La biréfringence est égale à la valeur numérique de l'écart maximal entre l'indice de réfraction le plus petit et celui le plus grand dans une matière gemme anisotrope. Elle se mesure à l'aide d'un réfractomètre de gemmologie.
Les valeurs d'écart données dans la base vont légèrement au-delà de l'extrême minimal et de l'extrême maximal afin de tenir compte des éventuelles erreurs de lecture au réfractomètre.
Sur le principe d'Archimède, la densité est le rapport entre le poids d'une matière gemme et le poids de son même volume d'eau. Il s'exprime sans unité de mesure. Dans l'idéal, la densité se mesure à l'aide d'une balance hydrostatique digitale précise au 1/100ème de carat.
L'échelle de dureté ou l'échelle de Mohs indique la résistance à la rayure pour dix minéraux de référence. Le minéral numéro 1 est le plus tendre et le minéral numéro 10 est le plus dur. Entre ces extrémités, le minéral raye celui du numéro immédiatement inférieur mais sera rayé par celui du numéro immédiatement supérieur. Deux minéraux de même dureté se rayeront l'un l'autre mais difficilement. Les demi-échelons sont également utilisés.
   1 : Talc - friable sous l'ongle
   2 : Gypse - se raye avec l'ongle
   3 : Calcite - se raye avec une pièce en cuivre
   4 : Fluorite - se raye facilement avec une lame de canif
   5 : Apatite - se raye plus difficilement avec une lame
   6 : Orthose - raye difficilement une vitre en verre
   7 : Quartz - raye facilement une vitre en verre
   8 : Topaze - raye très facilement une vitre en verre
   9 : Corindon - coupe le verre
   10 : Diamant - coupe plus facilement le verre
Lorsqu'un rayon de lumière traverse l'air et pénètre dans une substance liquide ou solide, d'une part il est ralenti et d'autre part sa direction est déviée ou réfractée. Pour simplifier, l'indice de réfraction (IR) prend en compte l'angle de déviation limite de la lumière entre l'air et le solide. Il se mesure à l'aide d'un réfractomètre de gemmologie (jusqu'à 1,79).
Les IR donnés dans la base vont légèrement au-delà de l'extrême minimal et de l'extrême maximal afin de tenir compte des éventuelles erreurs de lecture au réfractomètre.
   : fréquent à peu commun
   : peu commun à rare
   : rare à très rare
   : très rare à rarissime
A noter :
- La beauté prime. L'indice de rareté proposé ici concerne la belle qualité gemme ou ornementale.
- La rareté est distincte de la valeur. L'offre et la demande font le prix alors que l'état des ressources disponibles fait la rareté. Une pierre peut être chère mais pas forcément rare alors qu'une pierre très rare ne sera pas forcément plus chère.
- La notion de rareté est relative. Pour une même pierre, il peut exister plusieurs variétés dont le degré de rareté sera différent selon la transparence, la couleur ou la provenance.
- Le critère de rareté évolue dans le temps. Une pierre peut être très rare jusqu'au jour où un nouveau gisement très productif est exploité, la rendant ainsi moins rare, ou inversement lorsque plus aucun gisement n'est découvert.
- Les gemmes artificielles/synthétiques ne sont pas rares, même si leur coût de fabrication est très élevé puisqu'il est possible de les reproduire à l'infini.
Cet indice reflète l'opinion de l'auteur et n'engage que lui.
Degré de rareté,
BRUT

: fréquent à peu commun
: peu commun à rare
: rare à très rare
: très rare à rarissime
Sur la rareté du brut :
- La beauté prime. L'indice de rareté proposé ici concerne la belle qualité gemme ou ornementale.
- La rareté est distincte de la valeur. L'offre et la demande font le prix alors que l'état des ressources disponibles fait la rareté. Une pierre peut être chère mais pas forcément rare alors qu'une pierre très rare ne sera pas forcément plus chère.
- La notion de rareté est relative. Pour une même pierre, il peut exister plusieurs variétés dont le degré de rareté sera différent selon la transparence, la couleur ou la provenance.
- Le critère de rareté évolue dans le temps. Une pierre peut être très rare jusqu'au jour où un nouveau gisement très productif est exploité, la rendant ainsi moins rare, ou inversement lorsque plus aucun gisement n'est découvert.
- Les gemmes artificielles/synthétiques ne sont pas rares, même si leur coût de fabrication est très élevé puisqu'il est possible de les reproduire à l'infini.
Degré de rareté,
TAILLÉ

