La biréfringence est égale à la valeur numérique de l'écart maximal entre l'indice de réfraction le plus petit et celui le plus grand dans une matière gemme anisotrope. Elle se mesure à l'aide d'un réfractomètre de gemmologie.
Les valeurs d'écart données dans la base vont légèrement au-delà de l'extrême minimal et de l'extrême maximal afin de tenir compte des éventuelles erreurs de lecture au réfractomètre.
Sur le principe d'Archimède, la densité est le rapport entre le poids d'une matière gemme et le poids de son même volume d'eau. Il s'exprime sans unité de mesure. Dans l'idéal, la densité se mesure à l'aide d'une balance hydrostatique digitale précise au 1/100ème de carat.
L'échelle de dureté ou l'échelle de Mohs indique la résistance à la rayure pour dix minéraux de référence. Le minéral numéro 1 est le plus tendre et le minéral numéro 10 est le plus dur. Entre ces extrémités, le minéral raye celui du numéro immédiatement inférieur mais sera rayé par celui du numéro immédiatement supérieur. Deux minéraux de même dureté se rayeront l'un l'autre mais difficilement. Les demi-échelons sont également utilisés.
   1 : Talc - friable sous l'ongle
   2 : Gypse - se raye avec l'ongle
   3 : Calcite - se raye avec une pièce en cuivre
   4 : Fluorite - se raye facilement avec une lame de canif
   5 : Apatite - se raye plus difficilement avec une lame
   6 : Orthose - raye difficilement une vitre en verre
   7 : Quartz - raye facilement une vitre en verre
   8 : Topaze - raye très facilement une vitre en verre
   9 : Corindon - coupe le verre
   10 : Diamant - coupe plus facilement le verre
Lorsqu'un rayon de lumière traverse l'air et pénètre dans une substance liquide ou solide, d'une part il est ralenti et d'autre part sa direction est déviée ou réfractée. Pour simplifier, l'indice de réfraction (IR) prend en compte l'angle de déviation limite de la lumière entre l'air et le solide. Il se mesure à l'aide d'un réfractomètre de gemmologie (jusqu'à 1,79).
Les IR donnés dans la base vont légèrement au-delà de l'extrême minimal et de l'extrême maximal afin de tenir compte des éventuelles erreurs de lecture au réfractomètre.
   : fréquent à peu commun
   : peu commun à rare
   : rare à très rare
   : très rare à rarissime
A noter :
- La beauté prime. L'indice de rareté proposé ici concerne la belle qualité gemme ou ornementale.
- La rareté est distincte de la valeur. L'offre et la demande font le prix alors que l'état des ressources disponibles fait la rareté. Une pierre peut être chère mais pas forcément rare alors qu'une pierre très rare ne sera pas forcément plus chère.
- La notion de rareté est relative. Pour une même pierre, il peut exister plusieurs variétés dont le degré de rareté sera différent selon la transparence, la couleur ou la provenance.
- Le critère de rareté évolue dans le temps. Une pierre peut être très rare jusqu'au jour où un nouveau gisement très productif est exploité, la rendant ainsi moins rare, ou inversement lorsque plus aucun gisement n'est découvert.
- Les gemmes artificielles/synthétiques ne sont pas rares, même si leur coût de fabrication est très élevé puisqu'il est possible de les reproduire à l'infini.
Cet indice reflète l'opinion de l'auteur et n'engage que lui.
Degré de rareté,
BRUT

: fréquent à peu commun
: peu commun à rare
: rare à très rare
: très rare à rarissime
Sur la rareté du brut :
- La beauté prime. L'indice de rareté proposé ici concerne la belle qualité gemme ou ornementale.
- La rareté est distincte de la valeur. L'offre et la demande font le prix alors que l'état des ressources disponibles fait la rareté. Une pierre peut être chère mais pas forcément rare alors qu'une pierre très rare ne sera pas forcément plus chère.
- La notion de rareté est relative. Pour une même pierre, il peut exister plusieurs variétés dont le degré de rareté sera différent selon la transparence, la couleur ou la provenance.
- Le critère de rareté évolue dans le temps. Une pierre peut être très rare jusqu'au jour où un nouveau gisement très productif est exploité, la rendant ainsi moins rare, ou inversement lorsque plus aucun gisement n'est découvert.
- Les gemmes artificielles/synthétiques ne sont pas rares, même si leur coût de fabrication est très élevé puisqu'il est possible de les reproduire à l'infini.
Degré de rareté,
TAILLÉ

