparaison des valeurs gemmologiques.
- Sauf pour quelques rares exceptions, la réponse à un seul indice ne suffit pas à identifier une gemme. Il est important de cumuler plusieurs mesures et tests concluants.
   : très fréquemment taillé
   : usuellement taillé
   : rarement taillé
   : très rarement taillé
Il existe deux types de taille :
1) La taille sans facettes est appliquée aux cabochons, perles, camées, intailles et sculptures. Elle concerne le plus souvent les pierres ornementales opaques ou translucides. Il peut y avoir des exceptions pour les besoins de la joaillerie ou des arts décoratifs.
2) La taille à facettes, réalisée par un lapidaire, est destinée à renforcer la brillance, l'éclat et le feu des gemmes transparentes.
- Un degré de rareté supérieur à celui de la disponibilité du brut indique une difficulté physique évidente à tailler telle que la petitesse des cristaux, une faible dureté ou une fragilité excessive.
Cet indice reflète l'opinion de l'auteur et n'engage que lui.
Ce test potentiellement destructeur ne peut être appliqué qu'à des morceaux de matière brute. Il peut être révélateur de la présence de certains éléments chimiques dont la réaction au contact des acides sera caractéristique.
Attention, les acides sont toxiques et nocifs pour la santé. Ne pas ingérer, ne pas inhaler les vapeurs et éviter tout contact avec la peau, les yeux et les vêtements. Porter des gants et des lunettes de protection. Opérer dans un lieu bien ventilé.
Prendre garde à ne pas tester les matières gemmes solubles dans l'eau, même partiellement.
Sources réputées sérieuses à partir desquelles le contenu de cette fiche pratique a été rédigé. Les références sont principalement en anglais (EN), parfois en français (FR) ou en d'autres langues européennes (DE, IT, ES...).
Lorsqu'une matière gemme est chauffée, il arrive un point de température où sa structure s'altère jusqu'à fondre, le stade final. Toutes les matières gemmes sont fusibles, certaines beaucoup plus facilement que d'autres. Ce test destructeur ne doit être effectué que sur des échantillons bruts. Il peut donner quelques bons indices sur la composition chimique. La résistance thermique est aussi une information précieuse pour le sertisseur afin de lui éviter de chauffer des gemmes qui pourraient s'altérer au contact de la flamme du chalumeau. Les réactions thermiques, indésirables ou recherchées, sont notamment le changement de couleur, la modification de la transparence, le craquèlement et la fusion.
Synonyme de ténacité. Capacité d'une matière gemme à résister à une contrainte physique dont les conséquences sont la formation de fissures, de fractures, d'éclats, de cassures ou de clivages. A dureté équivalente, les matières polycristallines sont réputées plus tenaces que celles monocristallines. Plus une gemme est tenace et plus grande sera sa résistance à l'usure.
La lumière blanche est composée d'un ensemble de couleurs dont les sept de l'arc-en-ciel visibles à l'œil, dans l'ordre : rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet. En fonction de leur composition chimique, de nombreuses matières gemmes transparentes absorbent une ou plusieurs couleurs de cette lumière blanche qui les traverse, correspondant à des longueurs d'onde spécifiques. Le spectroscope est l'instrument de poche qui permet de visualiser en gris ou en noir les raies et les bandes d'absorption ainsi que leurs positions respectives sur le spectre des couleurs visibles. Certains spectres d'absorption sont caractéristiques et peuvent être diagnostiques dans l'identification d'une matière gemme.
Il existe 7 systèmes cristallins distincts. Chacun est reconnaissable d'après la position de son ou de ses axes de symétrie, d'après la dimension des faces et d'après leurs angles respectifs. En minéralogie, un système peut être d'ordre 2, 3, 4 ou 6. Ce chiffre indique le nombre de fois que la structure sera identique à elle-même au cours d'un tour complet autour de son ou de ses axes de symétrie.
1. Cubique : quatre axes d'ordre 3, trois axes d'ordre 4, six axes d'ordre 2
2. Trigonal à réseau rhomboédrique ou hexagonal : un axe d'ordre 3
3. Hexagonal : un axe d'ordre 6, trois axes d'ordre 2
4. Tétragonal ou Quadratique : un axe d'ordre 4
5. Orthorhombique : trois axes d'ordre 2
6. Monoclinique : un axe d'ordre 2
7. Triclinique : aucun axe de symétrie
Amorphe : aucune structure ordonnée
Il existe deux types de taille :
1) La taille sans facettes est appliquée aux cabochons, perles, camées, intailles et sculptures. Elle concerne le plus souvent les pierres ornementales opaques ou translucides. Il peut y avoir des exceptions pour les besoins de la joaillerie ou des arts décoratifs.
2) La taille à facettes, réalisée par un lapidaire, est destinée à renforcer la brillance, l'éclat et le feu des gemmes transparentes.
Ils regroupent plusieurs procédés différents grâce auxquels l'apparence physique d'une matière gemme est modifiée artificiellement. Ils sont destinés à améliorer la couleur et/ou la clarté et/ou la durabilité. Quel que soit le traitement appliqué, aucun n'est illégal dès le moment où sa nature exacte est révélée préalablement à tout achat, sachant qu'à critères qualitatifs égaux, une gemme naturelle aura toujours plus de valeur qu'une gemme traitée.
Cette information donne une idée de l'usage de la matière chimique au sens large.
Il est dit qu'une matière gemme doit être d'une dureté de minimum 7 pour résister à l'usure une fois montée en bijou. Il existe pourtant de nombreux bijoux avec des gemmes de dureté inférieure. Il sera plus prudent de faire monter de telles gemmes en pendentif, broche ou boucles d'oreilles, davantage protégées des chocs qu'en bague ou en bracelet.


