La biréfringence est égale à la valeur numérique de l'écart maximal entre l'indice de réfraction le plus petit et celui le plus grand dans une matière gemme anisotrope. Elle se mesure à l'aide d'un réfractomètre de gemmologie.
Les valeurs d'écart données dans la base vont légèrement au-delà de l'extrême minimal et de l'extrême maximal afin de tenir compte des éventuelles erreurs de lecture au réfractomètre.
Sur le principe d'Archimède, la densité est le rapport entre le poids d'une matière gemme et le poids de son même volume d'eau. Il s'exprime sans unité de mesure. Dans l'idéal, la densité se mesure à l'aide d'une balance hydrostatique digitale précise au 1/100ème de carat.
L'échelle de dureté ou l'échelle de Mohs indique la résistance à la rayure pour dix minéraux de référence. Le minéral numéro 1 est le plus tendre et le minéral numéro 10 est le plus dur. Entre ces extrémités, le minéral raye celui du numéro immédiatement inférieur mais sera rayé par celui du numéro immédiatement supérieur. Deux minéraux de même dureté se rayeront l'un l'autre mais difficilement. Les demi-échelons sont également utilisés.
   1 : Talc - friable sous l'ongle
   2 : Gypse - se raye avec l'ongle
   3 : Calcite - se raye avec une pièce en cuivre
   4 : Fluorite - se raye facilement avec une lame de canif
   5 : Apatite - se raye plus difficilement avec une lame
   6 : Orthose - raye difficilement une vitre en verre
   7 : Quartz - raye facilement une vitre en verre
   8 : Topaze - raye très facilement une vitre en verre
   9 : Corindon - coupe le verre
   10 : Diamant - coupe plus facilement le verre
Lorsqu'un rayon de lumière traverse l'air et pénètre dans une substance liquide ou solide, d'une part il est ralenti et d'autre part sa direction est déviée ou réfractée. Pour simplifier, l'indice de réfraction (IR) prend en compte l'angle de déviation limite de la lumière entre l'air et le solide. Il se mesure à l'aide d'un réfractomètre de gemmologie (jusqu'à 1,79).
Les IR donnés dans la base vont légèrement au-delà de l'extrême minimal et de l'extrême maximal afin de tenir compte des éventuelles erreurs de lecture au réfractomètre.
   : fréquent à peu commun
   : peu commun à rare
   : rare à très rare
   : très rare à rarissime
A noter :
- La beauté prime. L'indice de rareté proposé ici concerne la belle qualité gemme ou ornementale.
- La rareté est distincte de la valeur. L'offre et la demande font le prix alors que l'état des ressources disponibles fait la rareté. Une pierre peut être chère mais pas forcément rare alors qu'une pierre très rare ne sera pas forcément plus chère.
- La notion de rareté est relative. Pour une même pierre, il peut exister plusieurs variétés dont le degré de rareté sera différent selon la transparence, la couleur ou la provenance.
- Le critère de rareté évolue dans le temps. Une pierre peut être très rare jusqu'au jour où un nouveau gisement très productif est exploité, la rendant ainsi moins rare, ou inversement lorsque plus aucun gisement n'est découvert.
- Les gemmes artificielles/synthétiques ne sont pas rares, même si leur coût de fabrication est très élevé puisqu'il est possible de les reproduire à l'infini.
Cet indice reflète l'opinion de l'auteur et n'engage que lui.
Degré de rareté,
BRUT

: fréquent à peu commun
: peu commun à rare
: rare à très rare
: très rare à rarissime
Sur la rareté du brut :
- La beauté prime. L'indice de rareté proposé ici concerne la belle qualité gemme ou ornementale.
- La rareté est distincte de la valeur. L'offre et la demande font le prix alors que l'état des ressources disponibles fait la rareté. Une pierre peut être chère mais pas forcément rare alors qu'une pierre très rare ne sera pas forcément plus chère.
- La notion de rareté est relative. Pour une même pierre, il peut exister plusieurs variétés dont le degré de rareté sera différent selon la transparence, la couleur ou la provenance.
- Le critère de rareté évolue dans le temps. Une pierre peut être très rare jusqu'au jour où un nouveau gisement très productif est exploité, la rendant ainsi moins rare, ou inversement lorsque plus aucun gisement n'est découvert.
- Les gemmes artificielles/synthétiques ne sont pas rares, même si leur coût de fabrication est très élevé puisqu'il est possible de les reproduire à l'infini.
Degré de rareté,
TAILLÉ

: très fréquemment taillé
: usuellement taillé
: rarement taillé
: très rarement taillé
Sur la rareté de la taille :
- La taille sans facettes est appliquée aux cabochons, perles, camées, intailles et sculptures. Elle concerne le plus souvent les pierres ornementales opaques ou translucides. Il peut y avoir des exceptions pour les besoins de la joaillerie ou des arts décoratifs.
- La taille à facettes, réalisée par un lapidaire, est destinée à renforcer la brillance, l'éclat et le feu des gemmes transparentes.
- Un degré de rareté supérieur à celui de la disponibilité du brut indique une difficulté physique évidente à tailler telle que la petitesse des cristaux, une faible dureté ou une fragilité excessive.
Ces indices reflètent l'opinion de l'auteur et n'engagent que lui.
Chaque carré couvre l'une et/ou l'autre des couleurs suivantes :
    blanc  blanc pur, crème, cassé, ivoire
    bleu  bleu pâle à bleu nuit, bleu-vert, bleu-violacé
    brun beige marron  brun, du beige clair au marron foncé
    gris  gris très clair à foncé, argenté
    incolore  incolore, sans aucune couleur
    jaune  jaune pâle à bouton d'or, jaune-vert, doré
    multicolore bicolore  multicolore, 2 couleurs distinctes minimum
    noir  noir et gris très très foncé (anthracite)
    orange  orange, aux limites du jaune, rouge ou brun
    rose  rose pâle, bonbon, fuschia, magenta
    rouge  rouge, aux limites du orange, brun ou violet
    vert  vert pâle à sombre, vert-bleu, vert-doré
    violet mauve  violet clair à foncé, mauve, pourpre
La transparence est aussi appelée diaphanéité.
Trois possibilités pour une matière gemme :
 transparent = transparent : la lumière passe à travers sans distorsion
 translucide = translucide : la lumière passe à travers de manière floue
 opaque = opaque : la lumière ne passe pas à travers du tout
Le moteur reconnaît les matières gemmes d'après :
- les familles : quartz, zéolite, synthèse, verre...
- les noms usuels : citrine, péridot, émeraude...
- les variétés : rubellite, indicolite, verdelite...
- les synonymes : idocrase, barytine, dichroïte...
- les noms commerciaux : tashmarine®, zultanite®...
- les noms locaux : morrisonite, bolivianite, dallasite...
- les noms familiers : séraphinite, oeuf de tonnerre...
- les noms obsolètes ou peu usités : pycnite, trystine...
- les métaux natifs : or, argent, cuivre, platine...
- les noms anglais : chalcedony, garnet, topaz, ruby...
- les noms allemands : aquamarin, achat, smaragd...
- les noms de fabrication : Verneuil, Gilson, Chatham...
- les fautes : flourite, agirine, amétyste, damburite...
- l'absence d'accents : calcedoine, peridot, benitoite...
Astuce rapide : tapez juste les trois premières lettres...
Le moteur ne reconnaît pas :
- tout ce qui n'est pas une matière gemme, donc de nombreuses roches et minéraux.
- quelques noms relatifs aux matières gemmes n'ayant pas encore de fiche complète.
- Par défaut, cette liste est triée dans l'ordre alphabétique de A à Z. Vous pouvez inverser l'ordre en cliquant sur le triangle bleu. Vous pouvez trier toutes les colonnes de la même manière, du plus grand au plus petit et inversement. Le tri s'effectue sur la liste complète ou sur la sélection issue d'une recherche.
- Les noms sur fond vert indiquent des matières gemmes organiques
- Les noms sur fond rose indiquent des matières gemmes artificielles
- Les noms en bleu mènent à une fiche complète.
- Les matières amorphes ou cubiques sont monoréfringentes. La lumière ne se dédouble pas lorsqu'elle les traverse. Ces matières sont dites optiquement isotrope (ISO).
- Les matières cristallines de système trigonal, hexagonal ou quadratique sont biréfringentes. Elles possèdent un axe optique dont la lumière transmise perpendiculairement se divise en deux rayons polarisés distincts. Ces matières sont dites optiquement anisotrope uniaxe, dont la biréfringence peut être de signe optique positif ou négatif (U+ ou U-).
- Les matières cristallines de système orthorhombique, monoclinique ou triclinique sont également biréfringentes. Elles possèdent deux axes optiques dont la lumière transmise se divise en trois directions de vibration. Ces matières sont dites optiquement anisotrope biaxe, dont la biréfringence peut être de signe optique positif ou négatif (B+ ou B-).
Pour une meilleure visualisation et une analyse facile des données, les inscrits (gratuit) peuvent trier chacune des 26 colonnes, dans un sens comme dans l'autre.
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Dans ce champ, saisissez :
- l'IR simple et unique d'une matière isotrope
ou bien
- l'IR minimal d'une matière anisotrope
ou bien
- l'IR moyen d'une matière anisotrope, dans ce cas ne saisissez rien dans le champ suivant
ATTENTION, une erreur de lecture de ±0,002 au réfractomètre peut fausser les résultats. Confirmez bien votre mesure avant de la saisir.
Dans ce champ, saisissez uniquement l'IR maximal d'une matière anisotrope
ATTENTION, une erreur de lecture de ±0,002 au réfractomètre peut fausser les résultats. Confirmez bien votre mesure avant de la saisir.
La biréfringence est calculée ici automatiquement. Elle correspond à la différence entre l'IR maxi ng et l'IR mini np.
Lorsque cela est possible, la mesure d'une densité précise (±0,01) permet d'affiner grandement les résultats.
Les résultats peuvent comprendre les matières gemmes qui ne sont intrinsèquement pas du caractère ou du signe optique demandé mais qui peuvent se comporter anormalement comme tel.
ATTENTION, il est assez difficile d'interpréter correctement les tests de rayure. Remplissez ce champ uniquement si vous êtes sûr(e) de vous.
Figurent ici les noms officiellement admis mais aussi les dérivés, les appellations commerciales communément employées, les synonymes familiaux, les noms de variétés proches ainsi que certaines appellations obsolètes ou peu usitées.
Une appellation est interdite dès le moment où il peut y avoir une confusion avec la gemme de cette fiche ou une autre gemme, généralement de valeur supérieure, sans qu'aucune autre explication ne soit donnée sur l'identité réelle.
Fracture ou fissure aléatoire, non directionnelle, effet d'une contrainte physique. Il existe différents types reconnaissables de cassure qui peuvent contribuer à l'identification. Les deux principales sont la cassure conchoïdale, constituée de brisures concentriques, et la cassure irrégulière, formée de dents disposées en relief aléatoire.
Le classement est effectué en fonction de la composition chimique. Il existe deux systèmes de classification légèrement différents l'un de l'autre. Celui de Dana et celui de Strunz. Ce dernier est le suivant :

I. Eléments natifs (métaux et non-métaux)
II. Sulfures et sulfosels
III. Halogénures
IV. Oxydes (et Hydroxydes)
V. Carbonates et Nitrates
VI. Borates
VII. Sulfates (Sélénates, Tellurates, Chromates, Molybdates,
       Tungstates/Wolframates)
VIII. Phosphates, Arséniates et Vanadates
IX. Silicates (Nésosilicates, Sorosilicates, Cyclosilicates, Inosilicates,
      Phyllosilicates)
X. Composés organiques