: très fréquemment taillé
: usuellement taillé
: rarement taillé
: très rarement taillé
Sur la rareté de la taille :
- La taille sans facettes est appliquée aux cabochons, perles, camées, intailles et sculptures. Elle concerne le plus souvent les pierres ornementales opaques ou translucides. Il peut y avoir des exceptions pour les besoins de la joaillerie ou des arts décoratifs.
- La taille à facettes, réalisée par un lapidaire, est destinée à renforcer la brillance, l'éclat et le feu des gemmes transparentes.
- Un degré de rareté supérieur à celui de la disponibilité du brut indique une difficulté physique évidente à tailler telle que la petitesse des cristaux, une faible dureté ou une fragilité excessive.
Ces indices reflètent l'opinion de l'auteur et n'engagent que lui.
Chaque carré couvre l'une et/ou l'autre des couleurs suivantes :
    blanc  blanc pur, crème, cassé, ivoire
    bleu  bleu pâle à bleu nuit, bleu-vert, bleu-violacé
    brun beige marron  brun, du beige clair au marron foncé
    gris  gris très clair à foncé, argenté
    incolore  incolore, sans aucune couleur
    jaune  jaune pâle à bouton d'or, jaune-vert, doré
    multicolore bicolore  multicolore, 2 couleurs distinctes minimum
    noir  noir et gris très très foncé (anthracite)
    orange  orange, aux limites du jaune, rouge ou brun
    rose  rose pâle, bonbon, fuschia, magenta
    rouge  rouge, aux limites du orange, brun ou violet
    vert  vert pâle à sombre, vert-bleu, vert-doré
    violet mauve  violet clair à foncé, mauve, pourpre
La transparence est aussi appelée diaphanéité.
Trois possibilités pour une matière gemme :
 transparent = transparent : la lumière passe à travers sans distorsion
 translucide = translucide : la lumière passe à travers de manière floue
 opaque = opaque : la lumière ne passe pas à travers du tout
Le moteur reconnaît les matières gemmes d'après :
- les familles : quartz, zéolite, synthèse, verre...
- les noms usuels : citrine, péridot, émeraude...
- les variétés : rubellite, indicolite, verdelite...
- les synonymes : idocrase, barytine, dichroïte...
- les noms commerciaux : tashmarine®, zultanite®...
- les noms locaux : morrisonite, bolivianite, dallasite...
- les noms familiers : séraphinite, oeuf de tonnerre...
- les noms obsolètes ou peu usités : pycnite, trystine...
- les métaux natifs : or, argent, cuivre, platine...
- les noms anglais : chalcedony, garnet, topaz, ruby...
- les noms allemands : aquamarin, achat, smaragd...
- les noms de fabrication : Verneuil, Gilson, Chatham...
- les fautes : flourite, agirine, amétyste, damburite...
- l'absence d'accents : calcedoine, peridot, benitoite...
Astuce rapide : tapez juste les trois premières lettres...
Le moteur ne reconnaît pas :
- tout ce qui n'est pas une matière gemme, donc de nombreuses roches et minéraux.
- quelques noms relatifs aux matières gemmes n'ayant pas encore de fiche complète.
- Par défaut, cette liste est triée dans l'ordre alphabétique de A à Z. Vous pouvez inverser l'ordre en cliquant sur le triangle bleu. Vous pouvez trier toutes les colonnes de la même manière, du plus grand au plus petit et inversement. Le tri s'effectue sur la liste complète ou sur la sélection issue d'une recherche.
- Les noms sur fond vert indiquent des matières gemmes organiques
- Les noms sur fond rose indiquent des matières gemmes artificielles
- Les noms en bleu mènent à une fiche complète.
- Les matières amorphes ou cubiques sont monoréfringentes. La lumière ne se dédouble pas lorsqu'elle les traverse. Ces matières sont dites optiquement isotrope (ISO).
- Les matières cristallines de système trigonal, hexagonal ou quadratique sont biréfringentes. Elles possèdent un axe optique dont la lumière transmise perpendiculairement se divise en deux rayons polarisés distincts. Ces matières sont dites optiquement anisotrope uniaxe, dont la biréfringence peut être de signe optique positif ou négatif (U+ ou U-).
- Les matières cristallines de système orthorhombique, monoclinique ou triclinique sont également biréfringentes. Elles possèdent deux axes optiques dont la lumière transmise se divise en trois directions de vibration. Ces matières sont dites optiquement anisotrope biaxe, dont la biréfringence peut être de signe optique positif ou négatif (B+ ou B-).
Pour une meilleure visualisation et une analyse facile des données, les inscrits (gratuit) peuvent trier chacune des 26 colonnes, dans un sens comme dans l'autre.
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Dans ce champ, saisissez :
- l'IR simple et unique d'une matière isotrope
ou bien
- l'IR minimal d'une matière anisotrope
ou bien
- l'IR moyen d'une matière anisotrope, dans ce cas ne saisissez rien dans le champ suivant
ATTENTION, une erreur de lecture de ±0,002 au réfractomètre peut fausser les résultats. Confirmez bien votre mesure avant de la saisir.
Dans ce champ, saisissez uniquement l'IR maximal d'une matière anisotrope
ATTENTION, une erreur de lecture de ±0,002 au réfractomètre peut fausser les résultats. Confirmez bien votre mesure avant de la saisir.
La biréfringence est calculée ici automatiquement. Elle correspond à la différence entre l'IR maxi ng et l'IR mini np.
Lorsque cela est possible, la mesure d'une densité précise (±0,01) permet d'affiner grandement les résultats.
Les résultats peuvent comprendre les matières gemmes qui ne sont intrinsèquement pas du caractère ou du signe optique demandé mais qui peuvent se comporter anormalement comme tel.
ATTENTION, il est assez difficile d'interpréter correctement les tests de rayure. Remplissez ce champ uniquement si vous êtes sûr(e) de vous.
Figurent ici les noms officiellement admis mais aussi les dérivés, les appellations commerciales communément employées, les synonymes familiaux, les noms de variétés proches ainsi que certaines appellations obsolètes ou peu usitées.
Une appellation est interdite dès le moment où il peut y avoir une confusion avec la gemme de cette fiche ou une autre gemme, généralement de valeur supérieure, sans qu'aucune autre explication ne soit donnée sur l'identité réelle.
Fracture ou fissure aléatoire, non directionnelle, effet d'une contrainte physique. Il existe différents types reconnaissables de cassure qui peuvent contribuer à l'identification. Les deux principales sont la cassure conchoïdale, constituée de brisures concentriques, et la cassure irrégulière, formée de dents disposées en relief aléatoire.
Le classement est effectué en fonction de la composition chimique. Il existe deux systèmes de classification légèrement différents l'un de l'autre. Celui de Dana et celui de Strunz. Ce dernier est le suivant :