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PERIDOT

  dernière mise à jour : 15/04/2019   |   nombre de photos :  24

Cette fiche pratique n'est pas le fruit d'un copié/collé sur internet ou d'ailleurs. Elle a été entièrement rédigée à partir de références antérieures sérieuses, citées dans le texte et mentionnées ici. Certaines données physiques et optiques constatées par le ou les auteurs viennent parfois en complément.
→ Adresse web de cette fiche :  http://www.gemmo.eu/fr/peridot.php
Vous êtes libre de copier/coller ce lien dans votre site web, blog, discussions sur forum, emails, etc.


peridotLe Péridot est une appellation commerciale d'une variété d'Olivine située entre la Forstérite (Fo) du pôle magnésien et la Fayalite (Fa) du pôle ferreux dont la composition chimique est le plus souvent très proche de la Forstérite, entre Fo95Fa5 et Fo85Fa15. Les meilleurs gisements sont situés au Myanmar, au Pakistan, aux Etats-Unis (Arizona), en Egypte et en Chine. Sa dureté, sa brillance et sa couleur vert-doré typique sont des caractéristiques très appréciées en bijouterie-joaillerie.


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Photos  |  Propriétés  |  Appellations  |  Gisements  |  Rareté  |  Inclusions  |  Traitements  |  Reconnaissance  |  Taille  |  Références

    Infos de base ...
 

Etymologie :
Peut-être dérivé de l'arabe faridat pour "pierre gemme" ou du latin paederos ou peritot. L'origine exacte est incertaine
Origine : 
matière minérale naturelle
Nom anglais :
Peridot
Pierre du mois :
8
Système : 
orthorhombique
Formation :
dans les roches ignées mafiques et ultramafiques, dans les météorites de type Pallasite, trouvé dans les gîtes secondaires de type alluvionnaire
Habitus ou faciès :
cristaux rares, prismatiques, parfois tabulaires, striés parallèlement à l'élongation ; le plus souvent sous forme granulaire ou massive, érodée

Cristallographie :

Faites glisser la souris cliquée pour actionner la rotation manuelle

 

 













Copyright © Mark Holtkamp / SMORF (Smorf.nl)