- Les roches et agrégats sont hors classement.
Marque ou cassure directionnelle visible suivant le ou les plans de faiblesse des liaisons atomiques d'une matière gemme cristalline. Le clivage peut être qualifié de nul (ou inexistant), indistinct, distinct ou parfait. Une gemme au clivage parfait sera plus fragile qu'une gemme au clivage nul.
Couleur que laissera le trait ou la trace de poudre lorsque l'on frotte une matière gemme sur la surface plane d'une porcelaine dépolie. Ce test étant destructeur, il ne peut être pratiqué que sur les matières brutes.
- Matière minérale naturelle : il s'agit de la date à laquelle le minéral a été nommé et décrit scientifiquement. Certains minéraux peuvent avoir été connus depuis l'antiquité mais ont été identifiés et classifiés bien plus tard. C'est cette dernière date officielle qui est prise en compte.
- Matière synthétique ou artificielle : dans l'ordre de leur chronologie, il s'agit de la date d'invention initiale et des éventuelles dates de perfectionnement ou de variétés distinctes.
Séparation progressive de la lumière blanche dans les couleurs du spectre visible, réfractée chacune à une longueur d'onde d'un angle différent. La dispersion de la lumière en couleurs distinctes ressortant d'une matière gemme transparente est mesurable et peut être qualifiée de nulle, faible, forte ou très forte selon son intensité. Plus la dispersion est élevée, plus la gemme renverra des scintillements de couleur, aussi appelés les feux. Les matières gemmes à forte dispersion sont le plus souvent d'un IR élevé, supérieur à la limite du réfractomètre (> 1,79).
Angle formé par les directions des deux axes optiques d'une matière gemme anisotrope biaxe ou uniaxe se comportant anormalement comme biaxe.
Effet causé par la réflexion de la lumière à la surface d'une matière gemme. Son intensité dépend de la qualité du polissage et de l'indice de réfraction. Plus l'IR est élevé et plus l'éclat sera vif.
Les qualificatifs les plus courants sont : adamantin, subadamantin, vitreux très brillant, vitreux, résineux, cireux, graisseux, soyeux, métallique, nacré...
Effet causé par la réflexion de la lumière sur des éléments situés sous la surface de la matière gemme. Ces éléments peuvent être des inclusions, des lacunes cristallines, des macles, des plans de clivage, des fissures, des couches minces ou des agencements structurels spécifiques.
Les effets optiques les plus souvent rencontrés dans les matières gemmes sont l'astérisme, le chatoiement, l'aventurescence, l'iridescence et le changement de couleur selon le type de lumière. D'autres effets plus rares ne concernent que quelques gemmes.
Ce filtre dichromatique a la particularité de ne laisser passer que la lumière située dans le rouge vif (690 nm) et le vert-jaune (570 nm). Il permet notamment de déceler la présence du chrome ou du cobalt (naturel ou introduit artificiellement), caractérisée par une couleur rose à rouge à travers le filtre. Ce test ne donne qu'une indication et n'est pas diagnostique.
La fluorescence est un effet de luminescence correspondant à une émission de lumière visible dégagée par une matière gemme au moment où elle est excitée par des radiations d'énergie plus élevée que celles de la lumière visible. La limite de cette dernière est représentée par le violet, de longueur d'onde de 400 nm (1 nm = 1 nanomètre = 1 milliardième de mètre). D'une énergie plus haute, l'ultraviolet à ondes longues (UVL) se situe à env. 365 nm et l'ultraviolet à ondes courtes (UVC) à env. 254 nm.
La matière est dite phosphorescente lorsqu'elle continue d'émettre un effet de luminescence après avoir été soustraite de la source de radiations. Les réactions d'une matière gemme aux UVL et aux UVC peuvent s'avérer très utiles dans l'identification d'une matière gemme.
Liste non exhaustive, seuls les gisements significatifs ou de belle qualité gemme et ornementale sont mentionnés.
Une imitation est une matière ressemblant à une autre mais sans en posséder les caractéristiques chimiques ou physiques. A l'inverse, une synthèse est chimiquement et physiquement équivalente ou presque à sa contrepartie naturelle.
Sont considérées comme inclusions à l'intérieur d'une matière gemme :
- des corps étrangers solides, liquides ou gazeux
- des clivages, des macles, des fractures, des fissures
- des tensions internes lors de la cristallisation ou de la fabrication
- des zones de couleurs contrastées
- des différences de transparence
- des traces de traitement
Les inclusions sont parfois visibles à l'oeil nu et le plus souvent à l'aide d'une loupe 10x ou d'un microscope.
Ces indices notés  1/3 à 3/3  ou  1/5 à 5/5  permettent de situer une qualité par rapport à une autre pour une même matière gemme.
- 1/3 ou 1/5  correspond à la qualité la plus faible.
- 3/3 ou 5/5  correspond à la meilleure qualité, généralement de belle valeur.
Les intermédiaires sont souvent intéressants d'un point de vue gemmologique et sont couramment acceptés en bijouterie, lorsque la dureté le permet.
Ces indices reflètent l'opinion de l'auteur et n'engagent que lui.
- Matière minérale naturelle : minéral en provenance de la terre sans modification par l'homme, hormis la taille et le polissage
- Matière naturelle traitée artificiellement : a fait l'objet d'une modification physique par l'homme, en plus de la taille et du polissage
- Matière organique : issue d'un organisme vivant, végétal ou animal
- Matière synthétique : fabriquée par l'homme avec sa contrepartie existante à l'état naturel
- Matière artificielle : fabriquée par l'homme sans contrepartie existante à l'état naturel
- Matière composite : assemblée à l'aide de deux matériaux différents ou plus
- Matière reconstituée : assemblée à l'aide d'un ou plusieurs matériaux
Dans un grand nombre de matières gemmes anisotropes transparentes de couleur, la lumière est absorbée, polarisée et transmise différemment, selon la nature et l'orientation de la structure cristalline. Cette différence se traduit par la présence de deux ou trois couleurs distinctes, visibles parfois à l'oeil nu, mais le plus souvent à l'aide d'un dichroscope ou d'un polariscope à filtres parallèles. Ce phénomène optique est appelé absorption sélective différentielle.
- Une matière gemme uniaxe peut être dichroïque et montrera alors un pléochroïsme de deux couleurs distinctes.
- Une matière gemme biaxe peut être dichroïque ou trichroïque, avec un pléochroïsme de deux ou trois couleurs distinctes.
A noter :
- Les matières incolores ou isotropes ne présentent pas de pléochroïsme.
- Le pléochroïsme ne peut pas se produire parallèlement à un axe optique.
- L'intensité peut être variable selon les gemmes : nul, faible, distinct, fort, très fort
Cet instrument permet de distinguer les matières gemmes transparentes isotropes et anisotropes ainsi que les pierres polycristallines. Il est constitué d'une lampe à sa base et de deux filtres polarisants croisés à 90° entre lesquels la matière gemme est examinée dans tous les sens lors d'une rotation complète. Les résultats suivants sont observés :
- Ne rétablit pas = la matière reste constamment éteinte = isotrope
- Rétablit tous les 1/4 de tour = la matière s'allume et s'éteint 4 fois en une rotation complète = anisotrope
- Rétablit constamment = la matière reste constamment allumée = polycristallin
- Anomalies d'extinction = la matière s'allume et s'éteint partiellement = non diagnostique
A NOTER :
- L'examen est impossible sur les matières trop translucides ou opaques
- Les matières anisotropes ne rétablissent pas dans l'axe optique => toujours tester dans toutes les directions
- A l'aide d'un conoscope, peut servir à déterminer le caractère optique uniaxe ou biaxe par l'observation des figures d'interférence
- Peut servir à observer le pléochroïsme d'une matière gemme transparente anisotrope lorsque ses deux filtres polarisants sont parallèles.
- Liste des matières les plus approchantes par la couleur et par la transparence, puis par d'autres critères physiques ou optiques similaires.
- Les gemmes trop rarement taillées ne sont pas toutes mentionnées.
- Les variétés sont parfois indiquées pour faciliter la comparaison des valeurs gemmologiques.
- Sauf pour quelques rares exceptions, la réponse à un seul indice ne suffit pas à identifier une gemme. Il est important de cumuler plusieurs mesures et tests concluants.
   : très fréquemment taillé
   : usuellement taillé
   : rarement taillé
   : très rarement taillé
Il existe deux types de taille :
1) La taille sans facettes est appliquée aux cabochons, perles, camées, intailles et sculptures. Elle concerne le plus souvent les pierres ornementales opaques ou translucides. Il peut y avoir des exceptions pour les besoins de la joaillerie ou des arts décoratifs.
2) La taille à facettes, réalisée par un lapidaire, est destinée à renforcer la brillance, l'éclat et le feu des gemmes transparentes.
- Un degré de rareté supérieur à celui de la disponibilité du brut indique une difficulté physique évidente à tailler telle que la petitesse des cristaux, une faible dureté ou une fragilité excessive.
Cet indice reflète l'opinion de l'auteur et n'engage que lui.
Ce test potentiellement destructeur ne peut être appliqué qu'à des morceaux de matière brute. Il peut être révélateur de la présence de certains éléments chimiques dont la réaction au contact des acides sera caractéristique.
Attention, les acides sont toxiques et nocifs pour la santé. Ne pas ingérer, ne pas inhaler les vapeurs et éviter tout contact avec la peau, les yeux et les vêtements. Porter des gants et des lunettes de protection. Opérer dans un lieu bien ventilé.
Prendre garde à ne pas tester les matières gemmes solubles dans l'eau, même partiellement.
Sources réputées sérieuses à partir desquelles le contenu de cette fiche pratique a été rédigé. Les références sont principalement en anglais (EN), parfois en français (FR) ou en d'autres langues européennes (DE, IT, ES...).
Lorsqu'une matière gemme est chauffée, il arrive un point de température où sa structure s'altère jusqu'à fondre, le stade final. Toutes les matières gemmes sont fusibles, certaines beaucoup plus facilement que d'autres. Ce test destructeur ne doit être effectué que sur des échantillons bruts. Il peut donner quelques bons indices sur la composition chimique. La résistance thermique est aussi une information précieuse pour le sertisseur afin de lui éviter de chauffer des gemmes qui pourraient s'altérer au contact de la flamme du chalumeau. Les réactions thermiques, indésirables ou recherchées, sont notamment le changement de couleur, la modification de la transparence, le craquèlement et la fusion.
Synonyme de ténacité. Capacité d'une matière gemme à résister à une contrainte physique dont les conséquences sont la formation de fissures, de fractures, d'éclats, de cassures ou de clivages. A dureté équivalente, les matières polycristallines sont réputées plus tenaces que celles monocristallines. Plus une gemme est tenace et plus grande sera sa résistance à l'usure.
La lumière blanche est composée d'un ensemble de couleurs dont les sept de l'arc-en-ciel visibles à l'œil, dans l'ordre : rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet. En fonction de leur composition chimique, de nombreuses matières gemmes transparentes absorbent une ou plusieurs couleurs de cette lumière blanche qui les traverse, correspondant à des longueurs d'onde spécifiques. Le spectroscope est l'instrument de poche qui permet de visualiser en gris ou en noir les raies et les bandes d'absorption ainsi que leurs positions respectives sur le spectre des couleurs visibles. Certains spectres d'absorption sont caractéristiques et peuvent être diagnostiques dans l'identification d'une matière gemme.
Il existe 7 systèmes cristallins distincts. Chacun est reconnaissable d'après la position de son ou de ses axes de symétrie, d'après la dimension des faces et d'après leurs angles respectifs. En minéralogie, un système peut être d'ordre 2, 3, 4 ou 6. Ce chiffre indique le nombre de fois que la structure sera identique à elle-même au cours d'un tour complet autour de son ou de ses axes de symétrie.
1. Cubique : quatre axes d'ordre 3, trois axes d'ordre 4, six axes d'ordre 2
2. Trigonal à réseau rhomboédrique ou hexagonal : un axe d'ordre 3
3. Hexagonal : un axe d'ordre 6, trois axes d'ordre 2
4. Tétragonal ou Quadratique : un axe d'ordre 4
5. Orthorhombique : trois axes d'ordre 2
6. Monoclinique : un axe d'ordre 2
7. Triclinique : aucun axe de symétrie
Amorphe : aucune structure ordonnée
Il existe deux types de taille :
1) La taille sans facettes est appliquée aux cabochons, perles, camées, intailles et sculptures. Elle concerne le plus souvent les pierres ornementales opaques ou translucides. Il peut y avoir des exceptions pour les besoins de la joaillerie ou des arts décoratifs.
2) La taille à facettes, réalisée par un lapidaire, est destinée à renforcer la brillance, l'éclat et le feu des gemmes transparentes.
Ils regroupent plusieurs procédés différents grâce auxquels l'apparence physique d'une matière gemme est modifiée artificiellement. Ils sont destinés à améliorer la couleur et/ou la clarté et/ou la durabilité. Quel que soit le traitement appliqué, aucun n'est illégal dès le moment où sa nature exacte est révélée préalablement à tout achat, sachant qu'à critères qualitatifs égaux, une gemme naturelle aura toujours plus de valeur qu'une gemme traitée.
Cette information donne une idée de l'usage de la matière chimique au sens large.
Il est dit qu'une matière gemme doit être d'une dureté de minimum 7 pour résister à l'usure une fois montée en bijou. Il existe pourtant de nombreux bijoux avec des gemmes de dureté inférieure. Il sera plus prudent de faire monter de telles gemmes en pendentif, broche ou boucles d'oreilles, davantage protégées des chocs qu'en bague ou en bracelet.


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OPALE

  dernière mise à jour : 10/06/2019   |   nombre de photos :  110

Cette fiche pratique n'est pas le fruit d'un copié/collé sur internet ou d'ailleurs. Elle a été entièrement rédigée à partir de références antérieures sérieuses, citées dans le texte et mentionnées ici. Certaines données physiques et optiques constatées par le ou les auteurs viennent parfois en complément.
→ Adresse web de cette fiche :  http://www.gemmo.eu/fr/opale.php
Vous êtes libre de copier/coller ce lien dans votre site web, blog, discussions sur forum, emails, etc.


opale noble ou precieuseL'Opale est une silice hydratée, amorphe ou partiellement cristallisée. Elle se forme à basse température dans les eaux riches en silice, en milieu sédimentaire ou volcanique. Elle contient le plus souvent entre 4 et 10% d'eau, parfois au-delà de 20%. Elle existe aussi sous forme de pseudomorphose après des matières minérales ou organiques.
Il est utile de distinguer deux types : l'Opale noble ou précieuse montrant des jeux de couleurs changeantes selon l'angle de vision et l'Opale commune qui en est dépourvue. L'effet d'iridescence est causé par la diffraction de la lumière sur un empilement ordonné et régulier de nanosphérules de silice de diamètre quasi identique.
Malgré sa fragilité, l'Opale est très appréciée en bijouterie. Certaines Opales sont fortement valorisées en raison de leur extraordinaire jeu de couleurs. Les meilleurs gisements mondiaux sont situés en Australie, au Mexique et en Ethiopie. Il existe d'autres gisements dignes d'intérêt, tous détaillés dans cette fiche.