: très fréquemment taillé
: usuellement taillé
: rarement taillé
: très rarement taillé
Sur la rareté de la taille :
- La taille sans facettes est appliquée aux cabochons, perles, camées, intailles et sculptures. Elle concerne le plus souvent les pierres ornementales opaques ou translucides. Il peut y avoir des exceptions pour les besoins de la joaillerie ou des arts décoratifs.
- La taille à facettes, réalisée par un lapidaire, est destinée à renforcer la brillance, l'éclat et le feu des gemmes transparentes.
- Un degré de rareté supérieur à celui de la disponibilité du brut indique une difficulté physique évidente à tailler telle que la petitesse des cristaux, une faible dureté ou une fragilité excessive.
Ces indices reflètent l'opinion de l'auteur et n'engagent que lui.
Chaque carré couvre l'une et/ou l'autre des couleurs suivantes :
    blanc  blanc pur, crème, cassé, ivoire
    bleu  bleu pâle à bleu nuit, bleu-vert, bleu-violacé
    brun beige marron  brun, du beige clair au marron foncé
    gris  gris très clair à foncé, argenté
    incolore  incolore, sans aucune couleur
    jaune  jaune pâle à bouton d'or, jaune-vert, doré
    multicolore bicolore  multicolore, 2 couleurs distinctes minimum
    noir  noir et gris très très foncé (anthracite)
    orange  orange, aux limites du jaune, rouge ou brun
    rose  rose pâle, bonbon, fuschia, magenta
    rouge  rouge, aux limites du orange, brun ou violet
    vert  vert pâle à sombre, vert-bleu, vert-doré
    violet mauve  violet clair à foncé, mauve, pourpre
La transparence est aussi appelée diaphanéité.
Trois possibilités pour une matière gemme :
 transparent = transparent : la lumière passe à travers sans distorsion
 translucide = translucide : la lumière passe à travers de manière floue
 opaque = opaque : la lumière ne passe pas à travers du tout
Le moteur reconnaît les matières gemmes d'après :
- les familles : quartz, zéolite, synthèse, verre...
- les noms usuels : citrine, péridot, émeraude...
- les variétés : rubellite, indicolite, verdelite...
- les synonymes : idocrase, barytine, dichroïte...
- les noms commerciaux : tashmarine®, zultanite®...
- les noms locaux : morrisonite, bolivianite, dallasite...
- les noms familiers : séraphinite, oeuf de tonnerre...
- les noms obsolètes ou peu usités : pycnite, trystine...
- les métaux natifs : or, argent, cuivre, platine...
- les noms anglais : chalcedony, garnet, topaz, ruby...
- les noms allemands : aquamarin, achat, smaragd...
- les noms de fabrication : Verneuil, Gilson, Chatham...
- les fautes : flourite, agirine, amétyste, damburite...
- l'absence d'accents : calcedoine, peridot, benitoite...
Astuce rapide : tapez juste les trois premières lettres...
Le moteur ne reconnaît pas :
- tout ce qui n'est pas une matière gemme, donc de nombreuses roches et minéraux.
- quelques noms relatifs aux matières gemmes n'ayant pas encore de fiche complète.
- Par défaut, cette liste est triée dans l'ordre alphabétique de A à Z. Vous pouvez inverser l'ordre en cliquant sur le triangle bleu. Vous pouvez trier toutes les colonnes de la même manière, du plus grand au plus petit et inversement. Le tri s'effectue sur la liste complète ou sur la sélection issue d'une recherche.
- Les noms sur fond vert indiquent des matières gemmes organiques
- Les noms sur fond rose indiquent des matières gemmes artificielles
- Les noms en bleu mènent à une fiche complète.
- Les matières amorphes ou cubiques sont monoréfringentes. La lumière ne se dédouble pas lorsqu'elle les traverse. Ces matières sont dites optiquement isotrope (ISO).
- Les matières cristallines de système trigonal, hexagonal ou quadratique sont biréfringentes. Elles possèdent un axe optique dont la lumière transmise perpendiculairement se divise en deux rayons polarisés distincts. Ces matières sont dites optiquement anisotrope uniaxe, dont la biréfringence peut être de signe optique positif ou négatif (U+ ou U-).
- Les matières cristallines de système orthorhombique, monoclinique ou triclinique sont également biréfringentes. Elles possèdent deux axes optiques dont la lumière transmise se divise en trois directions de vibration. Ces matières sont dites optiquement anisotrope biaxe, dont la biréfringence peut être de signe optique positif ou négatif (B+ ou B-).
Pour une meilleure visualisation et une analyse facile des données, les inscrits (gratuit) peuvent trier chacune des 26 colonnes, dans un sens comme dans l'autre.
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Dans ce champ, saisissez :
- l'IR simple et unique d'une matière isotrope
ou bien
- l'IR minimal d'une matière anisotrope
ou bien
- l'IR moyen d'une matière anisotrope, dans ce cas ne saisissez rien dans le champ suivant
ATTENTION, une erreur de lecture de ±0,002 au réfractomètre peut fausser les résultats. Confirmez bien votre mesure avant de la saisir.
Dans ce champ, saisissez uniquement l'IR maximal d'une matière anisotrope
ATTENTION, une erreur de lecture de ±0,002 au réfractomètre peut fausser les résultats. Confirmez bien votre mesure avant de la saisir.
La biréfringence est calculée ici automatiquement. Elle correspond à la différence entre l'IR maxi ng et l'IR mini np.
Lorsque cela est possible, la mesure d'une densité précise (±0,01) permet d'affiner grandement les résultats.
Les résultats peuvent comprendre les matières gemmes qui ne sont intrinsèquement pas du caractère ou du signe optique demandé mais qui peuvent se comporter anormalement comme tel.
ATTENTION, il est assez difficile d'interpréter correctement les tests de rayure. Remplissez ce champ uniquement si vous êtes sûr(e) de vous.
Figurent ici les noms officiellement admis mais aussi les dérivés, les appellations commerciales communément employées, les synonymes familiaux, les noms de variétés proches ainsi que certaines appellations obsolètes ou peu usitées.
Une appellation est interdite dès le moment où il peut y avoir une confusion avec la gemme de cette fiche ou une autre gemme, généralement de valeur supérieure, sans qu'aucune autre explication ne soit donnée sur l'identité réelle.
Fracture ou fissure aléatoire, non directionnelle, effet d'une contrainte physique. Il existe différents types reconnaissables de cassure qui peuvent contribuer à l'identification. Les deux principales sont la cassure conchoïdale, constituée de brisures concentriques, et la cassure irrégulière, formée de dents disposées en relief aléatoire.
Le classement est effectué en fonction de la composition chimique. Il existe deux systèmes de classification légèrement différents l'un de l'autre. Celui de Dana et celui de Strunz. Ce dernier est le suivant :