I. Eléments natifs (métaux et non-métaux)
II. Sulfures et sulfosels
III. Halogénures
IV. Oxydes (et Hydroxydes)
V. Carbonates et Nitrates
VI. Borates
VII. Sulfates (Sélénates, Tellurates, Chromates, Molybdates,
       Tungstates/Wolframates)
VIII. Phosphates, Arséniates et Vanadates
IX. Silicates (Nésosilicates, Sorosilicates, Cyclosilicates, Inosilicates,
      Phyllosilicates)
X. Composés organiques

- Les roches et agrégats sont hors classement.
Marque ou cassure directionnelle visible suivant le ou les plans de faiblesse des liaisons atomiques d'une matière gemme cristalline. Le clivage peut être qualifié de nul (ou inexistant), indistinct, distinct ou parfait. Une gemme au clivage parfait sera plus fragile qu'une gemme au clivage nul.
Couleur que laissera le trait ou la trace de poudre lorsque l'on frotte une matière gemme sur la surface plane d'une porcelaine dépolie. Ce test étant destructeur, il ne peut être pratiqué que sur les matières brutes.
- Matière minérale naturelle : il s'agit de la date à laquelle le minéral a été nommé et décrit scientifiquement. Certains minéraux peuvent avoir été connus depuis l'antiquité mais ont été identifiés et classifiés bien plus tard. C'est cette dernière date officielle qui est prise en compte.
- Matière synthétique ou artificielle : dans l'ordre de leur chronologie, il s'agit de la date d'invention initiale et des éventuelles dates de perfectionnement ou de variétés distinctes.
Séparation progressive de la lumière blanche dans les couleurs du spectre visible, réfractée chacune à une longueur d'onde d'un angle différent. La dispersion de la lumière en couleurs distinctes ressortant d'une matière gemme transparente est mesurable et peut être qualifiée de nulle, faible, forte ou très forte selon son intensité. Plus la dispersion est élevée, plus la gemme renverra des scintillements de couleur, aussi appelés les feux. Les matières gemmes à forte dispersion sont le plus souvent d'un IR élevé, supérieur à la limite du réfractomètre (> 1,79).
Angle formé par les directions des deux axes optiques d'une matière gemme anisotrope biaxe ou uniaxe se comportant anormalement comme biaxe.
Effet causé par la réflexion de la lumière à la surface d'une matière gemme. Son intensité dépend de la qualité du polissage et de l'indice de réfraction. Plus l'IR est élevé et plus l'éclat sera vif.
Les qualificatifs les plus courants sont : adamantin, subadamantin, vitreux très brillant, vitreux, résineux, cireux, graisseux, soyeux, métallique, nacré...
Effet causé par la réflexion de la lumière sur des éléments situés sous la surface de la matière gemme. Ces éléments peuvent être des inclusions, des lacunes cristallines, des macles, des plans de clivage, des fissures, des couches minces ou des agencements structurels spécifiques.
Les effets optiques les plus souvent rencontrés dans les matières gemmes sont l'astérisme, le chatoiement, l'aventurescence, l'iridescence et le changement de couleur selon le type de lumière. D'autres effets plus rares ne concernent que quelques gemmes.
Ce filtre dichromatique a la particularité de ne laisser passer que la lumière située dans le rouge vif (690 nm) et le vert-jaune (570 nm). Il permet notamment de déceler la présence du chrome ou du cobalt (naturel ou introduit artificiellement), caractérisée par une couleur rose à rouge à travers le filtre. Ce test ne donne qu'une indication et n'est pas diagnostique.
La fluorescence est un effet de luminescence correspondant à une émission de lumière visible dégagée par une matière gemme au moment où elle est excitée par des radiations d'énergie plus élevée que celles de la lumière visible. La limite de cette dernière est représentée par le violet, de longueur d'onde de 400 nm (1 nm = 1 nanomètre = 1 milliardième de mètre). D'une énergie plus haute, l'ultraviolet à ondes longues (UVL) se situe à env. 365 nm et l'ultraviolet à ondes courtes (UVC) à env. 254 nm.
La matière est dite phosphorescente lorsqu'elle continue d'émettre un effet de luminescence après avoir été soustraite de la source de radiations. Les réactions d'une matière gemme aux UVL et aux UVC peuvent s'avérer très utiles dans l'identification d'une matière gemme.
Liste non exhaustive, seuls les gisements significatifs ou de belle qualité gemme et ornementale sont mentionnés.
Une imitation est une matière ressemblant à une autre mais sans en posséder les caractéristiques chimiques ou physiques. A l'inverse, une synthèse est chimiquement et physiquement équivalente ou presque à sa contrepartie naturelle.
Sont considérées comme inclusions à l'intérieur d'une matière gemme :
- des corps étrangers solides, liquides ou gazeux
- des clivages, des macles, des fractures, des fissures