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Etymologie :
Du sanskrit upala pour pierre précieuse ou bien du grec opallion ou opallios ou du latin opalus. L'origine exacte est en fait incertaine.
Origine : 
matière amorphe inorganique naturelle
Histoire et croyances :
En 1829, Sir Walter Scott publia son roman historique Charles le Téméraire, ou, Anne de Geierstein, la fille du brouillard dans lequel la baronne Hermione portait un bijou serti d'une Opale noble qui changeait de couleur selon son humeur. Un jour, quelques éclaboussures d'eau bénite lui ont à jamais enlevé son jeu de couleurs. La baronne s'évanouit et fut transportée dans sa chambre. Quelques heures plus tard, on ne retrouva d'elle qu'une "poignée de cendres grisâtres". Par la suite, les nombreux lecteurs n'ont plus acheté d'opales, convaincus qu'elle portait malheur. La rumeur de malchance liée à l'opale, totalement infondée, n'a pas encore totalement disparu chez nous aujourd'hui alors qu'elle est considérée depuis toujours comme un porte-bonheur chez les grecs, une gemme de grande beauté chez les romains ou un symbole de pureté et d'espoir chez les asiatiques. (Scott, 1829 ; Frondel, 1962 ; Collectif, 2007)
Nom anglais :
Opal
Pierre du mois :
10
Système : 
amorphe
Formation :
- par altération des silicates dans les roches ignées et sédimentaires
- par dépôt dans les veines et cavités d'origine hydrothermale
- par remplacement de matière organique : coquillage, bois (tronc, branche, pomme de pain), os, rostre de mollusque...
- par pseudomorphose après un minéral : apatite, apophyllite, aragonite, calcite, gypse, ikaïte, sidérite (Frondel, 1962 ; Niedermayr & Pearson, 1997)
- par concrétion dans les roches sédimentaires
Habitus ou faciès :
En croûte au relief botryoïdal, globulaire, réniforme, d'aspect gélifié, compact à friable ou poreux, parfois de forme stalactitique, aussi en masses concrétionnaires, en rognons ou de forme irrégulière
Le maclage polysynthétique (multiple et croisé) a été constaté, notamment dans les Opales éthiopiennes d'origine sédimentaire (Gauthier, 2006)
Date de découverte : 
L'Opale est connue depuis l'antiquité et fut notamment comparée à d'autres pierres précieuses par Pline l'Ancien vers 77 ap. J-C
Groupe / famille :
Opale
Classe chimique : 
Hydroxyde
Composition chimique :
Dioxyde hydraté de silicium ou Hydroxyde de silicium
Formule chimique :
SiO2•nH2O
Records :
- Aurora Australis : Opale précieuse noire de 180 carats découverte à Lightning Ridge (Australie) en 1938, taille cabochon ovale, jeu de couleurs Harlequin avec dominante rouge, estimée AUD$1 million en 2005.
- Pride of Australia ou Red Emperor : Opale précieuse de 225 carats découverte à Phone Line (Australie) en 1915, de la forme du continent australien, formée de veines bleues et noires avec jeux de couleurs à dominante rouge.
- Olympic Australis : Opale précieuse de 17.000 carats, brut 28 x 12 x 11,5 cm, découverte à Coober Pedy (Australie) en 1956, de couleur uniforme, estimée AUD$2,5 millions en 2005.
- Comète de Halley : Opale précieuse de 1982 carats, brut 10 x 6,6 x 6,3 cm, découverte à Lightning Ridge (Australie), nommée ainsi pour sa ressemblance avec la comète, mise en vente pour AUD$1,2 million en 2006.
- Galaxy : Opale précieuse translucide taillée en cabochon informe de 140 x 102 x 41 mm, découverte dans la mine de Boi Morto, état de Piaui (Brésil) (Koivula & Kammerling, 1990b)
- Une Opale cristal de 315 ct à l'iridescence verte et bleue a été trouvée en 1988 sur le gisement d'Opal Butte dans l'Oregon, USA (Smith, 1988)
- Une Opale précieuse brute d'environ 600 carats a été trouvée dans les années 1920 sur le gisement de Tintenbar en Nouvelle Galles du Sud, Australie (Koivula et al., 1993)
Observation(s) :
- Les impuretés chimiques communément trouvées dans l'Opale sont : Al, Ca, K, Mg, Fe, Na et F (Frondel, 1962)
- Les impuretés chimiques trouvées en éléments traces (faible présence) sont : As, B, Ba, Be, Cd, Ce, Cl, Co, Cr, Cu, Ga, La, Li, Mn, Nb, Nd, Ni, Pb, Rb, Sc, Sr, Th, Ti, U, V, Y, Zn, Zr (Johnson et al., 1996 ; Johnson & Koivula, 1998 ; Gaillou, 2006 ; Rondeau et al., 2010 ; Simoni et al., 2010 ; Pardieu, 2011 ; Renfro & McClure, 2011)
- L'eau contenue dans l'Opale se présente sous deux formes : l'eau moléculaire H2O et les groupes silanols (OH), la première étant majoritairement présente, entre 60 et 98% du total selon les variétés respectives Opale-AN, Opale-AG et Opale-CT. (Gaillou, 2006)
- Les colonnes de l'Opale synthétique ou d'imitation sont distinctes de celles de la naturelle (Wollo en Ethiopie par exemple) car leur disposition est plus régulière et leur forme davantage polygonale (Rondeau et al., 2010)

    Galerie photos ...

opale brune tanzanieopale brune tanzanie
Tanzanie, Opale commune
brune à jaune 38 x 23 mm
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opale jaune tanzanieopale jaune tanzanie
Tanzanie, Opale commune
jaune 33 x 25 mm
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opale jaune tanzanienneopale jaune tanzanienne
Tanzanie, Opale commune
jaune 33 x 17 mm
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opale rubanee blancheopale rubanee blanche
Opale commune 25,85 ct
rubanée blanche
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opale bicolore blanc bleu bresilopale bicolore blanc bleu bresil
Brésil, Opale commune 11,21 ct bicolore
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opale cacholong blanc porcelaineopale cacholong blanc porcelaine
Ouzbékistan, Opale commune
blanche 36 x 27 mm, var. Cacholong
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opale commune jaune et bruneopale commune jaune et brune
Tanzanie, Opale commune
brune à jaune 22 à 30 mm
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opale violette mexiqueopale violette mexique
Mexique, Opale commune 5,52 ct violette
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bois opalisébois opalisé
Bois modifié en Opale commune 4,52 ct
Coll. J. Fereire
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opale commune rose du perouopale commune rose du perou
Pérou, Opale commune
rose 14 à 24 mm
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opale rose perouopale rose perou
Pérou, Opale commune
rose 24 à 29 mm
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opale rose des andesopale rose des andes
Pérou, Opale commune
rose 20,50 ct
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opale dendritique du Perouopale dendritique du Perou
Pérou, Opale commune
dendritique 28 x 16 mm
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opale à dendrites péruvienneopale à dendrites péruvienne
Pérou, Opale commune
dendritique 25 x 16 mm
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opale bleue dendritique du perouopale bleue dendritique du perou
Pérou, Opale commune
dendritique bleu-verte 10 à 16 mm
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opale commune bleu vertopale commune bleu vert
Pérou, Opale commune
bleu-verte 3,50 ct
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opale bleue peruvienneopale bleue peruvienne
Pérou, Opale commune
bleu-verte 1,21 ct
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opale bleu-vert du perouopale bleu-vert du perou
Pérou, Opale commune bleue 1,82 ct
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opale bleue bresilienneopale bleue bresilienne
Brésil, Opale commune bleue 6,40 ct
Coll. J. Fereire
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opale bleue oregon USAopale bleue oregon USA
Oregon USA, Opale commune
bleue 10,48 ct
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opale bleue du bresilopale bleue du bresil
Brésil, Opale commune bleue 2,71 ct
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opale verte kiwi ou pistache malgacheopale verte kiwi ou pistache malgache
Madagascar, Opale commune
pistache ou kiwi 11 à 19 mm dont certaines déstabilisées, c'est à dire blanchies et/ou fissurées
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opale verte de madagascaropale verte de madagascar
Madagascar, Opale commune
pistache ou kiwi 22 x 18 mm
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opale kiwi ou opale pistacheopale kiwi ou opale pistache
Madagascar, Opale commune
pistache ou kiwi 26 x 17 mm partiellement déstabilisée
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prasopale ou opale prase verteprasopale ou opale prase verte
Tanzanie, Opale commune
verte 4,01 ct, var. Prasopale
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opale commune verte du perouopale commune verte du perou
Pérou, Opale commune
verte 1,53 ct
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opale chromifere du kazakhstanopale chromifere du kazakhstan
Kazakhstan, Opale commune
verte et chromifère 1,72 ct
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opale verte du bresilopale verte du bresil
Brésil, Opale commune
verte 4,00 ct
Coll. F. Hargous
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opale verte du biot varopale verte du biot var
Le Biot, Var, France, Opale commune
verte 0,80 ct
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opale bleu vert du biot varopale bleu vert du biot var
Le Biot, Var, France, Opale commune
vert-bleutée 5,07 ct
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opale commune jaune de tanzanieopale commune jaune de tanzanie
Tanzanie, Opale commune
jaune 10 à 12,5 mm
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opale jaune de tanzanieopale jaune de tanzanie
Tanzanie, Opale commune
jaune 24,15 ct
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opale jaune orangee tanzanienneopale jaune orangee tanzanienne
Tanzanie, Opale commune
jaune-orangée 11,04 ct
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opale jelly jaune oregon USAopale jelly jaune oregon USA
Oregon USA, Opale commune
jelly 6,88 ct
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opale jelly jaune orangee etats unisopale jelly jaune orangee etats unis
Oregon USA, Opale commune
jelly 6,08 ct
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opale jelly jaune orangee juniper ridgeopale jelly jaune orangee juniper ridge
Oregon USA, Opale commune
jelly 5,06 ct
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opale hyaline hyalite oregonopale hyaline hyalite oregon
Oregon USA, Opale commune
hyaline 9,80 ct
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opale opalescente hyaline hyalite USAopale opalescente hyaline hyalite USA
Oregon USA, Opale commune
hyaline 9,75 ct
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opale hyaline hyalite oregon avec opalescenceopale hyaline hyalite oregon avec opalescence
Oregon USA, Opale commune
hyaline 3,28 ct
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opale noire ethiopienneopale noire ethiopienne
Ethiopie, section d'Opale 5,57 ct dont la couleur sombre au centre est causée par les oxydes de manganèse
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opale oeuf avec zone blanche mexiqueopale oeuf avec zone blanche mexique
Mexique, Opale oeuf 2,45 ct
résultant d'une déstabilisation partielle
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opale oeuf ethiopieopale oeuf ethiopie
Ethiopie, Opale oeuf 97,40 ct
résultant d'une déstabilisation partielle
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opale de feu orange du bresilopale de feu orange du bresil
Brésil, grosse Opale de feu 95,94 ct
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opale de feu orange bresilienneopale de feu orange bresilienne
Brésil, Opale de feu 27,88 ct
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opale de feu orange du mexiqueopale de feu orange du mexique
Mexique, Opale de feu 7 x 5 mm
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opale de feu orange mexicaineopale de feu orange mexicaine
Mexique, Opale de feu 4,86 ct
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opale de feu rouge cerise du mexiqueopale de feu rouge cerise du mexique
Mexique, Opale de feu "cerise" 2,05 ct
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opale de feu mexiqueopale de feu mexique
Mexique, Opale de feu 2,74 ct
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opales chatoyantes jaunes tanzanieopales chatoyantes jaunes tanzanie
Tanzanie, Opale commune
oeil-de-chat 1,20 à 3,75 ct
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opales oeil de chat tanzanienneopales oeil de chat tanzanienne
Tanzanie, Opale commune
oeil-de-chat 2 à 4 ct
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opale chatoyante de tanzanieopale chatoyante de tanzanie
Tanzanie, Opale commune
oeil-de-chat 4,37 ct
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opale oeil-de-chat tanzanieopale oeil-de-chat tanzanie
Tanzanie, Opale commune
oeil-de-chat 10 x 6 mm
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couleurs interference au polariscope dans opale communecouleurs interference au polariscope dans opale commune
Tanzanie, Opale commune oeil-de-chat avec couleurs d'interférence (anisotropie anormale) vues au polariscope à filtres croisés avec une rotation à 90°
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opale commune et couleurs interferenceopale commune et couleurs interference
Tanzanie, lame mince d'une Opale commune oeil-de-chat avec couleurs d'interférence (anisotropie anormale) vues au polariscope à filtres croisés
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couleurs interference dans opale communecouleurs interference dans opale commune
Tanzanie, Opale commune oeil-de-chat avec couleurs d'interférence (anisotropie anormale) vues au polariscope à filtres croisés
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opale precieuse oeil de chatopale precieuse oeil de chat
Ethiopie, Opale précieuse 1,25 ct oeil-de-chat éclairée par deux faisceaux de lumière directionnels
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opale noble oeil-de-chatopale noble oeil-de-chat
Ethiopie, Opale précieuse 4,25 ct oeil-de-chat
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opale leopard hondurasopale leopard honduras
Honduras, Opale léopard 7,40 ct
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opale leopard mexiqueopale leopard mexique
Mexique, Opale léopard 6,32 ct
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opale dendritique éthiopieopale dendritique éthiopie
Ethiopie, Opale précieuse dendritique 5,79 ct
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opale boulder australieopale boulder australie
Australie, Opale boulder 7,41 ct
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opale matrix australienneopale matrix australienne
Australie, Opale boulder 25,02 ct
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coquille de coquillage opaliséecoquille de coquillage opalisée
Coquillage opalisé
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rostre belemnite opaliseerostre belemnite opalisee
Australie, rostre de bélemnite opalisé 6,54 ct
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opale lame mince jeu de couleursopale lame mince jeu de couleurs
Ethiopie, vue agrandie du jeu de couleurs d'une Opale précieuse en lame mince
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opale precieuse australieopale precieuse australie
Australie, Opale précieuse 0,64 ct
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opale noble australieopale noble australie
Australie, Opale précieuse 0,86 ct
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opale precieuse australienneopale precieuse australienne
Australie, Opale précieuse 0,94 ct
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opale multicolore australieopale multicolore australie
Australie, Opale précieuse 0,92 ct
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opale noble mezezo ethiopieopale noble mezezo ethiopie
Mezezo Ethiopie, Opale précieuse 12,67 ct "chocolat"
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opale brune ethiopienneopale brune ethiopienne
Mezezo Ethiopie, Opale précieuse 39,56 ct "chocolat"
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opale chocolat mezezo afriqueopale chocolat mezezo afrique
Mezezo Ethiopie, Opale précieuse 26 x 22 mm "chocolat" sculptée en reptile dans sa roche mère
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opale precieuse ethiopie - welloopale precieuse ethiopie - wello
Wollo Ethiopie, Opale précieuse 4,15 ct
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opale precieuse ethiopienne du weloopale precieuse ethiopienne du welo
Wollo Ethiopie, Opale précieuse 4,98 ct
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opale precieuse africaine du welloopale precieuse africaine du wello
Wollo Ethiopie, Opale précieuse 1,75 ct
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opale precieuse africaine du weloopale precieuse africaine du welo
Wollo Ethiopie, Opale précieuse 4,87 ct
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opale precieuse africaine du woloopale precieuse africaine du wolo
Wollo Ethiopie, Opale précieuse 4,74 ct avec présence d'une multitude de micro-inclusions noires
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opale noble africaine du wolloopale noble africaine du wollo
Wollo Ethiopie, Opale précieuse 5,51 ct
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opale éthiopienne du welloopale éthiopienne du wello
Wollo Ethiopie, Opale précieuse 3,28 ct
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opale éthiopienne du weloopale éthiopienne du welo
Wollo Ethiopie, Opale précieuse 4,85 ct
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opale précieuse wolo ethiopieopale précieuse wolo ethiopie
Wollo Ethiopie, Opale précieuse 2,13 ct "coccinelle"
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opale précieuse australienneopale précieuse australienne
Australie, Opale précieuse 9,82 ct
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opale noble wollo afriqueopale noble wollo afrique
Wollo Ethiopie, Opale précieuse 32,43 ct arc-en-ciel
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irisations ou iridescence arc en cielirisations ou iridescence arc en ciel
Vue agrandie d'irisations arc-en-ciel sur une Opale précieuse du Wollo en Ethiopie
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opale traitée par enfumage carboniqueopale traitée par enfumage carbonique
Lot d'Opales éthiopiennes précieuses traitées par enfumage carbonique
Coll. & photo © Taly Dyar
opale traitée teintée bleuopale traitée teintée bleu
Lot d'Opales éthiopiennes précieuses traitées par imprégnation de teinture bleue
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opale traitée teintée orangeopale traitée teintée orange
Lot d'Opales éthiopiennes précieuses traitées par imprégnation de teinture orange, confusion facile avec l'Opale de feu naturelle
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opale ethiopienne teintée en orangeopale ethiopienne teintée en orange
Ethiopie, Opale traitée 5,50 ct, avec nombreuses micro-inclusions, teintée en orange pour imiter l'Opale de feu
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traitement de l'opale par teinture orangetraitement de l'opale par teinture orange
Opale orange teintée 1,39 ct, avant et après un bain dans l'acétone pendant 72 h
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couleur acetonecouleur acetone
Couleur de l'acétone après un bain de 72 heures d'une Opale éthiopienne traitée par imprégnation de teinture orange
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opale traitée teintée orangeopale traitée teintée orange
Ethiopie, Opale traitée 2,75 ct, teintée en orange pour imiter l'Opale de feu
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opale traitee teintee rose ethiopienneopale traitee teintee rose ethiopienne
Ethiopie, Opale traitée 1,55 ct, teintée en rose
Photo © Gemmo.eu
lot opales traitees par teinturelot opales traitees par teinture
Ethiopie, assortiment d'Opales traitées, teintées de toutes les couleurs
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opale synthetique Gilsonopale synthetique Gilson
Opale artificielle Gilson de 1ère génération
Coll. P. Fumey - Photo © J.P. Gauthier
opale de synthèse Gilsonopale de synthèse Gilson
Opale artificielle Gilson de 2ème génération
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imitation opale polystyrene
Imitation d'Opale dont l'iridescence en colonnes est causée par les sphérules de polystyrène
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imitation opale en latex polystyrèneimitation opale en latex polystyrène
Imitation d'Opale en polystyrène
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opale imitation plastique latex polystyrèneopale imitation plastique latex polystyrène
Imitation d'Opale 14x10mm en polystyrène
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pierre de slocum imitation opalepierre de slocum imitation opale
Imitation d'Opale 1,50 ct en verre, aussi appelée Pierre de Slocum
Coll. AFG Lyon - Photo © J.P. Gauthier