I. Eléments natifs (métaux et non-métaux)
II. Sulfures et sulfosels
III. Halogénures
IV. Oxydes (et Hydroxydes)
V. Carbonates et Nitrates
VI. Borates
VII. Sulfates (Sélénates, Tellurates, Chromates, Molybdates,
       Tungstates/Wolframates)
VIII. Phosphates, Arséniates et Vanadates
IX. Silicates (Nésosilicates, Sorosilicates, Cyclosilicates, Inosilicates,
      Phyllosilicates)
X. Composés organiques

- Les roches et agrégats sont hors classement.
Marque ou cassure directionnelle visible suivant le ou les plans de faiblesse des liaisons atomiques d'une matière gemme cristalline. Le clivage peut être qualifié de nul (ou inexistant), indistinct, distinct ou parfait. Une gemme au clivage parfait sera plus fragile qu'une gemme au clivage nul.
Couleur que laissera le trait ou la trace de poudre lorsque l'on frotte une matière gemme sur la surface plane d'une porcelaine dépolie. Ce test étant destructeur, il ne peut être pratiqué que sur les matières brutes.
- Matière minérale naturelle : il s'agit de la date à laquelle le minéral a été nommé et décrit scientifiquement. Certains minéraux peuvent avoir été connus depuis l'antiquité mais ont été identifiés et classifiés bien plus tard. C'est cette dernière date officielle qui est prise en compte.
- Matière synthétique ou artificielle : dans l'ordre de leur chronologie, il s'agit de la date d'invention initiale et des éventuelles dates de perfectionnement ou de variétés distinctes.
Séparation progressive de la lumière blanche dans les couleurs du spectre visible, réfractée chacune à une longueur d'onde d'un angle différent. La dispersion de la lumière en couleurs distinctes ressortant d'une matière gemme transparente est mesurable et peut être qualifiée de nulle, faible, forte ou très forte selon son intensité. Plus la dispersion est élevée, plus la gemme renverra des scintillements de couleur, aussi appelés les feux. Les matières gemmes à forte dispersion sont le plus souvent d'un IR élevé, supérieur à la limite du réfractomètre (> 1,79).
Angle formé par les directions des deux axes optiques d'une matière gemme anisotrope biaxe ou uniaxe se comportant anormalement comme biaxe.
Effet causé par la réflexion de la lumière à la surface d'une matière gemme. Son intensité dépend de la qualité du polissage et de l'indice de réfraction. Plus l'IR est élevé et plus l'éclat sera vif.
Les qualificatifs les plus courants sont : adamantin, subadamantin, vitreux très brillant, vitreux, résineux, cireux, graisseux, soyeux, métallique, nacré...
Effet causé par la réflexion de la lumière sur des éléments situés sous la surface de la matière gemme. Ces éléments peuvent être des inclusions, des lacunes cristallines, des macles, des plans de clivage, des fissures, des couches minces ou des agencements structurels spécifiques.
Les effets optiques les plus souvent rencontrés dans les matières gemmes sont l'astérisme, le chatoiement, l'aventurescence, l'iridescence et le changement de couleur selon le type de lumière. D'autres effets plus rares ne concernent que quelques gemmes.
Ce filtre dichromatique a la particularité de ne laisser passer que la lumière située dans le rouge vif (690 nm) et le vert-jaune (570 nm). Il permet notamment de déceler la présence du chrome ou du cobalt (naturel ou introduit artificiellement), caractérisée par une couleur rose à rouge à travers le filtre. Ce test ne donne qu'une indication et n'est pas diagnostique.
La fluorescence est un effet de luminescence correspondant à une émission de lumière visible dégagée par une matière gemme au moment où elle est excitée par des radiations d'énergie plus élevée que celles de la lumière visible. La limite de cette dernière est représentée par le violet, de longueur d'onde de 400 nm (1 nm = 1 nanomètre = 1 milliardième de mètre). D'une énergie plus haute, l'ultraviolet à ondes longues (UVL) se situe à env. 365 nm et l'ultraviolet à ondes courtes (UVC) à env. 254 nm.
La matière est dite phosphorescente lorsqu'elle continue d'émettre un effet de luminescence après avoir été soustraite de la source de radiations. Les réactions d'une matière gemme aux UVL et aux UVC peuvent s'avérer très utiles dans l'identification d'une matière gemme.
Liste non exhaustive, seuls les gisements significatifs ou de belle qualité gemme et ornementale sont mentionnés.
Une imitation est une matière ressemblant à une autre mais sans en posséder les caractéristiques chimiques ou physiques. A l'inverse, une synthèse est chimiquement et physiquement équivalente ou presque à sa contrepartie naturelle.
Sont considérées comme inclusions à l'intérieur d'une matière gemme :
- des corps étrangers solides, liquides ou gazeux
- des clivages, des macles, des fractures, des fissures