- des tensions internes lors de la cristallisation ou de la fabrication
- des zones de couleurs contrastées
- des différences de transparence
- des traces de traitement
Les inclusions sont parfois visibles à l'oeil nu et le plus souvent à l'aide d'une loupe 10x ou d'un microscope.
Ces indices notés  1/3 à 3/3  ou  1/5 à 5/5  permettent de situer une qualité par rapport à une autre pour une même matière gemme.
- 1/3 ou 1/5  correspond à la qualité la plus faible.
- 3/3 ou 5/5  correspond à la meilleure qualité, généralement de belle valeur.
Les intermédiaires sont souvent intéressants d'un point de vue gemmologique et sont couramment acceptés en bijouterie, lorsque la dureté le permet.
Ces indices reflètent l'opinion de l'auteur et n'engagent que lui.
- Matière minérale naturelle : minéral en provenance de la terre sans modification par l'homme, hormis la taille et le polissage
- Matière naturelle traitée artificiellement : a fait l'objet d'une modification physique par l'homme, en plus de la taille et du polissage
- Matière organique : issue d'un organisme vivant, végétal ou animal
- Matière synthétique : fabriquée par l'homme avec sa contrepartie existante à l'état naturel
- Matière artificielle : fabriquée par l'homme sans contrepartie existante à l'état naturel
- Matière composite : assemblée à l'aide de deux matériaux différents ou plus
- Matière reconstituée : assemblée à l'aide d'un ou plusieurs matériaux
Dans un grand nombre de matières gemmes anisotropes transparentes de couleur, la lumière est absorbée, polarisée et transmise différemment, selon la nature et l'orientation de la structure cristalline. Cette différence se traduit par la présence de deux ou trois couleurs distinctes, visibles parfois à l'oeil nu, mais le plus souvent à l'aide d'un dichroscope ou d'un polariscope à filtres parallèles. Ce phénomène optique est appelé absorption sélective différentielle.
- Une matière gemme uniaxe peut être dichroïque et montrera alors un pléochroïsme de deux couleurs distinctes.
- Une matière gemme biaxe peut être dichroïque ou trichroïque, avec un pléochroïsme de deux ou trois couleurs distinctes.
A noter :
- Les matières incolores ou isotropes ne présentent pas de pléochroïsme.
- Le pléochroïsme ne peut pas se produire parallèlement à un axe optique.
- L'intensité peut être variable selon les gemmes : nul, faible, distinct, fort, très fort
Cet instrument permet de distinguer les matières gemmes transparentes isotropes et anisotropes ainsi que les pierres polycristallines. Il est constitué d'une lampe à sa base et de deux filtres polarisants croisés à 90° entre lesquels la matière gemme est examinée dans tous les sens lors d'une rotation complète. Les résultats suivants sont observés :
- Ne rétablit pas = la matière reste constamment éteinte = isotrope
- Rétablit tous les 1/4 de tour = la matière s'allume et s'éteint 4 fois en une rotation complète = anisotrope
- Rétablit constamment = la matière reste constamment allumée = polycristallin
- Anomalies d'extinction = la matière s'allume et s'éteint partiellement = non diagnostique
A NOTER :
- L'examen est impossible sur les matières trop translucides ou opaques
- Les matières anisotropes ne rétablissent pas dans l'axe optique => toujours tester dans toutes les directions
- A l'aide d'un conoscope, peut servir à déterminer le caractère optique uniaxe ou biaxe par l'observation des figures d'interférence
- Peut servir à observer le pléochroïsme d'une matière gemme transparente anisotrope lorsque ses deux filtres polarisants sont parallèles.
- Liste des matières les plus approchantes par la couleur et par la transparence, puis par d'autres critères physiques ou optiques similaires.
- Les gemmes trop rarement taillées ne sont pas toutes mentionnées.
- Les variétés sont parfois indiquées pour faciliter la comparaison des valeurs gemmologiques.
- Sauf pour quelques rares exceptions, la réponse à un seul indice ne suffit pas à identifier une gemme. Il est important de cumuler plusieurs mesures et tests concluants.
   : très fréquemment taillé
   : usuellement taillé
   : rarement taillé
   : très rarement taillé
Il existe deux types de taille :
1) La taille sans facettes est appliquée aux cabochons, perles, camées, intailles et sculptures. Elle concerne le plus souvent les pierres ornementales opaques ou translucides. Il peut y avoir des exceptions pour les besoins de la joaillerie ou des arts décoratifs.
2) La taille à facettes, réalisée par un lapidaire, est destinée à renforcer la brillance, l'éclat et le feu des gemmes transparentes.
- Un degré de rareté supérieur à celui de la disponibilité du brut indique une difficulté physique évidente à tailler telle que la petitesse des cristaux, une faible dureté ou une fragilité excessive.