Date de découverte : 
le Péridot est connu et exploité depuis l'antiquité. La variété la plus proche du Péridot, la Forstérite, a été officiellement identifiée en 1824 par le minéralogiste français Armand Levy (1795-1841).
Groupe / famille :
Olivine
Classe chimique : 
Silicate
Sous-classe :
Nésosilicate
Composition chimique :
Silicate de magnésium et de fer
Formule chimique :
(Mg,Fe)2SiO4
Records :
- Dans les années '90, deux cristaux transparents vert vif de respectivement 600 et 1270 carats ont été trouvés dans la mine de Pyaung-Gaung, Mogok, Myanmar (Birmanie) (Lebocey et al., 2012)
Observation(s) :
- Le plus souvent, Fe se substitue à Mg à hauteur de 5 à 15 mol% (Gübelin, 1981 ; Nassau, 1994 ; Johnson et al., 1999 ; Krzemnicki et al., 2008)
- Dans la série Forstérite-Fayalite (Fo-Fa), le signe optique devient négatif à partir de ≈Fo87 soit ≈Fa13 (Deer et al., 1992), ce qui revient à dire que le Péridot est très majoritairement, pour ne pas dire toujours, de signe optique positif. Seule la Fayalite est B-.

    Galerie photos ...

cristal peridot pakistancristal peridot pakistan
Pakistan, Péridot cristal 15 x 10 x 7 mm
Coll. Gems-Plus.com
Photo © Gemmo.eu
pakistan peridot crystalpakistan peridot crystal
Pakistan, Péridot cristal 14 x 10 x 8 mm
Coll. Gems-Plus.com
Photo © Gemmo.eu
cristal peridot pakistancristal peridot pakistan
Pakistan, Péridot cristal 15 x 9 x 8 mm
Coll. Gems-Plus.com
Photo © Gemmo.eu
peridots ronds Pakistanperidots ronds Pakistan
Pakistan, Péridot 6,20 ct tw, certains très clairs, presque Forsterite
Coll. Gems-Plus.com
Photo © Gemmo.eu
Peridot de ChinePeridot de Chine
Chine, Péridot 5,31 ct
Coll. Gems-Plus.com
Photo © Gemmo.eu
peridot de pallasiteperidot de pallasite
Peridot 0,68 ct de météorite Pallasite
Coll. & photo © F. Hargous
peridot pallasite olivine jepara indonesiaperidot pallasite olivine jepara indonesia
Péridot 0,21 ct de météorite Pallasite (Jepara, Indonésie) avec présence de flashs iridescents
Coll. & photo © TheGemTrader.com
peridot arizonaperidot arizona
Arizona USA, Péridot 3,50 ct
Coll. Gems-Plus.com
Photo © Gemmo.eu
peridot USAperidot USA
Arizona USA, Péridot 3,55 ct
Coll. Gems-Plus.com
Photo © Gemmo.eu
Peridot San Carlos AZPeridot San Carlos AZ
Arizona USA, Péridot 5,60 ct
Coll. Gems-Plus.com
Photo © Gemmo.eu
peridot inclusions ludwigiteperidot inclusions ludwigite
Pakistan, Péridot 5,28 ct avec inclusions de Ludwigite
Coll. Gems-Plus.com
Photo © Gemmo.eu
peridot inclusions ludwigiteperidot inclusions ludwigite
Pakistan, Péridot 5,85 ct avec inclusions de Ludwigite
Coll. Gems-Plus.com
Photo © Gemmo.eu
peridot ludwigite inclusionsperidot ludwigite inclusions
Pakistan, Péridot 6,56 ct avec inclusions de Ludwigite
Coll. Gems-Plus.com
Photo © Gemmo.eu
peridot birman myanmar
Myanmar, Péridot env. 10 ct
Coll. P. Fumey, Musée des Confluences de Lyon
Photo © Gemmo.eu
imitation peridot
Imitation de Péridot 1,41 ct : triplet Spinelle synthétique / émail / Spinelle synthétique
Coll. & photo © Gemmo.eu

    Appellations ...