- des tensions internes lors de la cristallisation ou de la fabrication
- des zones de couleurs contrastées
- des différences de transparence
- des traces de traitement
Les inclusions sont parfois visibles à l'oeil nu et le plus souvent à l'aide d'une loupe 10x ou d'un microscope.
Ces indices notés  1/3 à 3/3  ou  1/5 à 5/5  permettent de situer une qualité par rapport à une autre pour une même matière gemme.
- 1/3 ou 1/5  correspond à la qualité la plus faible.
- 3/3 ou 5/5  correspond à la meilleure qualité, généralement de belle valeur.
Les intermédiaires sont souvent intéressants d'un point de vue gemmologique et sont couramment acceptés en bijouterie, lorsque la dureté le permet.
Ces indices reflètent l'opinion de l'auteur et n'engagent que lui.
- Matière minérale naturelle : minéral en provenance de la terre sans modification par l'homme, hormis la taille et le polissage
- Matière naturelle traitée artificiellement : a fait l'objet d'une modification physique par l'homme, en plus de la taille et du polissage
- Matière organique : issue d'un organisme vivant, végétal ou animal
- Matière synthétique : fabriquée par l'homme avec sa contrepartie existante à l'état naturel
- Matière artificielle : fabriquée par l'homme sans contrepartie existante à l'état naturel
- Matière composite : assemblée à l'aide de deux matériaux différents ou plus
- Matière reconstituée : assemblée à l'aide d'un ou plusieurs matériaux
Dans un grand nombre de matières gemmes anisotropes transparentes de couleur, la lumière est absorbée, polarisée et transmise différemment, selon la nature et l'orientation de la structure cristalline. Cette différence se traduit par la présence de deux ou trois couleurs distinctes, visibles parfois à l'oeil nu, mais le plus souvent à l'aide d'un dichroscope ou d'un polariscope à filtres parallèles. Ce phénomène optique est appelé absorption sélective différentielle.
- Une matière gemme uniaxe peut être dichroïque et montrera alors un pléochroïsme de deux couleurs distinctes.
- Une matière gemme biaxe peut être dichroïque ou trichroïque, avec un pléochroïsme de deux ou trois couleurs distinctes.
A noter :
- Les matières incolores ou isotropes ne présentent pas de pléochroïsme.
- Le pléochroïsme ne peut pas se produire parallèlement à un axe optique.
- L'intensité peut être variable selon les gemmes : nul, faible, distinct, fort, très fort
Cet instrument permet de distinguer les matières gemmes transparentes isotropes et anisotropes ainsi que les pierres polycristallines. Il est constitué d'une lampe à sa base et de deux filtres polarisants croisés à 90° entre lesquels la matière gemme est examinée dans tous les sens lors d'une rotation complète. Les résultats suivants sont observés :
- Ne rétablit pas = la matière reste constamment éteinte = isotrope
- Rétablit tous les 1/4 de tour = la matière s'allume et s'éteint 4 fois en une rotation complète = anisotrope
- Rétablit constamment = la matière reste constamment allumée = polycristallin
- Anomalies d'extinction = la matière s'allume et s'éteint partiellement = non diagnostique
A NOTER :
- L'examen est impossible sur les matières trop translucides ou opaques
- Les matières anisotropes ne rétablissent pas dans l'axe optique => toujours tester dans toutes les directions
- A l'aide d'un conoscope, peut servir à déterminer le caractère optique uniaxe ou biaxe par l'observation des figures d'interférence
- Peut servir à observer le pléochroïsme d'une matière gemme transparente anisotrope lorsque ses deux filtres polarisants sont parallèles.
- Liste des matières les plus approchantes par la couleur et par la transparence, puis par d'autres critères physiques ou optiques similaires.
- Les gemmes trop rarement taillées ne sont pas toutes mentionnées.
- Les variétés sont parfois indiquées pour faciliter la comparaison des valeurs gemmologiques.
- Sauf pour quelques rares exceptions, la réponse à un seul indice ne suffit pas à identifier une gemme. Il est important de cumuler plusieurs mesures et tests concluants.
   : très fréquemment taillé
   : usuellement taillé
   : rarement taillé
   : très rarement taillé
Il existe deux types de taille :
1) La taille sans facettes est appliquée aux cabochons, perles, camées, intailles et sculptures. Elle concerne le plus souvent les pierres ornementales opaques ou translucides. Il peut y avoir des exceptions pour les besoins de la joaillerie ou des arts décoratifs.
2) La taille à facettes, réalisée par un lapidaire, est destinée à renforcer la brillance, l'éclat et le feu des gemmes transparentes.
- Un degré de rareté supérieur à celui de la disponibilité du brut indique une difficulté physique évidente à tailler telle que la petitesse des cristaux, une faible dureté ou une fragilité excessive.