    Appellations ...

Autres appellations et variétés : 
- Bois opalisé → l'Opale a petit à petit remplacé complètement ou rempli les interstices du bois
- Cacholong (Cachalong, Kacholong) → variété d'Opale commune blanche et opaque ou presque provenant à l'origine de Mongolie, d'abord décrite comme une Calcédoine (Valmont de Bomare, 1768 ; Haüy, 1801 ; De La Métherie, 1812), puis considérée comme une Calcédoine altérée, avec notamment la faculté de coller à la langue en raison de sa forte porosité et une ressemblance visuelle à la porcelaine. (Caire, 1826 ; Cuvier, 1827 ; Pujoulx, 1835)
- Chloropale → appellation obsolète d'une variété vert pistache riche en oxides de fer (Thomson, 1815)
- Diatomite → opalisation partielle ou totale d'un amalgame de squelettes fossilisés de diatomées (variété d'algue unicellulaire), d'une couleur claire et d'une structure friable, poreuse et peu dense
- Forcherite → variété d'Opale jaune à orange dont la couleur est causée par la présence d'orpiment (Dana, 1911) ou plutôt d'un dérivé amorphe de sulfure d'arsenic (Fritsch et al., 2002)
- Gemulet → nom commercial d'une imitation d'Opale créée à base de pâte de verre incluant des morceaux d’Opale synthétique Gilson (Johnson & Koivula, 1997)
- Hyalite (Hialite, Hyalith) = Opale hyaline → nom attribué à la variété commune incolore, transparente à translucide, opalescente ou non (Haüy, 1801 ; Collectif, 1819)
- Isopyre → appellation désuète pour désigner une Opale commune impure de couleur rouge foncé causée par les oxydes de fer
- Jaspe-opale = Jaspopale = Jasp'opale → variété commune ferrugineuse de couleur beige à brun-rouge ressemblant au Jaspe (Karsten, 1808)
- Lussatite → variété d'Opale-CT, en référence au gisement de Lussat dans le Puy-de-Dôme en Auvergne
- Mascareignite → variété de silice opalisée issue de matière organique, trouvée la première fois dans l'île de la Réunion
- Ménilite → appellation désuète d'une variété magnésienne commune de couleur grise, beige et/ou brune, trouvée à l'origine dans les marnes de l'est parisien, à Ménilmontant (Haüy, 1801)
- Merlinite → nom commercial d'une Opale commune blanche ou d'une Calcédoine blanche contenant des inclusions dendritiques noires
- Noix d'Yowah → concrétion ferrugineuse de couleur brun sombre à l'intérieur de laquelle une Opale précieuse peut être trouvée, en provenance exclusive d'Yowah Station située à l'ouest du Queensland, Australie (Collectif, 2007)
- Opale-A → structure complètement Amorphe ou presque, très désordonnée, surtout constatée dans les spécimens d'origine sédimentaire comprenant notamment les Opales nobles, les Opales communes de type Hyalite et les matières organiques opalisées, généralement formée à basse température (< 45°C) (Fritsch et al., 2002 ; Aguilar Reyes, 2004 ; Gaillou, 2006)
- Opale-AG → la structure est complètement Amorphe ou presque et se présente sous forme de Gel, et s'apparente à la forme d'Opale-A la plus souvent rencontrée (Gaillou, 2006)
- Opale-AN → la structure formant un réseau (Network) se rapproche de celle du verre siliceux Amorphe contenant de l'eau, la Hyalite (Gaillou, 2006)
- Opale-C → présence assez ordonnée de cristobalite-α dans la structure (Aguilar Reyes, 2004 ; Gaillou, 2006), un polymorphe du Quartz métastable à basse température
- Opale-CT → présence désordonnée dans la structure de deux polymorphes du Quartz : la cristobalite-α et une abondance de tridymite-α en empilements, surtout constatés dans les Opales communes d'origine volcanique (Fritsch et al., 2002 ; Aguilar Reyes, 2004 ; Gaillou, 2006) et parfois dans les Opales issues de sédiments marins (Gauthier et al., 1995, 2004, 2013)
- Opale à digites → nom attribué à une Opale commune ou précieuse qui présente une structure en forme de colonnes plus ou moins parallèles dont les extrémités s'amincissent et s'arrondissent, faisant penser à des doigts. Ce phénomène de dissolution partielle de l'Opale colonnaire est propre aux spécimens provenant du Shewa ou du Wollo en Ethiopie et n'a encore jamais été rencontré ailleurs. (Gauthier et al., 2013)
- Opale à feux en tête d'épingle (pinfire Opal) → le jeu de couleurs se manifeste sous forme d'une multitude de petits points iridescents très proches les uns des autres
- Opale à réseau réciproque (cf Opale coccinelle) → Opale précieuse rare du Wollo en Ethiopie se comportant comme un pseudo-monocristal et montrant des points de couleurs spectrales répartis sur toute la pièce dont la couleur de chaque point et leur position changent en même temps que celle de la lumière incidente (Fritsch & Rondeau, 2009)
- Opale à vitraux (de cathédrale) → nom familier attribué à une Opale dont l'apparence est similaire à celles de vitraux multicolores, notamment en provenance du Queensland en Australie (Collectif, 2007)
- Opale-agate → nom familier désignant une silice alternant des bandes parallèles d'Opale et de Calcédoine
- Opale-ambre ou Opale ambrée → nom familier d'une Opale dont la couleur dans la masse est similaire à celle de l'ambre
- Opale ananas → brut dont la forme, rappelant l'aspect visuel du fruit, est due à une pseudomorphose de l'Ikaïte, en provenance exclusive de White Cliffs en Australie (Niedermayr & Pearson, 1997)
- Opale arc-en-ciel → nom attribué à une Opale précieuse provenant du Wollo en Ethiopie dont la diffraction de la lumière se manifeste sous la forme de larges plages de couleurs spectrales allant du rouge au violet en passant par le orange, jaune, vert et bleu. Ce type d'Opale est assez rare et concerne moins de 1% de toutes celles en provenance du Wollo. (Gauthier et al., 2013)
- Opale bambou ou Tabasheer → formée à la jointure de certains bambous, cette opalisation est issue d'une sécrétion solide et poreuse, thermoluminescente et de très faible indice de réfraction (Collectif, 2007)
- Opale bidisperse → Opale issue d'un arrangement régulier de sphères de silice de deux diamètres différents. Beaucoup plus rares, ces Opales ne sont pas identifiables visuellement mais elles ont été observées par microscopie électronique aussi bien en environnement sédimentaire (opale-A) qu'en environnement volcanique (opale-CT). (comm. pers. Gauthier, 2013)
- Opale boulder = Opale Matrix → Opale précieuse associée à sa roche mère ferrugineuse dont les plus beaux spécimens proviennent notamment du Queensland en Australie (Wise, 1993)
- Opale Cantera = Opale matrix → Opale précieuse mexicaine associée à sa roche mère constituée principalement de Rhyolite
- Opale cerise → appellation commerciale d'une Opale transparente ou translucide, commune ou précieuse, dont la couleur dans la masse est rouge ou presque, en provenance notamment du Mexique
- Opale chocolat → Opale commune ou précieuse, notamment en provenance de la province du Shewa en Ethiopie, dont la couleur dans la masse rappelle celle du chocolat noir (Gauthier et al., 2013)
- Opale citron (Opale jaune) → appellation commerciale d'une variété commune de couleur jaune, notamment en provenance de Tanzanie et des USA (Idaho et Nevada)
- Opale coccinelle (cf Opale à réseau réciproque) → appellation familière d'une Opale précieuse rare du Wollo en Ethiopie montrant des points de couleurs spectrales de diamètre quasi similaire, répartis sur toute la pièce et situés à quasi égale distance les uns des autres
- Opale colonnaire → nom attribué à une Opale commune ou précieuse qui, comme dans certaines Opales d'imitation (Gilson), présente une structure en forme de colonnes plus ou moins parallèles. Ce phénomène est observé dans des spécimens provenant notamment d'Ethiopie ou du Honduras. (Gauthier et al., 2013)
- Opale commune → Opale de toute couleur dans la masse causée le plus souvent par des impuretés chimiques, sans aucune iridescence (sans jeu de couleurs) car les sphérules de silice qui la composent sont soit trop grosses (> 250 nm), soit de diamètres différents, soit de forme autre que sphérique, empêchant ainsi l'empilement régulier (Gaillou, 2006)
- Opale contra luz (contraluz) → Opale précieuse transparente nécessitant une lumière transmise depuis l'arrière pour apprécier le jeu de couleurs, le plus souvent en provenance du Mexique, d'où le terme espagnol
- Opale cristal → appellation commerciale d'une Opale précieuse dont le corps est incolore et transparent ou presque
- Opale d'eau → synonyme familier de l'Opale Hyaline (Hyalite)
- Opale de feu → appellation familière d'une Opale transparente à translucide dont la couleur dans la masse est jaune-orangé, orange ou rouge, avec ou sans jeu de couleurs, formée de nanograins de silice (20 à 40 nm) complètement désordonnés et assemblés par un ciment de silice (Fritsch et al., 2002 ; Aguilar Reyes, 2004 ; Gaillou, 2006)
- Opale de Lluvisnando → appellation commerciale d'une Opale commune jaune
- Opale de Salamanque → appellation commerciale d'une Opale de feu mexicaine dont la couleur dans la masse est orange à rouge-orangé intense
- Opale dendritique → Opale commune translucide ou transparente avec inclusions d'oxydes de fer et/ou de manganèse à la forme de dendrites, imitant des plantes
- Opale des Andes (Andenopal) = Opale péruvienne → Opale en provenance du Pérou, bleue, verte ou rose
- Opale déstabilisée → Opale commune ou précieuse partiellement ou excessivement déshydratée, présentant des fissures visibles à l'oeil nu et/ou des zones blanches, parfois en forme d'oeuf mais aussi stratifiée, résultant de contraintes thermiques ou mécaniques survenues naturellement ou artificiellement à la suite d'une opération de taille ou de polissage. Le résultat de la déstabilisation peut être visible immédiatement après l'action induite mais aussi des jours, des mois, voire même des années plus tard. (Frondel, 1962 ; Fritsch, 1999 ; Aguilar-Reyes, 2004 ; Gaillou, 2006). La zone de blanchissement et/ou de fissuration peut porter sur l'intégralité de l'Opale, comme constaté notamment sur l'Opale pistache ou kiwi de Madagascar. (auteur TP, 2010)
- Opale doublet → fine couche d'Opale précieuse collée sur une base de matière opaque, naturelle ou artificielle, destinée à améliorer la durabilité
- Opale doublet naturel → le dôme est constitué d'Opale précieuse reposant naturellement sur une partie inférieure en Opale commune servant à augmenter le poids et la solidité, notamment en provenance d'Australie (dont boulder ou matrix) et du Mexique
- Opale électrique → appellation commerciale d'une Opale commune hyaline fluorescente vert flashy à la lumière du jour (Fritsch et al., 2014)
- Opale encapsulée (encapsulado) → fine couche ou fragments multiples d'Opale précieuse de faible épaisseur, à l'origine de Jalisco au Mexique, pris en sandwich entre deux couches transparentes incolores de résine acrylique taillée en cabochon, une variante de l'Opale triplet (Koivula & Kammerling, 1991b)
- Opale flamme → appellation commerciale d'une Opale commune ou précieuse montrant des éclairs orangés à rouges ressemblant à des flammes mouvantes
- Opale flash → appellation familière d'une Opale précieuse qui, en mouvement, va montrer des irisations qui apparaissent et disparaissent soudainement
- Opale gelite → Opale commune ou précieuse remplissant la fonction de liant ou de ciment entre des grains de sable ou des fragments de roche
- Opale girasol (gyrasol) → Opale commune ou précieuse, transparente à translucide, qui montre une couleur légèrement bleutée en lumière réfléchie et légèrement rouge en lumière transmise. Cet effet est plus connu sous le nom d'opalescence et peut concerner d'autres minéraux comme le Quartz ou la Pierre de lune. (Frondel, 1962 ; Collectif, 2007)
- Opale harlequin → Opale précieuse très convoitée dont le jeu de couleurs est fortement marqué, en motif de mosaïque ou de losanges multicolores similaire à celui du vêtements du clown
- Opale hydrophane → Opale poreuse qui absorbe facilement l'eau ou tout autre liquide et qui "devient transparente par imbibition" (Haüy, 1801)
- Opale jelly → variété commune transparente de couleur dans la masse jaune, orange clair, beige, brun-rouge, incolore ou blanc laiteux
- Opale laiteuse (Opale lechosos) → variété commune transparente à translucide, de couleur blanc laiteux
- Opale lechosos → variété commune translucide à opaque, de couleur blanc laiteux, et non pas aux irisations vertes comme souvent rencontré dans les écrits
- Opale léopard → variété précieuse présente par petites touches éparpillées dans une roche sombre de type basalte, notamment en provenance du Mexique ou du Honduras (Coenraads & Zenil, 2006)
- Opale levin → Opale précieuse caractérisée par un jeu de couleurs constitué de fins éclairs iridescents
- Opale ligniforme (Holz-opal) → appellation obsolète d'un "bois imprégné d'opale" (Landrin, 1852)
- Opale limonade → appellation commerciale d'une Opale commune translucide de couleur jaune pâle à clair en provenance du Brésil
- Opale lithoxyle → bois opalisé à la structure d'origine bien visible
- Opale miel → nom familier d'une Opale, commune ou précieuse, dont la couleur dans la masse est similaire à celle du miel
- Opale monodisperse → Opale issue d'un empilement compact et régulier d’un ensemble de sphères de silice hydratée de diamètre similaire. Cette régularité se retrouve aussi dans les Opales synthétiques ou dans les opales d’imitation dites "Opales latex", constituées de sphères de polystyrène. (comm. pers. Gauthier, 2013)
- Opale Morado → variété commune violette en provenance du Mexique
- Opale mousse ou Opale mousseuse → variété commune contenant des inclusions de chlorite, comme dans l'Agate mousse
- Opale nacrée (Mother-of-pearl-Opal, Pearlmutter-Opal) → appellation obsolète d'une variété opaque présentant un éclat nacré (Thomson, 1836)
- Opale noble → voir Opale précieuse
- Opale nodulaire → Opale précieuse enfermée au centre d'une roche en forme de nodule, notamment en provenance d'Australie, d'Ethiopie, du Honduras ou du Mexique
- Opale noire → appellation commerciale d'une Opale précieuse dont les jeux de couleurs ressortent de façon spectaculaire sur fond gris sombre, bleu sombre ou noir, les plus célèbres provenant de Lightning Ridge en Australie
- Opale oeil-de-chat → désigne toute Opale taillée en cabochon présentant une chatoyance sous le faisceau d'une lampe directionnelle, que celle-ci soit causée par des inclusions fibreuses dans le cas d'une Opale commune ou par une diffraction directionnelle dans le cas d'une Opale précieuse
- Opale oeuf (cf Opale déstabilisée) → Opale commune ou précieuse, le plus souvent mexicaine ou éthiopienne, au centre de laquelle s'est développée une zone blanche en forme d'oeuf, résultant de contraintes thermiques ou mécaniques survenues naturellement ou artificiellement à la suite d'une opération de taille ou de polissage (Fritsch, 1999 ; Aguilar-Reyes, 2004)
- Opale oolitique → Opale commune contenant des inclusions sphériques ou ovaloïdes sombres qui ont l'apparence d'œufs de poisson
- Opale onyx → Opale commune ressemblant à l'Onyx par ses bandes parallèles
- Opale paon → nom commercial d'une Opale précieuse dont les irisations de couleur vive rappellent les plumes de l'oiseau, avec prédominance de bleu, vert et violet
- Opale pistache = Opale kiwi → nom familier d'une variété commune vert pistache ou vert kiwi provenant de Madagascar
- Opale potch → synonyme familier de l'Opale commune, dépourvue d'irisations
- Opale précieuse (= Opale noble) → présence d'un jeu de couleurs (irisations ou iridescence) significatif, quelle que soit la couleur dans la masse ou la transparence
- Opale pseudo-cristalline → l'Opale noble est composée d'un arrangement tridimensionnel régulier de sphères ou de lépisphères de silice hydratée d'un diamètre compris entre environ 150 et 250 nm, responsables de la diffraction de la lumière blanche en couleurs spectrales. Le matériau des sphères n'est pas cristallin donc l'Opale n'est pas cristalline mais leur empilement uniforme et régulier simule celui des atomes dans un cristal. On parle alors d’un cristal optique, ou cristal photonique. L’analogie avec un cristal se comprend notamment par les phénomènes de diffraction. Un cristal réel diffracte les rayons X, l’Opale diffracte la lumière visible. (Gauthier et al., 2013)
- Opale quadruplet → une couche d'Agate est rajoutée à la base du Triplet pour donner un aspect plus naturel
- Opale radiolite → Opale commune brun-grise colorée par les squelettes de radiolaires
- Opale résinite (Quartz-résinite) → appellation familière de certaines Opales communes, en référence à leur ressemblance avec la résine (Haüy, 1801)
- Opale soleil → appellation familière d'une Opale commune jaune à ambrée, trouvée à l'origine en Nouvelle Galles du Sud, Australie
- Opale triplet → fine couche ou fragments multiples d'Opale précieuse de faible épaisseur (<1mm) assemblée en sandwich entre une base opaque généralement sombre et un dôme transparent, le plus souvent en résine acrylique
- Opale zonée → les différences de couleur et/ou de transparence en bandes ou en "strates" dans une même pièce sont la conséquence de dépôts siliceux interrompus dans le temps et/ou perturbés par des contraintes physiques naturelles telles qu'un changement de température, de pression ou d'hygrométrie
- Prasopale ou Opale Prase ou Chrysopale → nom attribué à une Opale verte pouvant être confondue avec la Chrysoprase trouvée à l'origine en Pologne (Koivula et al., 1984 ; Collectif, 2007)
- Prime d'Opale → appellation obsolète pour désigner une roche parsemée de pointes d'Opale précieuse (Collectif, 1819)
- Quincyite → nom attribué à une variété d'Opale commune rose provenant de Quincy à Mehun-sur-Yèvre dans le Cher, souvent mal orthographiée Quincyte, Quincite ou Quinzite
- Semi Opale (Semiopale) → terme désuet désignant une variété d'Opale commune
- Silice opaline → synonyme au sens large
- Siliciophite → Serpentine imprégnée d'Opale (Dana et al., 1920)
- Tizate → nom donné à une Opale commune mexicaine blanche, quasiment opaque et hydrophane, adaptée notamment au traitement par imprégnation de solution liquide teintée ou par enfumage (Aguilar Reyes, 2004)