Cet indice reflète l'opinion de l'auteur et n'engage que lui.
Ce test potentiellement destructeur ne peut être appliqué qu'à des morceaux de matière brute. Il peut être révélateur de la présence de certains éléments chimiques dont la réaction au contact des acides sera caractéristique.
Attention, les acides sont toxiques et nocifs pour la santé. Ne pas ingérer, ne pas inhaler les vapeurs et éviter tout contact avec la peau, les yeux et les vêtements. Porter des gants et des lunettes de protection. Opérer dans un lieu bien ventilé.
Prendre garde à ne pas tester les matières gemmes solubles dans l'eau, même partiellement.
Sources réputées sérieuses à partir desquelles le contenu de cette fiche pratique a été rédigé. Les références sont principalement en anglais (EN), parfois en français (FR) ou en d'autres langues européennes (DE, IT, ES...).
Lorsqu'une matière gemme est chauffée, il arrive un point de température où sa structure s'altère jusqu'à fondre, le stade final. Toutes les matières gemmes sont fusibles, certaines beaucoup plus facilement que d'autres. Ce test destructeur ne doit être effectué que sur des échantillons bruts. Il peut donner quelques bons indices sur la composition chimique. La résistance thermique est aussi une information précieuse pour le sertisseur afin de lui éviter de chauffer des gemmes qui pourraient s'altérer au contact de la flamme du chalumeau. Les réactions thermiques, indésirables ou recherchées, sont notamment le changement de couleur, la modification de la transparence, le craquèlement et la fusion.
Synonyme de ténacité. Capacité d'une matière gemme à résister à une contrainte physique dont les conséquences sont la formation de fissures, de fractures, d'éclats, de cassures ou de clivages. A dureté équivalente, les matières polycristallines sont réputées plus tenaces que celles monocristallines. Plus une gemme est tenace et plus grande sera sa résistance à l'usure.
La lumière blanche est composée d'un ensemble de couleurs dont les sept de l'arc-en-ciel visibles à l'œil, dans l'ordre : rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet. En fonction de leur composition chimique, de nombreuses matières gemmes transparentes absorbent une ou plusieurs couleurs de cette lumière blanche qui les traverse, correspondant à des longueurs d'onde spécifiques. Le spectroscope est l'instrument de poche qui permet de visualiser en gris ou en noir les raies et les bandes d'absorption ainsi que leurs positions respectives sur le spectre des couleurs visibles. Certains spectres d'absorption sont caractéristiques et peuvent être diagnostiques dans l'identification d'une matière gemme.
Il existe 7 systèmes cristallins distincts. Chacun est reconnaissable d'après la position de son ou de ses axes de symétrie, d'après la dimension des faces et d'après leurs angles respectifs. En minéralogie, un système peut être d'ordre 2, 3, 4 ou 6. Ce chiffre indique le nombre de fois que la structure sera identique à elle-même au cours d'un tour complet autour de son ou de ses axes de symétrie.
1. Cubique : quatre axes d'ordre 3, trois axes d'ordre 4, six axes d'ordre 2
2. Trigonal à réseau rhomboédrique ou hexagonal : un axe d'ordre 3
3. Hexagonal : un axe d'ordre 6, trois axes d'ordre 2
4. Tétragonal ou Quadratique : un axe d'ordre 4
5. Orthorhombique : trois axes d'ordre 2
6. Monoclinique : un axe d'ordre 2
7. Triclinique : aucun axe de symétrie
Amorphe : aucune structure ordonnée
Il existe deux types de taille :
1) La taille sans facettes est appliquée aux cabochons, perles, camées, intailles et sculptures. Elle concerne le plus souvent les pierres ornementales opaques ou translucides. Il peut y avoir des exceptions pour les besoins de la joaillerie ou des arts décoratifs.
2) La taille à facettes, réalisée par un lapidaire, est destinée à renforcer la brillance, l'éclat et le feu des gemmes transparentes.
Ils regroupent plusieurs procédés différents grâce auxquels l'apparence physique d'une matière gemme est modifiée artificiellement. Ils sont destinés à améliorer la couleur et/ou la clarté et/ou la durabilité. Quel que soit le traitement appliqué, aucun n'est illégal dès le moment où sa nature exacte est révélée préalablement à tout achat, sachant qu'à critères qualitatifs égaux, une gemme naturelle aura toujours plus de valeur qu'une gemme traitée.
Cette information donne une idée de l'usage de la matière chimique au sens large.
Il est dit qu'une matière gemme doit être d'une dureté de minimum 7 pour résister à l'usure une fois montée en bijou. Il existe pourtant de nombreux bijoux avec des gemmes de dureté inférieure. Il sera plus prudent de faire monter de telles gemmes en pendentif, broche ou boucles d'oreilles, davantage protégées des chocs qu'en bague ou en bracelet.