Cet indice reflète l'opinion de l'auteur et n'engage que lui.
Ce test potentiellement destructeur ne peut être appliqué qu'à des morceaux de matière brute. Il peut être révélateur de la présence de certains éléments chimiques dont la réaction au contact des acides sera caractéristique.
Attention, les acides sont toxiques et nocifs pour la santé. Ne pas ingérer, ne pas inhaler les vapeurs et éviter tout contact avec la peau, les yeux et les vêtements. Porter des gants et des lunettes de protection. Opérer dans un lieu bien ventilé.
Prendre garde à ne pas tester les matières gemmes solubles dans l'eau, même partiellement.
Sources réputées sérieuses à partir desquelles le contenu de cette fiche pratique a été rédigé. Les références sont principalement en anglais (EN), parfois en français (FR) ou en d'autres langues européennes (DE, IT, ES...).
Lorsqu'une matière gemme est chauffée, il arrive un point de température où sa structure s'altère jusqu'à fondre, le stade final. Toutes les matières gemmes sont fusibles, certaines beaucoup plus facilement que d'autres. Ce test destructeur ne doit être effectué que sur des échantillons bruts. Il peut donner quelques bons indices sur la composition chimique. La résistance thermique est aussi une information précieuse pour le sertisseur afin de lui éviter de chauffer des gemmes qui pourraient s'altérer au contact de la flamme du chalumeau. Les réactions thermiques, indésirables ou recherchées, sont notamment le changement de couleur, la modification de la transparence, le craquèlement et la fusion.
Synonyme de ténacité. Capacité d'une matière gemme à résister à une contrainte physique dont les conséquences sont la formation de fissures, de fractures, d'éclats, de cassures ou de clivages. A dureté équivalente, les matières polycristallines sont réputées plus tenaces que celles monocristallines. Plus une gemme est tenace et plus grande sera sa résistance à l'usure.
La lumière blanche est composée d'un ensemble de couleurs dont les sept de l'arc-en-ciel visibles à l'œil, dans l'ordre : rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet. En fonction de leur composition chimique, de nombreuses matières gemmes transparentes absorbent une ou plusieurs couleurs de cette lumière blanche qui les traverse, correspondant à des longueurs d'onde spécifiques. Le spectroscope est l'instrument de poche qui permet de visualiser en gris ou en noir les raies et les bandes d'absorption ainsi que leurs positions respectives sur le spectre des couleurs visibles. Certains spectres d'absorption sont caractéristiques et peuvent être diagnostiques dans l'identification d'une matière gemme.
Il existe 7 systèmes cristallins distincts. Chacun est reconnaissable d'après la position de son ou de ses axes de symétrie, d'après la dimension des faces et d'après leurs angles respectifs. En minéralogie, un système peut être d'ordre 2, 3, 4 ou 6. Ce chiffre indique le nombre de fois que la structure sera identique à elle-même au cours d'un tour complet autour de son ou de ses axes de symétrie.
1. Cubique : quatre axes d'ordre 3, trois axes d'ordre 4, six axes d'ordre 2
2. Trigonal à réseau rhomboédrique ou hexagonal : un axe d'ordre 3
3. Hexagonal : un axe d'ordre 6, trois axes d'ordre 2
4. Tétragonal ou Quadratique : un axe d'ordre 4
5. Orthorhombique : trois axes d'ordre 2
6. Monoclinique : un axe d'ordre 2
7. Triclinique : aucun axe de symétrie
Amorphe : aucune structure ordonnée
Il existe deux types de taille :
1) La taille sans facettes est appliquée aux cabochons, perles, camées, intailles et sculptures. Elle concerne le plus souvent les pierres ornementales opaques ou translucides. Il peut y avoir des exceptions pour les besoins de la joaillerie ou des arts décoratifs.
2) La taille à facettes, réalisée par un lapidaire, est destinée à renforcer la brillance, l'éclat et le feu des gemmes transparentes.
Ils regroupent plusieurs procédés différents grâce auxquels l'apparence physique d'une matière gemme est modifiée artificiellement. Ils sont destinés à améliorer la couleur et/ou la clarté et/ou la durabilité. Quel que soit le traitement appliqué, aucun n'est illégal dès le moment où sa nature exacte est révélée préalablement à tout achat, sachant qu'à critères qualitatifs égaux, une gemme naturelle aura toujours plus de valeur qu'une gemme traitée.
Cette information donne une idée de l'usage de la matière chimique au sens large.
Il est dit qu'une matière gemme doit être d'une dureté de minimum 7 pour résister à l'usure une fois montée en bijou. Il existe pourtant de nombreux bijoux avec des gemmes de dureté inférieure. Il sera plus prudent de faire monter de telles gemmes en pendentif, broche ou boucles d'oreilles, davantage protégées des chocs qu'en bague ou en bracelet.