Autres appellations désuètes ou obsolètes :
Alumocalcite, Amatite, Bergmehl, Ceyssatite, Eisenopal, Fiorite, Geyserite (Geysirite), Glasopal, Granuline, Grossouvreite, Halbopal (Halb-opal, demi-opale), Hyalitc, Iridot (Iridote), Jenzschite, Kieselguhr, Kieselmehl, Kieselsinter, Kieseltuff, Lassolatite, Lavaglass, Leberopal (Leber-opal), Michaelite, Neslite, Paederos, Pealite, Pierre de Poix, Randannite (Randanite), Rumanite (Romanite, Roumanite), Saugkiesel, Silex nectique, Tripelschiefer, Tripolite (Tripoli), Viandite, Vidrite, Vierzonite, Wasser-opal
Appellations interdites : 
- Opale à peau d'ange → nom commercial d'une variété commune rose translucide provenant du Mexique qui s'est révélée par la suite être majoritairement une Palygorskite et non une Opale (Collectif, 2007)
- Opale Ariki ou Opale Paua → noms trompeurs pour désigner la coquille très iridescente d'abalone ou d'ormeau de Nouvelle Zélande
- Opale Céleste → variété de Pierre de Lune, un Feldspath adularescent
- Opale Gilson → imitation d'Opale fabriquée à l'origine par Pierre Gilson, la mention "d'imitation" est obligatoire
- Opale Inamori → imitation d'Opale fabriquée par la société japonaise Kyocera/Inamori, la mention "d'imitation" est obligatoire
- Opale Kyocera = Opale Kyoto → imitation ou synthèse d'Opale fabriquée par la société japonaise Kyocera/Inamori, la mention "d'imitation" ou "synthétique" est obligatoire
- Opale Slocum → Verre artificiel iridescent, l'appellation exacte est Pierre de Slocum
- Opalite ou Opaline → appellations très générales désignant le plus souvent autre chose que l'Opale comme le Chert, la Calcédoine, le verre opalescent, le verre dépoli, certains verres de couleur, une imitation d'Opale en matière plastique, une pseudomorphose, etc.

    Gisements ...  