Autres appellations et variétés : 
(Forstérite = Fo,  Fayalite = Fa)
- Calcio-Olivine → Olivine riche en calcium
- Chrysolite → synonyme peu usité ou obsolète, Fo80Fa20 (Winchell & Winchell, 1967)
- Chrysolite ferreuse → synonyme obsolète de la Fayalite (Collectif, 1864)
- Dunilite → nom commercial d'une variété d'Olivine en provenance du Sri Lanka, riche en Mg et Mn
- Dunite → roche ignée constituée d'Olivine de structure le plus souvent granulaire ou phanéritique
- Fayalite → Pôle ferreux de la série Forstérite-Fayalite
- Ferrohortonolite → synonyme obsolète, Fo20Fa80 (Winchell & Winchell, 1967)
- Glinkite (Glinkit) → synonyme obsolète d'un Péridot de l'Oural (Dufrenoy, 1859)
- Hortonolite → synonyme obsolète, Fo40Fa60 (Winchell & Winchell, 1967)
- Hyalosidérite → synonyme obsolète, Fo60Fa40 (Winchell & Winchell, 1967)
- Forstérite → Pôle magnésien de la série Forstérite-Fayalite
- Knebelite → appellation obsolète d'une variété d'Olivine riche en Mn et Fe (Winchell & Winchell, 1967)
- Olivinoïde → appellation d'une variété extraterrestre de l'Olivine trouvée dans les météorites
- Palladot™ → appellation commerciale d'un Péridot de qualité gemme d'origine extraterrestre, trouvé en inclusions dans les météorites
- Péridot ferrugineux → synonyme peu usité ou obsolète de la Fayalite (Dufrenoy, 1859)
- Péridot pallasitique → variété extraterrestre de l'Olivine trouvée dans les météorites de type Pallasite
- Picrotephroite → variété d'Olivine riche en Mn et Mg
- Roepperite → appellation obsolète d'une variété d'Olivine riche en MnO (≈17%) et ZnO (≈10%) (Winchell & Winchell, 1967)
- Talasskite → synonyme obsolète de Fayalite dont ≈1/3 du fer est ferrique (Winchell & Winchell, 1967)
- Tephroïte → pôle manganésifère de la série Fayalite-Tephroïte
Appellations interdites : 
- Emeraude bâtarde → confusion évidente avec l'Emeraude
- Emeraude du soir / de nuit → idem
- Péridot de Ceylan → appellation obsolète et trompeuse d'une variété de Tourmaline vert-jaunâtre du Sri Lanka (Landrin, 1856)
- Péridot du Brésil → appellation obsolète et trompeuse d'une Tourmaline verdâtre (Landrin, 1856)
- Péridot oriental → appellation obsolète et trompeuse d'un Saphir vert (Landrin, 1856)

    Gisements ...  

- Argentine, Chubut, Futaleufu, Esquel : lieu de découverte d'une météorite Pallasite à inclusions d'Olivine taillable à facettes
- Australie, Queensland, Chudleigh Park
- Australie, Victoria, Mortlake
- Biélorussie, Gomel (Homyel, Homiel), Brahin (Bragin, Bragim) : lieu de découverte d'une météorite Pallasite à inclusions d'Olivine taillable à facettes
- Cambodge, Ratanakiri, Mondulkiri
- Canada, Colombie Britannique, Lac Williams
- Chine, Hebei, Zhangjikou-Xuanhua, Hanluoba : gisement découvert en 1979 (Keller et al., 1986)
- Chine, Hunan, Jilin, Jiaohe : gisement majeur
- Egypte, Mer Rouge, Berenica, île de Saint-Jean (Zabargad, Zebirget, Zebirged, Zagbargad, Topazios) : le plus ancien gisement connu
- Ethiopie, Sidamo-Borana, Mega, Megado : qualité gemme taillable à facettes disponible à partir de 1992 (Koivula et al., 1993)
- Extraterrestre, météorites, Pallasites, dont Brahin (Biélorussie) & Esquel (Argentine) & Fukang (Chine) & Jepara (Indonésie) & Krasnoyarsk (Russie) : qualité gemme taillable à facettes
- Italie, Sardaigne, Sassari, Pozzomaggiore (Padria)
- Kenya, région Est, Emali : le plus souvent vert olive à vert-brunâtre
- Mexico, Chihuahua, Chavira
- Myanmar (Birmanie), Mandalay, Pyin U Lwin (Pyin Oo Lwin), Mogok, Bernardmyo & Kyaukpon & Pyaung-Gaung : gisements majeurs, dont gemmes +100 ct
- Norvège, Møre og Romsdal (Raumsdalr), Vanylven, Almklovdalen & Sondmore
- Pakistan, Khyber Pakhtunkhwa, Kohistan & Mansehra, vallée de Naran Kaghan, dont Suppat (Sapat, Sappat, Supat) : gisement majeur découvert en 1994, dont gemmes +100 ct (Koivula et al., 1994)
- Sri Lanka, Sabaragamuwa, Kolonne : variété commerciale "Dunilite"
- Sri Lanka, Sabaragamuwa, Ratnapura
- Tanzanie, Tanga, Umba, Usambara : dépôt alluvionnaire mis à jour en 1982 (Stockton et al., 1983)
- USA, Arizona, Gila, San Carlos Apache Reserve : gisement majeur et historique, déjà exploité au XIXè siècle par les indiens Apache
- USA, Hawaï, Oahu, Salt Lake Crater
- USA, Kansas, Kiowa (Brenham) & Lyon (Admire) : lieux de découverte de météorites Pallasite à inclusions d'Olivine taillable à facettes
- USA, Nouveau Mexique, Dona Ana, Las Cruces, Kilbourne Hole
- Vietnam, Dak Lak & Lam Dong
- Vietnam, Gia Lai, Bien Ho & Ham Rong