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QUARTZ TRAITÉ

  dernière mise à jour : 15/04/2019   |   nombre de photos :  62

Cette fiche pratique n'est pas le fruit d'un copié/collé sur internet ou d'ailleurs. Elle a été entièrement rédigée à partir de références antérieures sérieuses, citées dans le texte et mentionnées ici. Certaines données physiques et optiques constatées par le ou les auteurs viennent parfois en complément.
→ Adresse web de cette fiche :  http://www.gemmo.eu/fr/quartz-traite.php
Vous êtes libre de copier/coller ce lien dans votre site web, blog, discussions sur forum, emails, etc.


treated irradiated heated quartz traité irradié chaufféLe Quartz traité peut être monocristallin ou polycristallin. Il rassemble ainsi toutes les variétés existantes. Une fiche à part lui est consacrée car les méthodes d'embellissement artificiel méritent d'être mieux connues pour apprendre à mieux les reconnaître. Elles sont diverses et nombreuses, que ce soit par le biais du chauffage, de l'irradiation, de l'enrobage, de l'imprégnation, de l'altération, du perçage, du remplissage ou de l'assemblage. Il n'y a rien d'illégal à vendre ou acheter un Quartz traité dès le moment où l'information complète et détaillée sur le traitement appliqué a bien été donnée au préalable.


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Photos  |  Propriétés  |  Appellations  |  Gisements  |  Rareté  |  Inclusions  |  Traitements  |  Reconnaissance  |  Taille  |  Références

    Infos de base ...
 

Etymologie :
Tiré d'un ancien nom minier germanique quertz ou quertze rencontré dans les écrits à partir de 1505 (Tomkeieff, 1942), suivi du mot "traité" indiquant qu'il a subi une manipulation humaine destinée à l'embellir
Origine : 
matière naturelle traitée artificiellement
Histoire et croyances :
Le traitement des pierres ne date pas d'aujourd'hui. Dès l'antiquité, Pline l'ancien nous rapporte ceux qui étaient appliqués aux Quartz pour les embellir, dont certains sont toujours utilisés aujourd'hui tels que la teinture, l'enrobage ou l'assemblage. (Nassau, 1984)
Nom anglais :
Treated Quartz
Système : 
trigonal
Formation :
dans de nombreux environnements géologiques tels que dans les roches ignées ou magmatiques (dont pegmatites), les roches sédimentaires, les roches métamorphiques, dans les veines hydrothermales et les fentes alpines, etc.
Habitus ou faciès :
Macrocristallisé, en cristaux prismatiques hexagonaux, allongés ou trapus, striés horizontalement, terminés par une pyramide à six faces dont trois faces dominantes. Macles fréquentes. Microcristallisé, agrégat le plus souvent massif, globulaire, nodulaire, stalactitique, en grappe (botryoïdale) ou en croute.

Cristallographie :

Faites glisser la souris cliquée pour actionner la rotation manuelle

 

 













Copyright © Mark Holtkamp / SMORF (Smorf.nl)

Date de découverte : 
Sur le Quartz en général :
- Antiquité ≈300 avant J.C. : identification sommaire par le philosophe Théophraste (Tomkeieff, 1942)
- 1546 : classification par Agricola
- 1907 : démonstration de l'existence et de la différence entre les deux phases du Quartz-Alpha et Beta par le minéralogiste et cristallographe allemand Otto Muegge (1858-1932)
Groupe / famille :
Quartz
Classe chimique : 
Silicate
Sous-classe :
Tectosilicate
Composition chimique :
Dioxyde de silicium (+ additif)
Formule chimique :
SiO2
Observation(s) :
- En minéralogie, en dehors de l'observation des faces et des angles d'un cristal, il existe un moyen de savoir si ce dernier est un Quartz droit ou un Quartz gauche, selon l'orientation des figures triangulaires laissées par le dépôt d'une goutte d'acide fluorhydrique concentré à 20-50% sur l'une des surfaces planes {1010}, {0110} ou {0111}. (Frondel, 1962)

    Galerie photos ...