- Argentine, Patagonie : Opale commune jaune-vert, beige, brun, orange
- Argentine, Santa Cruz, Deseado, Monumento Natural Bosques Petrificados : bois opalisé
- Argentine, Tucuman, Tafi del Valle, Amaicha del Valle : bois opalisé
- Australie, Nouvelle Galles du Sud, Byron, Mullimbimby : Opale commune jaune à ambrée ("Opale soleil")
- Australie, Nouvelle Galles du Sud, Coocoran & Lightning Ridge : gisement découvert vers 1870 et exploité à partir de 1903 (Wise, 1993 ; Collectif, 2007), Opale précieuse, Opale noire, par remplacement de matières organiques (coquilles de bivalves et d'escargots, rostres de mollusque)
- Australie, Nouvelle Galles du Sud, Rous, Tintenbar : Opale précieuse, Opale commune hyaline, beige, brune
- Australie, Nouvelle Galles du Sud, Yungnulgra, White Cliffs : gisement découvert en 1890 (Wise, 1993), Opale précieuse, ananas
- Australie, Queensland, Bulgroo & Davenport & Koroit & Jundah & Kyabra & Kynuna & Opalton & Quilpie & Toompine & Winton & Yaraka & Yowah : Opale boulder ou Opale matrix
- Australie, région Ouest, Coolgardie Shire, Coolgardie : Opale précieuse
- Australie, région Ouest, Dundas Shire, Norseman : Opale commune semi-opaque, beige, brune, dendritique, mousseuse
- Australie, région Ouest, Gascoyne, Carnarvon : Opale commune rose
- Australie, région Ouest, Kalgoorlie-Boulder, Kalgoorlie : Opale précieuse matrix, par remplacement de matières organiques, de feu
- Australie, région Ouest, Laverton : gisement découvert en 2011, Opale commune, jelly, hyaline, jaune, orange-brunâtre, de feu (Pardieu, 2011)
- Australie, région Ouest, Pilbara, Lionel : Serpentine imprégnée d'Opale (Siliciophite) (Browne, 2002)
- Australie, région Sud, Everard Range, Coober Pedy : gisement découvert en 1915 (Wise, 1993), Opale précieuse, par remplacement de matières organiques (bélemnites, coquilles)
- Australie, région Sud, Lac Torrens, Andamooka Opal fields : gisement travaillé à partir de 1930 (Collectif, 2007), matrice poreuse dont la microstructure parfois oolitique est composée de grains de sable cimentés par des joints d'Opale précieuse après calcaire massif polycristallin, probablement issu de débris organiques marins (Pearson, 2010), le tout souvent traité au sucre et à l'acide pour améliorer les jeux de couleurs (Brown, 1991)
- Australie, région Sud, Marla Township, Lambina : gisement découvert vers 1930 (Collectif, 2007), Opale précieuse
- Australie, région Sud, Marla Township, Mintabie : gisement découvert au début des années 1920 (Collectif, 2007), Opale précieuse
- Autriche, Styrie, Knittelfeld, vallée d'Ingering, Holzbrücken mill : Opale commune jaune à orange var. Forcherite
- Brésil, Bahia, dont Campo Formoso : Opale commune, hyaline, jaune, dendritique, oeil-de-chat
- Brésil, Goias, Niquelandia : Opale commune verte
- Brésil, Minas Gerais, vallée de Doce, Galileia, dont Laranjeiras & Sapucaia do Norte : Opale commune hyaline, verte, jaune, brune, dendritique, chatoyante
- Brésil, Minas Gerais, Belo Horizonte, Conselheiro Lafaiete, Morro da Mina : Opale précieuse
- Brésil, Para, Sao Geraldo de Araguaia : Opale commune beige, jaune
- Brésil, Piaui, Castelo do Piaui & Malhada de Jatoba & Tranqueira & Vareza Grande : Opale précieuse, jelly, jaune, orange, de feu
- Brésil, Piaui, Pedro Segundo (Pedro II), dont mines de Boi Morto & Bom Lugar & Buriti dos Montes & Morro de Meio : Opale précieuse, cristal, jelly
- Brésil, Rio Grande do Sul, Campos Borges : Opale commune, jelly, de feu
- Brésil, Rio Grande do Sul, Espumoso : Opale hyaline, jelly, de feu
- Brésil, Rio Grande do Sul, Salto do Jacui : Opale commune bleue
- Bulgarie, Haskovo (Khaskovo), Mineralni Bani Obshtina : bois opalisé
- Canada, Colombie Britannique, Vemon : Opale précieuse, matrix, commune, beige, jaune
- Chine, Mongolie intérieure, désert de Gobi : var. Cacholong
- Espagne, Castille-La Mancha, Albacete, Hellin, Agramon & Coto Menor : var. Menilite
- Ethiopie, Shewa, Menz Gishe, Mezezo / Hirute, Yita Ridge : gisement majeur d'origine volcanique découvert en 1993 (Johnson et al., 1996 ; Mazzero, 2003), très sensible (déstabilisation) aux variations thermiques et/ou hygrométriques, Opale précieuse sur fond chocolat ou moka, contra luz, Opale commune blanche, jaune, orangée, ocre, grise, noire
- Ethiopie, Wollo (Wolo, Welo, Wello), Wegel Tena, dont Tsehay Mewcha : gisement majeur d'origine volcanique découvert en 2008 (Rondeau et al., 2009), Opale précieuse
- Ethiopie, Wollo (Wolo, Welo, Wello), Wegel Tena, Gashena, Stayish : nouveau gisement découvert en 2014 (Kiefert et al., 2014), Opale noire précieuse
- France, Auvergne, Puy-de-Dôme, Champeix, Saint-Nectaire : Opale commune jaune à orange var. Forcherite
- France, Auvergne, Puy-de-Dôme, Dallet, Les Rois : var. Lussatite (Opale-CT)
- France, Centre, Cher, Mehun-sur-Yèvre, dont Quincy : var. commune rose Quincyite
- France, Ile-de-France, Paris, Ménilmontant : var. commune Ménilite
- France, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Alpes Maritimes, Sophia Antipolis, Biot : Opale commune bleue, verte, jaune, beige, brune, brun-verdâtre à vert-brunâtre, noire
- Honduras, Gracias de Dios : Opale précieuse d'origine volcanique, sur fond noir issu de composé organique carbonique (Banerjee & Wenzel, 1999)
- Honduras, Lempira, Erandique, dont mine Montaña de San Antonio & Tablon : Opale précieuse
- Honduras, San Antonio : Opale précieuse
- Honduras, Sosoal, Las Colinas : Opale précieuse, matrix
- Hongrie, Borsod Abauj Zemplen, Mts Zemplen, Bozsva & Megyaszo & Mogyorosok & Monok & Telkibanya : Opale précieuse, de feu, commune jaune, beige, brune, hyaline, bois opalisé
- Hongrie, Comitat de Saros, Mts Simonka & Libanka, Vorosvagas / Cervenica : Opale précieuse
- Hongrie, Heves, Mts Matra, Gyongyostarjan : Opale commune blanche, beige, brune, grise
- Indonésie, île de Java, Banten, Rangkasbitung, Kali Maya : Opale précieuse
- Iran, Kerman : gisement découvert dans les années 2000 (Nagle, 2007), Opale commune vert-bleutée à bleu-verte
- Islande, îles Féroé : var. Cacholong
- Italie, Piedmont, Turin, Canavese, Baldissero Canavese, Bettolino : Opale commune, laiteuse, grise, beige, hyaline
- Italie, Sardaigne, Nuoro, Macomer, Nuraghe di Sa Pattada : Opale commune, jaune, beige, dendritique
- Kazakhstan, Karagandy (Karaganda), Zhana-Arkinskii, Pstan : Opale commune laiteuse, dendritique, verte
- Kazakhstan, Koktschetaw (Kokshetau) : Opale jelly, de feu
- Kosovo, Pristina (Prishtina), Glavika, Glavika Laterite : Opale commune, laiteuse, dendritique, verte
- Laos : Opale commune verte
- Madagascar, Antananarivo, Vakinankaratra, Antsirabé & Faratsiho & Sahatany : Opale commune dont vert pistache ou kiwi, très sensible (déstabilisation) aux variations thermiques et/ou hygrométriques
- Madagascar, Fianarantsoa, Befotaka, Bemia : gisement découvert vers 2007 (Simoni et al., 2010), Opale commune, jelly, de feu
- Madagascar, Fianarantsoa, Amoron'i Mania, Ambatofinandrahana, Volonandrongo : Opale commune verte
- Madagascar, Tuléar, Androy : Opale commune violette, blanche
- Madagascar, Tuléar, Anosy (Fort Dauphin), Amboasary, Behara, Vohibola : Opale commune blanche, jaune, hyaline
- Mali, Kayes, Nioro du Sahel : Opale commune jaune, verte, beige, brune
- Mexique, Durango, Mapimi : Opale commune rose
- Mexique, Guerrero : Opale précieuse, matrix, de feu, commune laiteuse
- Mexique, Hidalgo, Zimapan : Opale précieuse, léopard, de feu, jelly
- Mexique, Jalisco, Magdalena, mines de El Cobano & La Unica & Las Latillas & La Lupita & Los Laureles & Pata de Gallo & San Andreas & San Jose & San Martin & San Simon & Santa Cecilia : gisements mondiaux majeurs, Opale précieuse, de feu, jelly, matrix
- Mexique, Jalisco, San Cristobal de la Barranca, El Salvador, dont mine de Cobano : Opale précieuse, de feu, jelly, matrix
- Mexique, Jalisco, Tequila, Los Laureles : Opale précieuse et commune, hyaline, jelly, beige, brune
- Mexique, Michoacan, Uruapan, dont Paricutin : Opale commune rose
- Mexique, Nayarit, Ixtlan del Rio / Jalisco (La Curva) & Tepic (Guadalupana) : Opale précieuse, de feu, jelly, cristal, contraluz, matrix
- Mexique, Queretaro, Colon (Iris) & Ezequiel Montes (La Fe & Olimpia) : Opale précieuse et commune, contraluz, hyaline, jaune, orange, beige, brune, blanche, jelly
- Mexique, Queretaro, San Juan del Rio / Tequisquiapan, mines de Cerro Viejo & Colibri & Guadalupana & Iris & La Carbonera & La Trinidad (Carbonea) : gisements mondiaux majeurs d'origine volcanique exploités depuis la fin du XIXème siècle (Koivula et al., 1983), Opale précieuse, de feu, jelly, matrix
- Mexique, San Luis Potosi, Villa de Arriaga, Tepetate : Opale commune, hyalite
- Mexique, Sinaloa, Cosala : gisement d'origine volcanique découvert dans les années 1980 (Overlin, 2011), Opale précieuse, léopard, Opale commune bleue
- Mexique, Zacatecas Ouest : Opale commune hyaline fluorescente vert flashy à la lumière du jour (Fritsch et al., 2014)
- Ouzbékistan, Aitym & Aktash & Saryktau & Sautbai & Turbai : var. Cacholong
- Pérou, Arequipa, Caraveli / Nazca, Acari : gisement découvert au début des années 1970, exploité commercialement à partir de 1991 (Hyrsl, 2012), Opale commune blanche, bleue à verte, rose, dendritique
- Pérou, Ayacucho, Lucanas, Saisa : Opale commune blanche, grise, dendritique
- Pérou, Cajamarca, El Sol : Opale commune rose
- Pérou, Huancavelica, Huaytara : Opale commune verte à bleue, dendritique
- Pérou, Ica, Lily & Monte Rosa : Opale commune blanche, bleue à verte, rose, dendritique
- Pérou, Ica, Pisco : gisement découvert en 2011 (Hyrsl, 2012), Opale commune jaune à beige
- Pologne, Basse Silésie, Gogolow-Jordanow, Nasławice : Opale commune laiteuse, blanche, beige, brune, grise, dendritique
- Pologne, Basse Silésie, Ząbkowice, Zabkowice (Frankenstein), Szklary (Glasendorf) : Opale commune laiteuse, blanche, verte
- Portugal, Bragança, Macedo de Cavaleiros (Morais) & Mogadouro : Opale commune laiteuse, blanche, beige, brune, jelly
- Serbie / Kosovo, proche frontière Macédoine : gisement découvert en 1992 (Kammerling et al., 1995), Opale commune verte à vert-bleutée var. Chrysopale
- Slovaquie, Banska Bystrica, Banska Stiavnica & Mts Stiavnica & Poniky (Ponicka Huta) & Povraznik & Ziar nad Hronom (Hlinik nad Hronom & Ihracska Pila & Jastraba) : bois opalisé
- Slovaquie, Comitat de Saris, Mts Simonka & Libanka, Presov, Cervenica : gisements majeurs mentionnés dans les écrits dès 1597, mines fermées depuis 1922 (Aguilar-Reyes, 2004 ; Collectif, 2007), Opale précieuse, laiteuse, de feu, hydrophane
- Slovaquie, Nitra, Levice, Mochovce : Opale commune verte, brune, bois opalisé
- Slovaquie, Nitra, Levice, Veľky Dur, Rohoznica : bois opalisé
- Slovaquie, Presov, Cervenica, Dubnik, dont Libanka & Simonka : Opale précieuse
- Slovaquie, Trencin, Prievidza, Handlova, Vysoka : bois opalisé
- Somalie, région Ouest : Opale précieuse chocolat, jelly, de feu
- Tanzanie, Dodoma, Haneti (Hanety) : Opale commune verte (Prasopale), en association avec la Chrysoprase, l'IR et la densité font la différence (Shigley et al., 2009)
- Tanzanie, Kigoma, Kasulu : Opale commune blanc laiteux, jaune, orange, beige, brune, dendritique, oeil-de-chat
- Tchèque Rép., Bohème Sud, Böhmisch-Krumlau (Stupna) & Ceske Budejovice (Bohouskovice) : Opale commune, laiteuse, dendritique
- Tchèque Rép., Moravie, Vysocina, Zďar nad Sazavou, Smrcek : Opale commune laiteuse
- Tchèque Rép., Vysocina, Jihlava, Bezdecin : var. Cacholong
- Turkmenistan : var. Cacholong
- Turquie, Erzurum, Oltu, Turnali : Opale commune verte
- Turquie, Anatolie, Eskişehir, dont Saricakaya : Opale commune laiteuse, blanche, hyaline, grise, dendritique
- Turquie, Anatolie, Kutahya, Simav, Karamandjik (Karamandja) : Opale hyaline, laiteuse, commune jaune, beige, brune, brun-rouge, de feu
- Turquie, Istanbul, Yakuplu : bois opalisé
- Ukraine, Zhytomyr (Zhitomir), Wolodarsk-Wolynsk : Opale commune, jelly, orange, rouge, brune
- USA, Arizona, Cochise, Saint David : Opale commune blanche, beige, jaune
- USA, Arizona, Santa Cruz, mine de Jay-R : gisement découvert en 1969 (Collectif, 2007), Opale précieuse & commune, bleue
- USA, Californie, Napa, Knoxville & McLaughlin : Opale commune verte (Prasopale), citron
- USA, Californie, San Bernardino, Opal Mt & Soda Lake Mts : Opale commune beige, brune, jaune
- USA, Californie, San Bernardino, Red Rock Canyon, mine de Barnett Opal : Opale précieuse
- USA, Californie, Tulare : var. Prasopale, var. Diatomite
- USA, Caroline du Nord, Mitchell : Opale hyaline
- USA, Idaho, Clark, Spencer : Opale précieuse et commune rose
- USA, Idaho, Custer, dont Bay Horse (Challis) & Sawtooth : Opale précieuse et commune, blanche, rose, verte, bleue
- USA, Idaho, Gooding, Bliss, Clover Creek : bois opalisé
- USA, Idaho, Latah, Kendrick & Moscow : Opale précieuse, laiteuse, bois opalisé
- USA, Idaho, Lemhi, Pahsimeroi, May : Opale commune, beige, jaune, rose, grise, noire
- USA, Idaho, Nez Perce & Whitman, Lewiston : Opale précieuse
- USA, Idaho, Owyhee, Givens Hot Springs & Oreana & Squaw Creek : Opale précieuse, bois opalisé
- USA, Idaho, Valley, Monumental Creek, Idaho Primitive Area : Opale commune jaune
- USA, Louisiane, Toledo Bend, Vernon Parish (Paroisse Vernon) : gisement découvert vers 1900 (Collectif, 2007), Opale précieuse et commune, hyaline, laiteuse, beige à brune, noire, bleue
- USA, Montana, Hill, Havre : Opale commune rose dont la couleur est causée par des inclusions de cinabre (Rondeau, 1998)
- USA, Nevada, Humboldt, Vallée de Virgin, dont mines de Black Beauty & Bonanza & Lemon Meringue & Rainbow Ridge & Royal Peacock & Stonetree & Toni Fire : Opale précieuse et commune, hyaline, jaune, orange, brune, grise, noire, bois opalisé
- USA, Oregon, Lake, Mts Quartz, Juniper Ridge : Opale commune brune, orange, jaune, hyaline, jelly, de feu
- USA, Oregon, Malheur, Lake Owyhee State Park, Owyhee : Opale commune gris-bleutée à bleu-grise
- USA, Oregon, Morrow, Blue Mountain Range, Opal Butte : gisement connu depuis au moins 1892 (Smith, 1988), Opale précieuse dont contra luz & cristal, Opale commune brune, rouge, orange, jaune, hyaline, jelly, de feu, grise, bleue
- USA, Utah, Juab : opalisation violette de la Fluorite, aussi appelée Jaspe Tiffany
- USA, Utah, Milford : Opale commune blanche
- USA, Washington, Stevens : Opale commune bleu ciel
- USA, Wyoming, Park, Parc de Yellowstone : bois opalisé, var. Geyserite
- Venezuela, Tinaquillo, Los Manatiales : Opale commune laiteuse, blanche, var. Cacholong

    Rareté, indices de qualité ...

Rareté du brut : 
rarete
Certaines variétés méritent *** telles que l'Opale noire fortement iridescente d'Australie, l'Opale harlequin ou coccinelle, l'Opale arc-en-ciel d'Ethiopie, etc.
Rareté du taillé : 
rarete_taille
Indices de qualité :  
1/5
- variété commune taillée en cabochon, translucide, présence d'inclusions indésirables, couleur terne, polissage médiocre
2/5
- variété commune taillée en cabochon ou à facettes, translucide à transparente, sans inclusions ou avec inclusions esthétiques, couleur attractive à l'oeil
3/5
- variété commune taillée à facettes, belle transparence sans inclusions, couleur franche uniforme
- variété précieuse taillée en cabochon ou à facettes, petite iridescence
4/5
- variété précieuse taillée en cabochon ou à facettes, iridescence prononcée quel que soit l'angle de vision
- Oeuvre d'artiste avec belle iridescence
5/5
- variété précieuse taillée en cabochon ou à facettes, superbe iridescence couvrant la totalité ou presque de la surface, bien visible quel que soit l'angle de vision, de type harlequin sur base sombre ou arc-en-ciel
- Oeuvre d'artiste de renom avec superbe iridescence sur toute la surface ou presque
Les autres facteurs à prendre en compte dans la valeur d'une Opale sont le poids, la qualité de la taille ainsi que du polissage et la couleur dans la masse pour la variété précieuse. Les australiens ont mis en place les premiers une charte de prix assez précise qui tient compte de nombreux critères d'évaluation dont les principaux sont la couleur dans la masse, la grosseur, la couleur des irisations, leur répartition et leur intensité.