    Rareté, indices de qualité ...

Rareté du brut : 
rarete
Rareté du taillé : 
rarete_taille
les Péridots vert franc supérieurs à 10 carats méritent ***
Indices de qualité :  
1/5
taille à facettes de qualité moyenne, transparent avec inclusions visibles, vert-brunâtre, poids < 1 ct
2/5
taille à facettes de qualité standard, transparent avec très petites inclusions, vert-jaune terne, poids < 2 ct
3/5
taille à facettes de qualité, transparent sans inclusions visibles à l'Sil nu, vert-doré médium, poids < 5 ct
4/5
taille à facettes de qualité, transparent sans inclusions, vert-doré intense, poids < 10 ct
5/5
taille à facettes de grande qualité, transparent sans inclusions, vert-doré saturé à vert franc, poids > 10 ct

    Propriétés physiques & optiques ...

Clivage : 
indistinct selon {010} et {100}
Cassure : 
conchoïdale
Dureté : 
6,5  à  7
densité (d) : 
3,26  à  3,49
Résistance aux chocs : 
fragile
Résistance à la chaleur : 
bonne car le point de fusion est > 1400°C mais la flamme du chalumeau peut provoquer l'apparition de craquelures
Réaction aux acides : 
soluble dans l'acide chlorhydrique tout en produisant un résidu gélatineux
Observation(s) :
- Modérément attiré à totalement entraîné par un aimant-Nd Ø12x12mm de force N52 (auteur TP, 2011)
- La densité augmente avec la teneur en fer

Couleur(s) : 
vert 
la couleur dans la masse est toujours verte : vert pâle à clair, vert-jaune à vert-doré, vert-beige à vert-brunâtre, vert olive, vert émeraude (rare), vert foncé, jaune-vert (rare)
- la présence du fer bivalent Fe2+ est la cause principale de la couleur qui tendra vers le jaune par l'apport de fer trivalent Fe3+ (Nassau, 1994) ou le brun lorsque Fe2+ est en concentration excessive (minerals.caltech.edu, 07/2012)
- le vert peut être renforcé par la présence d'impuretés de Ni2+ et/ou de Cr3+ (Koivula, 1981 ; Deer et al., 1992 ; minerals.caltech.edu, 07/2012)
- le plus joli vert correspond à une teneur en oxyde de fer n'excédant pas les 12-15% (Arem, 1987). Au-delà de ce seuil, la couleur deviendra vert-brunâtre puis brun-verdâtre, jusqu'au brun de la Fayalite.
Couleur du trait : 
blanc incolore 
Caractère et signe optique : 
B+
anisotrope biaxe positif
Indice de réfraction (IR) : 
1,647  à  1,706
Biréfringence (Bir.) : 
0,030  à  0,040
Eclat : 
vitreux, vitreux-gras
Transparence : 
transparent à translucide
Effet optique : 
chatoyance (oeil-de-chat causé par les inclusions), astérisme (étoile causée par les inclusions)
Dispersion : 
0,020
Polariscope : 
rétablit tous les 1/4 de tour
Angle 2V : 
85 à 100°
Pléochroïsme : 
Faiblement dichroïque : jaune, jaune-vert / vert, vert-jaune, vert-brunâtre
Spectre d'absorption : 
Spectre du fer caractéristique, 3 bandes nettes dans le bleu-vert et le vert à 493, 473 et 453 nm, parfois une ligne floue ou une bande floue supplémentaire dans le vert à 529 nm ou dans le orange à 635 nm (Winter, 2005 ; Anderson et al., 2006)
Filtre Chelsea : 
Inerte
Fluorescence aux UV : 
Inerte aux UVL et UVC, la présence du fer empêche toute luminescence dans l'ultraviolet
Observation(s) :
- L'IR et la biréfringence augmentent avec la teneur en fer
- La biréfringence mesurée dans des Olivines issues de météorites Pallasite (Fukang, Brahin, Esquel et Brenham) est souvent inférieure à 0,030, avec une densité comprise entre 3,36 et 3,40 (Leelawathanasuk et al., 2011)
- L'effet œil de chat existe mais reste rare, l'astérisme est encore plus rare (Beaton, 2009)