quartz aqua aura
Cristal de Quartz "aqua aura" enrobé d'une mince pellicule d'or
Photo © Gemmo.eu
quartz rubassé teintéquartz rubassé teinté
Quartz rubassé teinté 15 à 23 mm
Photo © Gemmo.eu
tranche agate teintee
Brésil, tranche d'Agate 15 cm teintée
Photo © Gemmo.eu
quartz solaire teintéquartz solaire teinté
Quartz solaire 39 x 24 mm teinté
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dyed solar quartzdyed solar quartz
Quartz solaire 48 x 28 mm teinté
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quartz radié teintéquartz radié teinté
Quartz solaire 48 x 27 mm teinté
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tranche cristal quartz teintétranche cristal quartz teinté
Quartz solaire 62 x 35 mm teinté
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quartz teinté chimiquementquartz teinté chimiquement
Quartz solaire 33 x 18 mm teinté
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dyed agatedyed agate
Amérique du sud, Agate 42 x 30 mm traitée à l'aide de sucre + acide sulfurique + chauffage
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agate issue de traitementagate issue de traitement
Amérique du sud, Agate 47 x 32 mm traitée à l'aide de sucre + acide sulfurique + chauffage
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agate traitéeagate traitée
Amérique du sud, Agate 49 x 34 mm traitée à l'aide de sucre + acide sulfurique + chauffage
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onyx traité
Amérique du sud, Onyx 36 x 26 mm traité à l'aide de sucre + acide sulfurique + chauffage
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onyx issu de traitement
Amérique du sud, Onyx 31 x 25 mm traité à l'aide de sucre + acide sulfurique + chauffage
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onyx agate traitee
Amérique du sud, Onyx 45 x 31 mm traité à l'aide de sucre + acide sulfurique + chauffage
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agate teinteeagate teintee
Amérique du sud, Agate 49 x 28 mm teintée
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dyed agatedyed agate
Amérique du sud, Agate 72 x 42 mm teintée
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treated agatetreated agate
Amérique du sud, Agate 39 x 26 mm teintée
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agate chinoise teintee
Chine, Agate 43 x 28 mm chauffée pour améliorer la couleur
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dyed china agate
Chine, Agate 41 x 31 mm chauffée pour améliorer la couleur
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agate teintee de chine
Chine, Agate 38 x 28 mm chauffée pour améliorer la couleur
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cornaline chaufféecornaline chauffée
Inde, Cornaline 18,87 ct tw à la couleur rehaussée par chauffage
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cornaline traitee par chauffagecornaline traitee par chauffage
Inde, Cornaline 71,05 ct tw à la couleur rehaussée par chauffage
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heated carnelian
Pendentif en Cornaline à la couleur améliorée par chauffage
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oeil de tigre chaufféoeil de tigre chauffé
Afrique du Sud, Oeil de taureau 22 à 33 mm dont la couleur rougeâtre est obtenue par chauffage de l'Oeil de tigre
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chrysoprase assemblage
Pierre assemblée 34,20 ct avec notamment de la Chrysoprase d'Australie
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green dyed chalcedony
Calcédoine teintée pour imiter peut-être le Jade ou la Chrysoprase
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calcedoine teinte
Perles de Calcédoine teintée
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agate calcedoine teintee
Perles de Calcédoine teintée
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calcedoine teintee
Perles de Calcédoine teintée
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calcedoine teintée
Perles de Calcédoine teintée
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dyed calcedony
Perles de Calcédoine teintée
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calcedoine teintée chimiquement
Perles de Calcédoine teintée
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calcedoine traitée par teinture
Perles de Calcédoine teintée
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dyed chalcedony
Perles de Calcédoine teintée
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calcedoine teintée
Perles de Calcédoine teintée
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calcedoine teintée
Perles de Calcédoine teintée
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calcedoine teintée
Perles de Calcédoine teintée
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sardonyx chauffée
Perles de Sardonyx dont la couleur a été améliorée par chauffage
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calcedoine teintee pendentif
Calcédoine teintée, montée sur pendentif argent
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calcedoine motif traité
Perle de Calcédoine au motif obtenu par altération chimique
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agate à motif obtenu par traitement
Perle de Calcédoine au motif obtenu par altération chimique
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quartz craquelé chauffé
Cristal de roche 8,75 ct, les craquelures sont obtenues par chauffage aussitôt suivi d'un plongeon dans l'eau
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citrine chaufféecitrine chauffée
Brésil, Citrine 12,08 ct issue d'une Améthyste chauffée
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heated amethyst into citrineheated amethyst into citrine
Brésil, Citrine 4,68 ct issue d'une Améthyste chauffée
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citrine par chauffagecitrine par chauffage
Brésil, Citrine 17,04 ct issue d'une Améthyste chauffée
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heated prasiolite
Brésil, Prasiolite 14 ct issue d'une Améthyste chauffée
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prasiolite chauffée
Brésil, Prasiolite 22,20 ct issue d'une Améthyste chauffée
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prasiolite quartz irradiéprasiolite quartz irradié
Brésil, Prasiolite 24,53 ct issue d'un Quartz irradié
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irradiated lemon quartzirradiated lemon quartz
Brésil, Quartz 119,14 ct citron (lemon) à la couleur jaune issue de l'irradiation
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quartz traité par irradiationquartz traité par irradiation
Brésil, Quartz 225,26 ct citron (lemon) à la couleur jaune issue de l'irradiation
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quartz ouro verde irradié
Brésil, Quartz brut 25 g "oro verde" à la couleur jaune-vert issue de l'irradiation
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citrine ouro verde irradiée
Brésil, Quartz 68,40 ct "ouro verde" à la couleur jaune-vert issue de l'irradiation
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citrine oro verde irradiéecitrine oro verde irradiée
Brésil, Quartz 114,75 ct "oro verde" à la couleur jaune-vert issue de l'irradiation
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quartz ouro verde irradiéquartz ouro verde irradié
Brésil, Quartz 70,74 ct "ouro verde" à la couleur jaune-vert issue de l'irradiation
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doublet ou triplet quartz emaildoublet ou triplet quartz email
Illustration d'un assemblage triplet Quartz / émail / Quartz avant la taille
Illustr. © E. Kockler-Thomas
doublet ou triplet quartz emaildoublet ou triplet quartz email
Illustration d'un triplet Quartz / émail / Quartz avec bulles piégées à la jonction des éléments
Illustr. © E. Kockler-Thomas
doublet ou triplet quartz emaildoublet ou triplet quartz email
Illustration d'un triplet Quartz / émail / Quartz avec bulles piégées à la jonction des éléments, la couleur est donnée par l'émail
Illustr. © E. Kockler-Thomas
triplet quartz emailtriplet quartz email
Triplet 10,40 ct Quartz / émail vert / Quartz, destiné à imiter l'Émeraude, le choix d'un Cristal de roche contenant des inclusions est intentionnel
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émeraude soudé imitationémeraude soudé imitation
Triplet 10,22 ct Quartz / émail vert / Quartz, destiné à imiter l'Émeraude, le choix d'un Cristal de roche contenant des inclusions est intentionnel
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triplet émail verttriplet émail vert
Vue de profil d'un triplet Quartz / émail vert / Quartz, permettant de distinguer la jonction entre les 3 éléments
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imitation quartz à inclusionsimitation quartz à inclusions
Triplet imitation 25,10 ct Quartz / film plastique / Quartz, avec le film imprimé au motif du Quartz à inclusions de tourmaline noire
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quartz rubassé rougequartz rubassé rouge
Quartz rubassé 25,70 ct avec présence de flashs iridescents pour renforcer l'attrait visuel
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    Appellations ...