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CORNALINE

  dernière mise à jour : 17/09/2015   |   nombre de photos :  13

Cette fiche pratique n'est pas le fruit d'un copié/collé sur internet ou d'ailleurs. Elle a été entièrement rédigée à partir de références antérieures sérieuses, citées dans le texte et mentionnées ici. Certaines données physiques et optiques constatées par le ou les auteurs viennent parfois en complément.
→ Adresse web de cette fiche :  http://www.gemmo.eu/fr/cornaline.php
Vous êtes libre de copier/coller ce lien dans votre site web, blog, discussions sur forum, emails, etc.


carnelian cornalineLa nuance principale de la Cornaline est toujours orange ou rouge relativement uniforme. Si le brun prédomine, on préférera le nom de Sardoine. Cette variété de Calcédoine est un Quartz polycristallin très apprécié en bijouterie et en objet décoratif.


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    Infos de base ...
 

Etymologie :
Le nom peut venir de Cornus, un port en Sardaigne ou bien de Cornouille, en rapport avec la couleur de ce fruit ressemblant à une cerise
Origine : 
matière minérale naturelle
Histoire et croyances :
La Cornaline a été utilisée en décoration et en bijouterie depuis des millénaires par les grecs, les romains, les perses et les égyptiens notamment. Au XVIè siècle, on lui attribuait le pouvoir d'arrêter les menstruations et de favoriser l'enfantement. Vénérée dans les pays arabes depuis des siècles, elle aiderait à la prévention des maladies et soulagerait les souffrances. Pierre de courage et de maîtrise de soi.
Nom anglais :
Carnelian (parfois mal écrit Cornelian)
Système : 
trigonal
Formation :
toujours à basse température :
- dans les roches volcaniques acides, sous forme d'agrégat sphéroïde,
- dans les roches volcaniques basiques, à l'intérieur des cavités et crevasses vésiculaires,
- dans les veines, fissures et cavités de diverses roches hôtes ignées et métamorphiques, dans les filons hydrothermaux,
- plus rarement dans les roches et dépôts sédimentaires,
- en pseudomorphe de matières organiques telles que les os de dinosaures, les coquillages, les coraux ou les arbres,
- dans les dépôts alluvionnaires marins ou fluviaux, par redéposition de gisement primaire
Habitus ou faciès :
agrégat microcristallisé le plus souvent massif, globulaire, nodulaire, sphérulitique, mamelliforme, stalactitique, en grappe (botryoïdale) ou en croûte, aussi sous forme de galets roulés par les eaux
Date de découverte : 
Sur le Quartz en général :
- Antiquité ≈300 avant J.C. : identification sommaire par le philosophe Théophraste (Tomkeieff, 1942)
- 1546 : classification par Agricola
- 1907 : démonstration de l'existence et de la différence entre les deux phases du Quartz-Alpha et Beta par le minéralogiste et cristallographe allemand Otto Muegge (1858-1932)
Groupe / famille :
Quartz
Sous-groupe :
Quartz polycristallin / Calcédoine
Classe chimique : 
Silicate
Sous-classe :
Tectosilicate
Composition chimique :
Dioxyde de Silicium (+ 1 à 10% d'impuretés Al, Fe, Ca, Mg, K, Na...)
Formule chimique :
SiO2 (+ 1 à 10% Al2O3, Fe2O3, CaO, MgO, K2O, Na2O, H2O...)
Observation(s) :
- La Cornaline peut être un pseudomorphe après bien des minéraux tels que la Calcite, la Fluorite, la Baryte, etc. ainsi que des matières organiques telles que le bois, les os, les coquilles, les coraux, etc.

    Galerie photos ...

illustration cornalineillustration cornaline
Cornaline rouge-orangée
Illustr. © E. Kockler-Thomas
cornaline Indecornaline Inde
Inde, Cornalines 71,50 ct tw, chauffées, pratique courante
Coll. Gems-Plus.com
Photo © Gemmo.eu
- autres photos -
carnelian Indiacarnelian India
Inde, Cornalines 54,15 ct tw, chauffées, pratique courante
Coll. Gems-Plus.com
Photo © Gemmo.eu
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cornaline indiennecornaline indienne
Inde, Cornalines 71,05 ct tw, chauffées, pratique courante
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lot de cornalineslot de cornalines
Inde, Cornalines 53,87 ct tw, chauffées, pratique courante
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cornalines chaufféescornalines chauffées
Inde, Cornalines 53,42 ct tw, chauffées, pratique courante
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heated carnelianheated carnelian
Inde, Cornalines 18,87 ct tw, chauffées, pratique courante
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pendentif cornaline
Pendentif en Cornaline, couleur rehaussée par chauffage
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indonesia cornaline
Indonésie, Ø 30 mm, couleur presque rouge rehaussée par chauffage
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sardoine
Variété Sardoine 15,58 g
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agate teintée en cornaline
Brésil, Agate teintée 13g imitant la Cornaline
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calcedoine teinte
Calcédoine teintée, couleur trop franche et trop vive
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pendentif calcedoine teintée
Calcédoine teintée montée en pendentif
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    Appellations ...

Autres appellations et variétés : 
- Apricotine = abricotine → galets usés brun-orangés trouvés à l'origine sur la plage de Sunset du Cap May, New Jersey USA
- Karneol (Carneol) → traduction allemande, terme parfois rencontré dans les vieux textes français
- Onyx (traité) = Agate noire → Agate devenue opaque et noir uniforme après traitement chimique
- Quartzite → roche constituée essentiellement de Quartz polycristallin
- Sardagate → ancien synonyme (Landrin, 1852)
- Sarde (Sard en anglais) → synonyme de Sardoine
- Sardoine → Calcédoine uniformément brune, colorée par les oxydes de fer, très proche de la Cornaline (les gisements sont les mêmes)
- Sardonyx → variété d'Agate en couches successives brun (beige à rouge-brunâtre) et blanc, appréciée des graveurs de camées et d'intailles
- Silice microcristalline ou cryptocristalline → synonyme au sens large
Appellations interdites : 
- Cornaline → s'il s'agit d'une Calcédoine teintée chimiquement en orange ou rouge, l'appellation correcte est Calcédoine teintée
- Sardoine → s'il s'agit d'une Calcédoine teintée chimiquement en beige ou en brun, l'appellation correcte est Calcédoine teintée

    Gisements ...  

Ne sont mentionnées ici que les grandes localités. Pour plus de détail, voir la fiche des Calcédoines

- Brésil, Rio Grande do Sul & Sao Paulo
- Egypte, désert du Sinai
- Inde, Gujarat & & Madhya Pradesh & Maharashtra dont Deccan & Rivière Narmada
- Indonésie, Sumatra
- Iran
- Italie, Sardaigne
- Mongolie, désert de Gobi
- Mozambique, Maputo
- Namibie
- Pérou, Huancavelica
- Russie, Sibérie Orientale, Transbaikal
- Uruguay
- USA, Arizona & Nouveau Mexique & Oregon & Wyoming
- Yemen, Mocha (Mokha, Mokka)

    Rareté, indices de qualité ...