    Propriétés physiques & optiques ...

Clivage : 
aucun
Cassure : 
le plus souvent conchoïdale, parfois irrégulière
Dureté : 
5,5  à  6,5
densité (d) : 
1,30  à  2,30
Résistance aux chocs : 
fragile
Résistance à la chaleur : 
mauvaise → modification de la couleur, perte de transparence, apparition de fissures et de zones blanches (déstabilisation), décomposition et cristallisation en Quartz au fur et à mesure où l'eau s'évapore
Réaction aux acides : 
mauvaise → se décompose partiellement ou complètement dans l'acide chlorhydrique, soluble dans l'acide fluorhydrique
Observation(s) :
- L'eau est un composant principal de l'Opale. La teneur moyenne se situe entre 4 et 10%. Cependant, des valeurs extrêmes de 0,8% et de 21% ont été constatées. (Gaillou, 2006)
- De manière générale, la densité la plus souvent constatée se situe aux alentours de 2. Cependant, une densité très faible, parfois inférieure à 1, a été constatée sur des Opales excessivement poreuses, ce qui explique leur habilité à flotter sur l'eau ou à "coller" à la langue. A l'inverse, une densité supérieure à 2,25 peut s'expliquer par la présence excessive d'inclusions de calcédoine, de cristobalite ou de fluorite. (Rondeau, 1998 ; Gaillou et al., 2004 ; Simoni et al., 2010)
- La densité la plus souvent constatée pour l'Opale de feu se situe entre 2,09 et 2,15 (Fritsch et al., 2006 ; auteur TP, 2013)
- Plus l'Opale absorbe d'eau et plus sa transparence augmente, sauf la variété Cacholong (Frondel, 1962 ; Winchell & Winchell, 1967), ce qui est particulièrement vrai pour la variété très hydrophane provenant du Wollo en Ethiopie (Rondeau et al., 2010 ; Segura & Fritsch, 2012)
- Concernant les Opales naturelles non traitées, plus la teneur en eau diminue et plus la densité augmente. En revanche, la déshydratation de certaines Opales traitées peut s'accompagner d'une diminution de leur densité. (Frondel, 1962).
- La masse d'une Opale hydrophane, notamment en provenance du Wollo en Ethiopie, peut être jusqu'à près de 2% plus élevée après qu'elle ait été plongée pendant cinq minutes dans l'eau. Pour cette raison, la valeur de la masse qui prévaut, sur certificat ou sur facture, doit être celle mesurée sur une Opale ayant reposé dans un endroit sec pendant au minimum 12 heures. (Segura & Fritsch, 2012)
- En raison de sa teneur en eau et d'un relâchement de contraintes internes, l'Opale peut subir une déstabilisation de deux manières différentes. La première est la fissuration, caractérisée par la présence d'un réseau aléatoire de fractures et fissures, communément vu notamment dans les Opales australiennes d'origine sédimentaire ou celles de Mezezo en Ethiopie. La seconde est le blanchissement, au détriment de sa couleur d'origine. Il se caractérise par la formation de zones blanches, constatées notamment dans les Opales mexicaines et éthiopiennes d'origine volcanique. Les deux phénomènes peuvent se rencontrer ensemble, par exemple dans certaines Opales d'Ethiopie. Généralement, ces zones blanches se développent au centre de l'Opale et prennent la forme d'un oeuf. En toute logique, ces Opales sont familièrement appelées "Opale oeuf". (Fritsch, 1999 ; Aguilar Reyes, 2004)
- L'Opale peut passer d'un état amorphe à un état partiellement cristallin après la perte de toute son eau
- L'Opale n'est nullement attirée par un aimant-Nd Ø12x12mm de force N52 (auteur TP, 2011)

Couleur(s) : 
blanc bleu brun gris incolore jaune multicolore noir orange rose rouge vert violet 

les couleurs de l'Opale couvrent tout le spectre visible. Les causes et les effets ne sont cependant pas les mêmes entre l'Opale précieuse et l'Opale commune.

Couleur
Cause de la couleurRéférences
  jeux de couleurs issus d'un effet optique
aussi appelés irisations ou iridescence, ils sont causés par la diffraction de la lumière sur un empilement relativement régulier dans les trois dimensions de nanosphères de silice de diamètre mesurant chacune entre 138 nm (perception visuelle du violet) et 250 nm (jusqu'au rouge). Lorsque l'empilement des sphères n'est pas régulier, il y a une présence de vides qui provoquent la dispersion de la lumière et donc l'absence partielle d'irisations. Si la structure est fortement irrégulière ou si le diamètre des nanosphères est supérieur à 250 nm ou si les nanongrains se présentent sous la forme de fibres ou de plaquettes, la diffraction de la lumière visible n'aura pas lieu et l'Opale sera dite commune. Seule sera visible sa couleur dans la masse ou son absence de couleur (incolore), sans aucune irisation.Sanders, 1964 & 1968
Aguilar Reys, 2004
Gaillou, 2006
Gauthier et al., 2013
  blanc dans la massedispersion de la lumière sur les pores ouverts et remplis d'air. A l'inverse, lorsque l'eau comble les espaces vides et remplace l'air, les indices de réfraction eau/opale se rapprochent et la dispersion de la lumière se réduit de telle sorte qu'en l'absence d'inclusions ou d'impuretés colorantes, le corps de l'Opale sera incolore. Ainsi, une Opale hautement hydrophane comme celle du Wollo en Ethiopie peut passer du blanc à l'incolore lorsque plongée dans l'eau pendant quelques minutes et redevenir blanche après évacuation de son trop plein d'eau. De manière générale, le phénomène de déshydratation entraîne le blanchissement.Aguilar Reys, 2004
Segura & Fritsch, 2012
  beige à brun dans la masse
inclusions possibles de goethite, un hydroxyde de fer Fe3+Rondeau, 1998
  jaune, orange ou rouge dans la masse
nanoinclusions aciculaires riches en fer ferrique de 10 à 20 nm de diamètre et de 100 à 200 nm de longueur, de nature incertaine, peut-être de la ferrihydrite. La saturation de la couleur dépend de la densité de ces inclusions ferriques, très nombreuses dans les Opales rouges et en plus faible nombre dans les Opales jaunes.Rondeau, 1998
Fritsch et al., 2002 & 2006
Aguilar Reys, 2004
  jaune à orange dans la masse
inclusions riches en sulfure d'arsenic proches de l'orpiment, constatées notamment dans les Opales communes d'un gisement français (Puy-de-Dôme) et autrichien (Styrie)Rondeau, 1998
Fritsch et al., 2002
  bleu, bleu-vert à vert-bleu dans la masseinclusions submicroscopiques de cuivre Cu2+ ou de chrysocolle, notamment dans les Opales du Pérou, de Biot (France) et d'IranKoivula & Kammerling, 1991
Rondeau, 1998
Fritsch et al., 2002
Nagle, 2007
  vert dans la masseinclusions de particules submicroscopiques de nickel, notamment dans les Opales vertes de Tanzanie ou de Serbie, aussi appelées Prasopales en raison de leur ressemblance avec la ChrysopraseKoivula et al., 1984
Shigley et al., 2009
  vert flashyfluorescence visible à la lumière du jour, causée par une émission d'uranyl, notamment en provenance du Zacatecas au MexiqueFritsch et al., 2014
  rose dans la masse
inclusions de cinabre, notamment dans les Opales roses du Montana (USA)Rondeau, 1998
Fritsch et al., 2002
  rose dans la masseinclusions phylliteuses imprégnées de colorants organiques, de structure proche des pérylène-quinones, notamment dans les Opales roses de Mapimi (Mexique), d'Acari et Monte Rosa (Pérou) et de Quincy (France)Rondeau, 1998
Fritsch et al., 2004
Aguilar Reys, 2004
  violet dans la masseinclusions de fluorite dont la couleur est causée par l'irradiation naturelle, notamment dans certaines Opales communes du Mexique, de Madagascar ou de l'Utah (USA)Rondeau, 1998
Fritsch et al., 2002
  brun sombre à noir dans la masseoxydes de manganèse en grand nombre, constaté dans certaines Opales éthiopiennes possédant un coeur sombre et un pourtour clairRenfro, 2011
  gris foncé à noir dans la masseprésence de carbone issu de composé organique (C=O, C-H), notamment constaté dans les gisements d'origine volcanique d'Australie et du HondurasBanerjee & Wenzel, 1999
Gaillou, 2006
Les jeux de couleurs et la couleur dans la masse peuvent se combiner entre eux. Il est reconnu que les plus belles pièces et donc les plus valorisées sont celles présentant un intense jeu de couleurs multiples sur une base sombre, quel que soit l'angle de vision, d'où la tentation d'un traitement sucre-acide destiné à noircir la masse par l'apport de carbone.
Couleur du trait : 
blanc 
Caractère et signe optique : 
ISO
isotrope à anormalement anisotrope
Indice de réfraction (IR) : 
1,375  à  1,470
Biréfringence (Bir.) : 
nulle
Eclat : 
vitreux, vitreux terne, résineux, cireux
Transparence : 
transparent, translucide, opaque
Effet optique : 
iridescence (jeu de couleurs), Opalescence (apparence laiteuse légèrement nacrée), chatoyance (oeil-de-chat causé par les inclusions), ténébrescence (photochromisme réversible)
Polariscope : 
ne rétablit pas
Anisotropie anormale fréquente en raison des tensions internes, des macles et/ou de la cristallisation partielle  |  semble parfois rétablir constamment ou tous les 1/4 de tour
Pléochroïsme : 
Nul
Spectre d'absorption : 
Inobservable
Filtre Chelsea : 
Inerte à orange ou rouge
Cette réaction n'a rien à voir avec la présence du chrome mais serait plutôt liée à la dispersion intense de la lumière combinée à une persistance croissante d'absorption qui ont pour conséquence d'atténuer les longueurs d'ondes du bleu, du violet et même du vert (Rondeau et al., 2010)
Fluorescence aux UV : 
- UVL : inerte à faiblement ou modérément ou intensément blanc, jaune, jaune-vert, vert, vert-jaune, bleu
- UVC : inerte à faiblement ou modérément ou intensément blanc, jaune, jaune-vert, vert, vert-jaune, bleu, faiblement rouge
A noter :
- L'un des principaux activateurs de la fluorescence (jaune ou verte) est la présence d'ions uranyle (UO22+) (Frondel, 1962)
- Les Opales riches en oxydes ou hydroxydes de fer ne sont pas ou très peu réactives aux UV, le fer faisant barrage à la luminescence
- La réaction de l'Opale rose (notamment celle de Quincy, France) aux UVL / UVC est orange vif / orange pâle, les quinones étant à l'origine de cette luminescence (Gaillou, 2006)
- La présence (Opale précieuse) ou l'absence (Opale commune) de diffraction spectrale n'a pas d'incidence sur la luminescence (Gaillou, 2006)
- Les Opales traitées à l'aide d'un enrobage de résine polymère colorée en rose ou violet sont modérément orange-rosé aux UVL et intensément orange aux UVC (Choudhary, 2013)
- Certaines Opales précieuses hydrophanes passent du blanc laiteux à orange franc aux UVL et continuent de le rester pendant quelques minutes à l'air libre avant de retrouver leur couleur d'origine. Ce même phénomène de photochromisme réversible (ténébrescence) a été constaté après exposition à la lumière du soleil. Cet effet réversible à l'infini pourrait être causé par la présence d'une substance de traitement par imprégnation. (Ardon, 2014)
Observation(s) :
- De manière générale, l'IR le plus souvent constaté se situe entre 1,42 et 1,46 mais il arrive qu'un indice aussi bas que 1,36 puisse être relevé, ou plusieurs IR différents sur une même pièce, notamment sur les Opales d'Ethiopie (Gaillou, 2006 ; Rondeau et al., 2010)
- L'IR le plus souvent constaté pour l'Opale de feu se situe entre 1,43 et 1,46 (Fritsch et al., 2006 ; auteur TP, 2013)
- Concernant les Opales naturelles non traitées, plus la teneur en eau diminue et plus l'IR augmente. En revanche, la déshydratation de certaines Opales traitées peut s'accompagner d'une diminution de l'IR. (Frondel, 1962)
- Une phosphorescence de quelques secondes à exceptionnellement 25 secondes après UVL ou UVC est parfois observable, sans réel lien avec la provenance, la couleur dans la masse ou la présence ou non d'un jeu de couleurs (Johnson et al., 1996 ; Gaillou, 2006 ; Rondeau et al., 2009 & 2010 ; Pardieu, 2011)
- La variété "cristal" (incolore et transparente) des "synthèses" peut montrer en lumière transmise une couleur dans la masse légèrement rosée alors qu'elle sera plutôt jaunâtre dans l'Opale cristal naturelle, peut-être en raison de la présence de résine époxy ou de dioxyde de zirconium (Smallwood, 2003)

    Inclusions ...  