    Inclusions ...  

(A comparer avec les inclusions dans le Péridot synthétique : bulles de gaz, parfois avec une queue (Nassau, 1994))
- Minéraux (Gübelin & Koivula, 2005) : anhydrite (Egypte), antigorite (Pakistan), apatite, augite (Hawaï), biotite (Arizona, Chine, Myanmar, Nouveau Mexique), chalcopyrite (Arizona), chromite, chrysotile ou asbeste fibreuse (Norvège, Nouveau Mexique, Vietnam), diopside chromifère (Arizona, Chine, Myanmar), forstérite, hématite, hercinite (Arizona, Nouveau Mexique), ilménite, ludwigite (Pakistan), magnétite, picotite (Vietnam), pyrrhotite (Chine, Nouveau Mexique), spinelle chromifère, vonsenite (Pakistan)
- Boules de verre contenant parfois des bulles de gaz (Hawaï, Nouveau Mexique) (Koivula, 1981 ; Fuhrbach, 1992)
- Bulles de gaz, parfois avec une queue de comète (Nassau, 1994)
- Clivages partiellement guéris (Gübelin & Koivula, 2005)
- Cristaux négatifs
- Empreintes digitales / givres / petites inclusions fluides
- Fractures ou fissures partiellement guéries
- Halo autour d'une inclusion de chromite, d'hercinite, de spinelle chromifère ou d'un cristal négatif, aussi appelé "feuille de nénuphar" (lily-pad), très caractéristique voire diagnostique
- Inclusions biphasées : fluide + gaz
- Inclusions d'exsolution de possibles agrégats ferreux orientés, parfois cause de chatoyance ou d'astérisme (Kane, 1987)
- Minces plaquettes, fines aiguilles, films minces et chaînes de fines particules, parfois cause d'astérisme à 4 branches (Beaton, 2009))
- Plans parallèles / traces de maclage parallèles (Adamo et al., 2009)
- Veines vaporeuses ressemblant à de la fumée (Arizona, Nouveau Mexique, Chine), parfois très nombreuses jusqu'à donner un aspect légèrement laiteux (Koivula, 1981 ; Fuhrbach, 1992)

Inclusions présentes dans l'Olivine d'origine extraterrestre :
- Dislocations aciculaires cruciformes, parfois cause de chatoyance (Sinkankas et al., 1992 ; Overlin, 2008 ; Shen et al., 2011)
- Fractures teintées brun-rougeâtre par l'oxydation de particules nickel-fer (Sinkankas et al., 1992)
- Inclusions lamellaires rouge-brunâtres striées, parfois iridescentes (Shen et al., 2011)
- Inclusions tubulaires parallèles (Pallasite de Fukang, Chine) (Stevens et al., 2010)
peridot inclusions dépressions
Pakistan, dépressions de surface sur cristal brut
Photo © Gemmo.eu
peridot inclusions aciculaires
Chine, inclusions aciculaires
Photo © Gemmo.eu
peridot inclusions ludwigite
Pakistan, inclusions de ludwigite
Photo © Gemmo.eu
peridot inclusions noires
Myanmar, inclusions aciculaires noires
Photo © Gemmo.eu
peridot inclusions halo nénuphar
Pakistan, halos (feuilles de nénuphar)
Photo © Gemmo.eu
peridot inclusion halo feuille de nenuphar
Pakistan, halo (nénuphar)
Photo © Gemmo.eu
peridot inclusions lily pad
Pakistan, halo (nénuphar)
Photo © Gemmo.eu
peridot inclusions halo nenuphar
Pakistan, halo (nénuphar)
Photo © Gemmo.eu
peridot inclusions halo nenuphar
Pakistan, halo autour d'une inclusion minérale (nénuphar)
Photo © Gemmo.eu

    Traitements ...  