Rareté du brut : 
rarete
Rareté du taillé : 
rarete_taille
Les sculptures ou les pièces uniques taillées par un artiste ou un lapidaire de renom méritent ** voire ***
Indices de qualité :  
1/3
Cabochon ou objet décoratif, opaque en lumière réfléchie, rouge-brunâtre foncé à orange-brunâtre foncé, présence de petites inclusions contrastées, taille et polissage médiocres
2/3
Cabochon ou objet décoratif, semi-opaque à translucide, rouge-brunâtre médium à orangé-brunâtre médium, quelques très petites inclusions contrastées, taille et polissage standard
3/3
Cabochon, taille à facettes ou objet décoratif, belle translucidité uniforme, vermillon pur à orange franc uniforme, pas d'inclusions contrastées, taille et polissage de grande qualité
Les oeuvres d'artistes ou de lapidaires de renom peuvent être fortement valorisées

    Propriétés physiques & optiques ...

Clivage : 
aucun
Cassure : 
conchoïdale, irrégulière
Dureté : 
6,5  à  7
densité (d) : 
2,56  à  2,66
Résistance aux chocs : 
bonne
Résistance à la chaleur : 
mauvaise → modification de la couleur dès 150°C
Réaction aux acides : 
insoluble sauf dans l'acide chlorhydrique et dans le carbonate de sodium fondu (Na2CO3)
Observation(s) :
- L'aspect visuel de la Cornaline est souvent laiteux, nuageux ou cotonneux, elle est toujours translucide à presque opaque, jamais transparente, elle est toujours monochrome ou presque
- La densité peut être exceptionnellement inférieure ou supérieure aux valeurs indiquées ici en fonction du degré de porosité, du nombre d'impuretés et de leur composition ainsi que de l'éventuelle teneur en silice amorphe (Opale)
- Nullement attirée par un aimant-Nd Ø12x12mm de force N52 (auteur TP, 2011)

Couleur(s) : 
orange rouge 
la couleur est toujours plus ou moins uniforme : orange-brunâtre à rouge-brun, orange-rougeâtre à rouge-orangé
- bien qu'identiques dans leur composition, une Cornaline se distingue d'une Agate par l'uniformité de sa couleur, sauf en lumière transmise ou au microscope où l'on peut retrouver des motifs tels que des bandes parallèles courbes ou rectilignes ou ce qui peut ressembler à des nuages
- la couleur est causée par la présence d'oxydes et d'hydroxydes de fer
- elle est souvent améliorée par traitement thermique ou par simple exposition en plein soleil durant plusieurs semaines
- une couleur trop vive peut être le signe d'un traitement chimique
Couleur du trait : 
blanc incolore 
Caractère et signe optique : 
U+
anisotrope uniaxe positif (microcristallisé)
Indice de réfraction (IR) : 
1,530  à  1,545
Biréfringence (Bir.) : 
0,001  à  0,006
Eclat : 
vitreux, graisseux, cireux
Transparence : 
translucide à presque opaque
Dispersion : 
faible → 0,013
Polariscope : 
rétablit constamment
Spectre d'absorption : 
Non observable
Filtre Chelsea : 
Inerte
Fluorescence aux UV : 
- UVL : généralement inerte, parfois faiblement vert (Hyrsl, 2011)
- UVC : inerte
Observation(s) :
- La biréfringence est difficile à constater pour les matières polycristallines en général, ici en raison d'un indice extraordinaire relativement flou
- Triboluminescente

    Inclusions ...  

- Fractures, fissures, fêlures
- Variété monochrome : zones de couleur surtout visibles en lumière transmise, rectilignes ou nuageuses

    Traitements ...  


Traitement
Commentaire
références
Assemblage autreDes morceaux de Quartz polycristallin, souvent teintés au préalable, sont assemblés avec comme liant une résine polymère, le tout formant une mosaïque taillée et polie en forme de cabochon, de plaque ou d'objet décoratif. La résine polymère est facilement identifiable par sa différence de lustre et sa réaction bleu vif aux UVL.
Choudhary, 2010
Chauffage à basse températureCe traitement est connu et appliqué depuis des siècles pour modifier le beige ou le brun en un brun-orangé à orange-brunâtre ou en un brun-rouge à rouge-brunâtre. C'est ainsi que les Sardoines deviennent des Cornalines. Dans les pays chauds, il suffit même d'exposer les bruts pendant plusieurs semaines au soleil pour améliorer leur couleur.
--
Formation d'un réseau veiné blancLa nature exacte du traitement n'est pas connue mais il semble qu'il soit issu d'un procédé de chauffage et de blanchiment avec parfois un additif coloré. En apparence, le Quartz polycristallin montre un motif veiné blanc sur fond beige à brun-orangé ou coloré (teinté). Les veines blanches sont à l'emplacement des fissures provoquées par le chauffage. Il n'est présent qu'en surface et à quelques millimètres de profondeur. Ce motif n'ayant encore jamais été trouvé à l'état naturel, il ne peut être qu'issu d'un traitement.
McClure, 2009
Marquage par altération chimique + chauffageCe procédé était déjà utilisé 3000 à 1500 ans avant JC en Asie centrale et du sud. Il consiste à marquer la matière à l'aide d'une mixture composée de carbonate de soude, d'eau et de la pulpe d'un fruit d'une plante du désert. Le traitement thermique final sert à fixer les motifs contrastés de manière permanente et indélébile.
--
Huilage incoloreL'action du corps gras renforce la translucidité et uniformise la nuance tout en camouflant certaines inclusions. Le huilage superficiel est aussi pratiqué pour éviter aux pierres de se rayer entre elles par frottement. Détection : éclat graisseux, gras au toucher.
Auteur TP, 2006
Photo "imprimée"Reproduction d'une photo sur la surface plane ou légèrement bombée. L'"impression" pénètre très légèrement la surface. Le Quartz polycristallin a probablement été traité au préalable avec une substance sensible à la lumière puis exposé, selon le principe du procédé photochimique.
Koivula et al., 1991
Voir le détail des autres traitements appliqués au Quartz en général dans la fiche du Quartz traité

    Imitations et indices de reconnaissance ...  