Sources : Koivula et al., 1983 ; Johnson et al., 1996 ; Rondeau, 1998 ; Fritsch, 1999 ; Fritsch et al., 2002 & 2009 ; Aguilar Reyes, 2004 ; Gübelin & Koivula, 2004 & 2005 ; Gaillou, 2006 ; Rondeau et al., 2010 ; Simoni et al., 2010 ; Renfro & McClure, 2011 ; Renfro & York, 2011 ; Gauthier et al., 2013

- Minéraux : baryte, bravoite, calcédoine (dont cornaline), calcite, carbone natif (graphite), chrysocolle, chrysotile, cinabre, cristobalite, cuivre natif, fluorite, goethite (dont limonite), hématite, hollandite, hornblende (amphibole calcique), ilménite, kaolinite, palygorskite, pyrite, pyrolusite, quartz, séricite (mica, muscovite), stibnite, zéolite
- Apparence "poivrée" visible au microscope, conséquence du traitement au sucre et à l'acide sulfurique destiné à donner une couleur foncée dans la masse, notamment dans certaines Opales australiennes
- Anneaux de Liesegang (produit d’un phénomène de diffusion-réaction d’ions qui précipitent selon des lignes concentriques discrètes)
- Bulles de gaz aplaties dans le cas d'une Opale traitée à l'aide d'une résine époxy
- Cavités en forme de "tubes" informes, vides ou remplies d'hydroxyde de fer ou de silice
- Dendrites d'oxyde de manganèse ou de fer
- Dérivé amorphe de sulfure d'arsenic, cause de la couleur jaune à orange dans certaines variétés communes de France et d'Autriche
- Fentes, fractures ou fissures issues d'une déstabilisation
- Fibres ou aiguilles parallèles très fines et très denses, dont chrysotile, cause de la chatoyance, souvent teintées naturellement en beige ou en brun par les oxydes ou hydroxydes de fer
- Fractures guéries, matérialisées par des figures linéaires ramifiées, constituées d'opale en tant que liant mais d'aspect différent de l'Opale hôte, visibles notamment dans les spécimens nobles de Mezezo en Ethiopie
- Halos de tension, avec ou sans inclusion solide et sombre au centre
- Inclusions blanches à beiges en mie de pain, issues d'un mélange de quartz et d'oxyde ou d'hydroxyde de fer
- Inclusions biphasées (ou triphasées), notamment dans certaines Opales du Mexique : fluide + gaz (+ solide) ou solide (minéral) enrobé d'un vide de gaz
- Irisations le long des fentes, des fractures ou des fissures
- Maclage polysynthétique du réseau formé par les sphères de silice, parallèle et croisé
- Motifs holographiques à l'apparence tridimensionnelle, rencontrés notamment dans les Opales du Nevada aux USA
- Plantes fossiles de type racines ou brindilles, visibles notamment dans les Opales du Wollo en Ethiopie et dans celles du Nevada aux USA
- Pseudomorphose de cristaux octaédriques de quelques microns, noirs, brillants et opaques, peut-être après magnétite
- Sphères millimétriques à microscopiques teintées par le fer en brun, beige et/ou orange, semblables à des oeufs de poisson
- Structure colonnaire ou en digites parallèles, issues de la dissolution partielle, constatées notamment dans les Opales éthiopiennes
- Structure en coulée ondulante dans la masse
- Zone blanche en forme d'oeuf, issue de la déstabilisation
- Zones de différentes couleurs dans la masse de la même pièce, souvent parallèles
maclage opale macléemaclage opale maclée
Maclage multiple croisé dans une Opale éthiopienne
Photo © J.P. Gauthier
inclusions cristalline en aiguilles dans l opaleinclusions cristalline en aiguilles dans l opale
Tubes creux parallèles dans une Opale commune oeil-de-chat de Tanzanie
Coll. Gems-Plus.com
Photo © J.P. Gauthier
couleurs interference opalecouleurs interference opale
Anisotropie anormale avec couleurs d'interférence entre polariseurs croisés dans une Opale commune oeil-de-chat de Tanzanie (4x)
Coll. Gems-Plus.com
Photo © J.P. Gauthier
couleurs interference entre polariseurs croiséscouleurs interference entre polariseurs croisés
Anisotropie anormale avec couleurs d'interférence entre polariseurs croisés dans une Opale commune oeil-de-chat de Tanzanie (8x)
Coll. Gems-Plus.com
Photo © J.P. Gauthier
détail opale communedétail opale commune
Opale commune oeil-de-chat de Tanzanie, grossissement 8x
Photo © J.P. Gauthier
Structure cryptocristalline fibroradiée opale roseStructure cryptocristalline fibroradiée opale rose
Structure cryptocristalline fibroradiée d'une Opale rose française vue au microscope électronique à balayage
Photo © J.P. Gauthier
inclusions dendritiques opale communeinclusions dendritiques opale commune
Inclusions dendritiques d'oxyde de manganèse dans une Opale commune africaine
Coll. Gems-Plus.com
Photo © Gemmo.eu
inclusions racines dans opale ethiopieinclusions racines dans opale ethiopie
Inclusions organiques de racines fossilisées dans une Opale éthiopienne
Coll. & photo © Ethiopiaimports.com
inclusions organiques dans opale ethiopieinclusions organiques dans opale ethiopie
Inclusions organiques de racines fossilisées dans une Opale éthiopienne
Coll. & photo © Opalinda.com
vue opale mexicaine sur rhyolitevue opale mexicaine sur rhyolite
Opale mexicaine dans sa gangue de rhyolite, champ de vision 7 mm
Coll. & photo © Dannyjsanchez.com
opale boulder australieopale boulder australie
Opale boulder australienne, champ de vision 9 mm
Coll. & photo © Dannyjsanchez.com
 

    Traitements ...  

Traitement
CommentaireRéférences
imprégnation de cire
ce traitement de faible durabilité est destiné à colmater et cacher des cavités. L'éclat cireux et la réaction immédiate à la pointe chauffée sont des critères d'identification rapide.Fryer et al., 1981
imprégnation d'huilecache les fissures et augmente la limpidité. La présence de bulles de gaz est un indice de reconnaissance.Renfro & York, 2011
enrobage et/ou imprégnation de matière plastique colorée
lorsque la coloration est sombre, ce traitement permet d'accentuer les jeux de couleurs. Il est notamment appliqué à l'Opale poreuse du Brésil ou du Mexique. Un test à l'aiguille chauffée permet de l'identifier facilement. La matière plastique ou la résine polymère colorante peut aussi être de toute autre couleur telle que rose, violet, etc. La concentration de couleur par endroits peut être un indice de reconnaissance.Koivula et al., 1990a & 1992b
Choudhary, 2013
imprégnation de matière coloranteles Opales hydrophanes, notamment du Wollo en Ethiopie, sont les meilleures candidates en raison de leur grande faculté d'absorption. La teinture peut être de toute couleur, y compris orange pour imiter l'Opale de feu. Certaines teintures se diluent dans l'eau et la colorent facilement en quelques heures. D'autres teintures sont plus tenaces et la décoloration ne sera visible qu'après plusieurs jours dans un bain d'acétone ou d'eau oxygénée. Lorsque bien contrôlé dans le temps, un tel bain permet d'éliminer les concentrations de teinture tout en uniformisant la couleur, ce qui rend l'identification du traitement plus difficile.Renfro & McClure, 2011
auteur TP, 2013
au nitrate d'argent
donne une couleur gris sombre dans la masse afin d'accentuer les jeux de couleurs. L'Opale matrix est : (1) taillée en cabochon mais non polie, (2) lentement chauffée dans un bain de nitrate d'argent pendant plusieurs heures, (3) nettoyée puis chauffée dans une solution utilisée pour le développement des pellicules photos argentiques, (4) de nouveau nettoyée, (5) polie.Koivula et al., 1992b
stabilisée à l'aide d'une résine époxycamoufle les fractures et fissures, améliore la transparence, augmente la solidité tout en diminuant la porosité. Ce traitement est connu et pratiqué sur de nombreuses autres gemmes comme le Quartz ou l'Emeraude.-
encapsulée dans une résine acryliquela méthode est connue pour les presse-papiers dans lesquels sont emprisonnés un insecte ou un objet décoratif. La même technique est utilisée avec une mince couche ou des fragments d'Opale emprisonnés dans un cabochon en résine acrylique disposant d'un fond noir afin de mieux faire ressortir les jeux de couleurs.Koivula & Kammerling, 1991b
au sucre et à l'acide sulfurique ou "carbonisation"
la matrice poreuse contenant l'Opale précieuse est : (1) prépolie, (2) chauffée à 105°C durant 10 à 12 heures dans une solution acidifiée de glucose-lactose jusqu'à évaporation totale, (3) chauffée à 125°C afin que le sucre pénètre dans la matrice jusqu'à solidification et déshydratation, (4) séparée de la masse sucrée solidifiée, (5) repolie pour enlever l'excès de sucre resté en surface, (6) immergée complètement dans un récipient d'alcool sulfurique concentré presque pur, (7) chauffée à 100°C pendant 4 à 5 heures afin de réduire le sucre en carbone noir, (8) lentement refroidie et lavée à l'eau courante pendant 8 à 12 heures afin d'éliminer l'acide sulfurique résiduel, (9) repolie au grain fin. Avec les années, la technique a légèrement évolué mais le procédé de base reste le même. Le résultat est l'amélioration du jeu de couleurs qui se détache bien sur fond sombre. Ce traitement ne va pas jusqu'au coeur de la matrice mais la pénètre sur quelques millimètres d'épaisseur. Les spécimens d'Andamooka en Australie s'y prêtent particulièrement bien, ainsi que ceux les plus hydrophanes du Wollo en Ethiopie. Ceux d'Australie sont souvent suivis d'un enrobage plastifié ou résineux dans le but d'améliorer la solidité et la brillance.Brown, 1991
Rondeau et al., 2011
ferrocyanure de potassiumles Opales concernées sont poreuses, de couleur claire et présentent généralement un jeu de couleurs assez faible. Le brut est tout d'abord plongé dans un mélange de ferrocyanure de potassium et de sulfate ferrique afin de produire une couleur "bleu de Prusse". Une fois séché, le brut est placé dans un bain tiède de liquide plastifié composé de méthacrylate de méthyle (MMA) et d'un peu de peroxyde de benzoyle. Cette étape permet de sceller les pores et d'augmenter la transparence. Avant solidification complète, le brut est nettoyé puis taillé en cabochon. Le résultat final est une Opale dont les irisations se détachent bien sur fond bleu foncé. Les critères d'identification sont un éclat résineux, une densité plus basse que la normale et une couleur bleue dans la masse suspecte car trop intense et saturée, surtout visible au microscope ou en lumière transmise.Koivula et al., 1992a
huilage + chauffage + imprégnation de résine polymèrece traitement est destiné à renforcer l'iridescence et la durabilité. Il est notamment appliqué à certaines Opales du Queensland en Australie. Il est détectable par la présence de nombreuses petites tâches noires opaques et par l'écoulement de la résine dans les cavités.-
enfumage (à la fumée)les meilleurs résultats sont obtenus sur les Opales hautement hydrophanes. Elles sont enveloppées puis chauffées dans un mélange de charbon et de fumier de bovin. La fumée chargée de molécules C-C pénètre et assombrit la matrice, ce qui permet de mieux faire ressortir les feux multicolores. Ce traitement n'est pas très durable car la couleur sombre dans la masse aura tendance à s'éclaircir avec le temps. Les Opales conservent leur caractère hydrophane.-
assemblage en doubletl'Opale précieuse, en couche trop mince, est assemblée par collage sur un support solide sombre afin d'accentuer le jeu de couleurs tel qu'un Onyx, une obsidienne, un verre, un plastique, une Opale commune ou une roche ferrugineuse. Les premiers assemblages en doublet ont été rapportés en 1897. Les Opales les plus souvent assemblées de cette manière viennent d'Australie bien que des doublets sur fond bleu foncé de Sodalite ont aussi été rapportés du Brésil.Johnson & Koivula, 1996
Collectif, 2007
assemblage en tripletl'Opale précieuse, en couche trop mince, est prise en sandwich entre un support solide sombre afin d'accentuer le jeu de couleurs tel qu'un Onyx, une obsidienne, un verre, un plastique, une Opale commune ou une roche ferrugineuse servant de base et un dôme transparent en plastique ou en verre. Cette protection supplémentaire au sommet permet une meilleure durabilité. Les premiers assemblages en triplet ont été constatés à partir des années 1950.Collectif, 2007
assemblage en quadrupleten plus des trois couches du triplet, une couche supplémentaire d'Agate ou de roche ferrugineuse est rajoutée à la base pour donner un aspect plus naturel et accessoirement pour augmenter le poids (et donc le prix au carat).-
assemblage en marqueterie ou en mosaïquel'Opale en fine couche est découpée puis collée sur un support afin d'épouser les contours métalliques, plastiques ou en bois d'un motif prédéfini, le tout est souvent plastifié dans le but d'améliorer la durabilité.-

    Imitations et indices de reconnaissance ...  

Imitations / synthèses : 
L'Opale précieuse étant fortement valorisée sur le marché de la bijouterie-joaillerie, l'homme a cherché très tôt à fabriquer des imitations et des synthèses. Les premières Opales artificielles les plus convaincantes sont apparues dans les années 1960 d'abord en Australie puis en France, sous la signature de Pierre Gilson. D'autres fabrications en provenance du Japon et des Etats-Unis ont ensuite vu le jour. La majorité des synthèses et imitations est reconnaissable à leurs jeux de couleurs trop vives et/ou à leurs dispositions en mosaïque souvent trop régulières (structure columnaire avec motif en "peau de lézard" ou en "patchwork régulier").
Parmi les autres imitations, signalons : la Pierre de Slocum (un verre artificiel iridescent), le verre opalescent, le plastique (dont polystyrène) ou la résine polymère avec jeux de couleurs.
Le tableau des confusions possibles et des indices de reconnaissance est réservé aux inscrits  

    Taille et usage ...

Taille :  
rond
rond
ovale
ovale
octogonal
octogonal
émeraude
rectangle - baguette
rectangle
baguette
carré
carré
poire
poire
trilliant
trilliant
triangle
coussin
coussin
marquise
marquise
navette
coeur
cœur
briolette - goutte
briolette
goutte
fantaisie
fantaisie
cabochon
cabochon
perle
perle
sphere
sphère
oeuf
œuf
animal
animal
objet
objet
decoration
déco
L'Opale est principalement taillée en cabochon pour les besoins de la bijouterie, parfois à facettes, parfois gravée ou sculptée, avec ou sans sa roche mère
Bijouterie :
Bien que fragile, l'Opale est très appréciée en bijouterie. Le montage en boucles d'oreilles, broche ou pendentif est davantage conseillé qu'en bague ou bracelet.
Conseils :
Eviter les acides (y compris le contact direct avec la peau), les ultrasons et les changements brusques de température ou d'hygrométrie

    Références ...  

Auteur(s) / éditeur :
Thierry Pradat / G-PLUS
Ces contributeurs sont vivement remerciés : Jean-Pierre Gauthier (photos, relecture, corrections), Jacques Fereire (échantillons)
Remerciements :


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pierres d'étude, de collection et de bijouterie


Références : 
- Aguilar Reyes B. (2004) Etude microstructurale des opales : application à la déstabilisation par blanchissement. Thèse de Doctorat de l'Université de Nantes, Institut des Matériaux Jean Rouxel, Nantes, 166 pp. (FR)
- Ardon T. (2014) UV-reactive opal. Gems & Gemology, Vol. 50, No. 1, p. 66 (EN)
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