- Des essais de traitement par irradiation au Cobalt-60 n'ont produit aucune modification de la couleur (Fuhrbach, 1992)
- Des essais de traitement thermique en atmosphère ambiante ont entraîné à partir de 700°C une modification de couleur plus foncée vers le brunâtre et/ou la formation d'une mince couche oxydée aux reflets bleutés et à l'éclat métallique (Stockton et al., 1983 ; Fuhrbach, 1992)
- Remplissage des fractures à l'aide d'une résine polymère : ce traitement a déjà été observé mais n'offre pas d'excellents résultats (Gübelin & Koivula, 2005)
En conclusion, le Péridot n'est généralement pas traité selon ces méthodes puisqu'elles n'apportent pas d'embellissement notable.
- Assemblage composite Péridot / résine polymer : la proportion très importante de résine, à l'image de celle du verre au plomb dans certains Rubis traités, ne permet plus d'appeler cette gemme un Péridot mais un Péridot-composite. L'identification de ce traitement se fait essentiellement à la loupe ou au microscope, avec la détection de bulles de gaz en grand nombre une différence notable d'éclat entre les matières. (Choudhary, 2015)

    Imitations et indices de reconnaissance ...  

Imitations / synthèses : 
Les synthèses fabriquées par la méthode de croissance en zone flottante ont vu le jour dès le début des années '80. (Hosoya et al., 1982)
A titre expérimental, une synthèse ≈Fo90Fa10 a été fabriquée au laboratoire californien Lawrence Livermore National Laboratory (LLNL) en 1991 par la méthode de croissance en zone flottante, sous atmosphère constituée de monoxyde et de dioxyde de carbone, à raison de 2 mm par heure. L'expérience a montré que dès qu'il y avait une arrivée d'oxygène, la couleur virait au brun. Les constances physiques et optiques sont exactement les mêmes que celles du Péridot naturel, seules les inclusions peuvent faire la différence, comme dans bien des gemmes naturelles/synthétiques (Hanson, 1991 ; Nassau, 1994)
La production de Péridots synthétiques n'est pas viable économiquement car le coût de fabrication reste trop élevé en comparaison du prix des gemmes naturelles sur le marché mondial, notamment dans les poids inférieurs à 2 ct/pce.
Le tableau des confusions possibles et des indices de reconnaissance est réservé aux inscrits  

    Taille et usage ...

Taille :  
rond
rond
ovale
ovale
octogonal
octogonal
émeraude
rectangle - baguette
rectangle
baguette
carré
carré
poire
poire
trilliant
trilliant
triangle
coussin
coussin
marquise
marquise
navette
coeur
cœur
briolette - goutte
briolette
goutte
fantaisie
fantaisie

    Références ...  

Auteur(s) / éditeur :
Thierry Pradat / G-PLUS
Remerciements :


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pierres d'étude, de collection et de bijouterie


Références : 
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- Back M.E., Mandarino J.A. (2008) Fayalite, Forsterite. Fleischer's Glossary of Mineral Species, The Mineralogical Record, Tucson, pp. 69, 79 (EN)
- Beaton D. (2009) Rare star peridot. Gems & Gemology, Vol. 45, No. 2, pp. 138-139 (EN)
- Choudhary G. (2015) Peridot-polymer composite. The Journal of Gemmology, Vol. 5, No. 34, pp. 401-402 (EN)
- Collectif (1864) Chemical geology. The Chemical news and journal of industrial science, Vol. 9, p. 92 (EN)
- Deer W.A., Howie R.A., Zussman J. (1992) Olivine group. An introduction to the rock-forming minerals, 2nd ed., Pearson - Prentice-Hall, pp. 3-13 (EN)
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Références complémentaires sur le web :
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- Webmineral.com Olivine (EN)
- Minerals.net Olivine (EN)
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- Gemsdat.be (EN)
- Gemologyproject.com (EN)
- Rruff.info Olivine (EN)
- Minerals.caltech.edu Olivine (EN)