Imitations / synthèses : 
Il n'est pas financièrement viable de synthétiser la Cornaline car elle est suffisamment abondante dans la nature
L'imitation la plus répandue est la Calcédoine pâle ou terne teintée en rouge ou en orange
Le tableau des confusions possibles et des indices de reconnaissance est réservé aux inscrits  

    Taille et usage ...

Taille :  
rond
rond
ovale
ovale
octogonal
octogonal
émeraude
rectangle - baguette
rectangle
baguette
carré
carré
poire
poire
trilliant
trilliant
triangle
coussin
coussin
marquise
marquise
navette
coeur
cœur
briolette - goutte
briolette
goutte
fantaisie
fantaisie
cabochon
cabochon
perle
perle
sphere
sphère
oeuf
œuf
animal
animal
objet
objet
decoration
déco
La Cornaline est communément taillée en cabochon ou à facettes, gravée ou sculptée, autant pour les besoins de la bijouterie que des arts décoratifs
Bijouterie :
En raison de son abondance, de sa durabilité et de son attrait visuel, la Cornaline est largement présente dans la bijouterie fantaisie jusqu'à la haute joaillerie. Elle est principalement taillée en cabochon puis montée en bague, bracelet, collier, pendentif, boucles d'oreilles, broche, piercing, etc. On la retrouve aussi en billes perlées ou en briolettes, facettées ou non, puis montées en collier, bracelet, pampille, etc. Elle est parfois taillée à facettes lorsqu'elle présente une belle translucidité et une couleur franche et intense.
Conseils :
Sur le marché mondial, attention aux nombreuses Calcédoines teintées, proposées par méconnaissance ou par mauvaise foi à la place des Cornalines naturelles ou juste chauffées.

    Références ...  

Auteur(s) / éditeur :
Thierry Pradat / G-PLUS
Remerciements :


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pierres d'étude, de collection et de bijouterie


Références : 
- Agricola G. (1546) De Ortu & Causis Subterraneorum Lib. V. - De Natura eorum quae effluunt ex terra Lib. IIII. - De Natura fossilium Lib. X. - De Veteribus & Novis Metallis Lib. II. - Bermannus, sive De re metallica Dialogus. - Interpretatio Germanica vocum rei metallicae. Basel: Froben (LAT)
- Back M.E., Mandarino J.A. (2008) Quartz. Fleischer's Glossary of Mineral Species, The Mineralogical Record, Tucson, p. 193 (EN)
- Choudhary G. (2010) And now composite chalcedony. Gems & Jewellery, Vol. 19, No. 4, pp. 28-30 (EN)
- Cornejo C., Bartorelli A. (2009) The large Quartz family. Minerals & precious stones of Brazil, pp. 618-681 (EN)
- Deer W.A., Howie R.A., Zussman J. (1992) Quartz - Tridymite, Cristobalite. An introduction to the rock-forming minerals, 2nd ed., Pearson - Prentice-Hall, pp. 457-472 (EN)
- Frondel C. (1962) Silica minerals. Dana's system of mineralogy, 7th ed., Vol. 3, J. Wiley & Sons, New York, 334 pp. (EN)
- Gübelin E.J., Koivula J.I. (2005) Inclusions in Chalcedony. Photoatlas of Inclusions in Gemstones, Opinio Publishers, Vol. 2, pp. 349-371 (EN)
- Hyrsl J. (2011) Purplish-blue and red-brown chalcedony from Peru. Gems & Gemology, Vol. 47, No. 3, p. 237 (EN)
- Koivula J.I., Kammerling R.C. (1991) Antique portrait ring. Gems & Gemology, Vol. 27, No. 4, p. 260 (EN)
- Landrin M. (1852) Agate. Dictionnaire de Minéralogie, de Géologie et de Métallurgie, pp. 8-9 (FR)
- McClure S.F. (2009) A new chalcedony treatment. Gems & Gemology, Vol. 45, No. 4, pp. 288-289 (EN)
- O'Donoghue M. (2006) Quartz. Gems, 6th Edition, Butterworth-Heinemann, pp. 295-313 (EN)
- Tomkeieff S.I. (1942) On the origin of the name ‘quartz’. Mineralogical Magazine, Vol. 26, pp. 172-178 (EN)
- Winchell A.N., Winchell H. (1967) Quartz. Elements of Optical Mineralogy, part II, Descriptions of minerals, 4th ed., J. Wiley & Sons, New York, pp. 246-251 (EN)

Références complémentaires sur le web :
- Mindat.org (Quartz) (EN) - Mindat.org (Calcédoine) (EN) - Mindat.org (Cornaline) (EN)
- Webmineral.com (Quartz) (EN)
- Euromin.w3sites.net (Quartz) (EN/FR)
- Minerals.net (Quartz) - Minerals.net (Calcédoine) (EN)
- Galleries.com (Quartz) - Galleries.com (Chalcedony) (EN)
- Gemsdat.be (EN)
- Gemologyproject.com (EN)
- Quartzpage.de (Quartz) (EN) - Quartzpage.de (Cornaline) (EN)
- Rruff.info (Quartz) (EN)
- Minerals.caltech.edu (Quartz) (EN)