Autres appellations et variétés : 
Cette liste est principalement constituée d'appellations familières ou commerciales, non officielles.

- Améthyste rose (pink Amethyst) → couleur mauve clair obtenue par irradiation de l'Améthyste
- Citrine madeira ou palmeira → couleur doré-orangé à cognac obtenue par traitement thermique de l'Améthyste
- Citrine oro verde ou ouro verde → Quartz jaune-vert dont la couleur est obtenue par irradiation aux rayons gamma + chauffage, la meilleure couleur étant issue de Quartz riches en lithium (Henn et al., 2012)
- Damsonite → appellation commerciale d'une variété de Calcédoine violette (ou orange lorsque chauffée) provenant de l'Arizona, USA (Shigley & Koivula, 1985)
- Prasiolite → couleur verte obtenue par traitement thermique de l'Améthyste
- Quartz aqua aura → Quartz enrobé d'une mince pellicule d'or pour lui donner des reflets bleu-doré métalliques (Koivula & Kammerling, 1988)
- Quartz arc en ciel = Quartz Mystique = Quartz titanium aura → Quartz enrobé d'une mince pellicule d'oxyde métallique pour lui donner des reflets irisés de toutes couleurs
- Quartz bière (beer Quartz) → couleur brun à mordoré obtenue par irradiation + chauffage
- Quartz brandy (brandy Quartz) → couleur whisky obtenue par irradiation + chauffage
- Quartz champagne aura → Quartz enrobé d'une mince pellicule d'or et de fer pour lui donner des reflets jaune-orangé
- Quartz citron (lemon Quartz) → couleur jaune-verdâtre obtenue par irradiation + chauffage
- Quartz cognac → couleur cognac obtenue par irradiation + chauffage
- Quartz guêpe = Quartz code-barre → appellation commerciale d'un Quartz monocristallin qui, une fois chauffé, renforce un motif de barres parallèles alternant entre la Citrine et le Quartz fumé (Johnson & Koivula, 1997)
- Quartz hydrothermal → Quartz synthétique fabriqué en laboratoire, toutes couleurs
- Quartz impérial doré → Quartz enrobé d'une mince pellicule à base de titane et de fer pour lui donner des reflets dorés et orangés
- Quartz indigo = Quartz tanzine aura → Quartz enrobé d'une mince pellicule à base d'or et d'indium pour lui donner des reflets de couleur bleu foncé à violacé
- Quartz mandarine aura → Quartz enrobé d'une mince pellicule à base d'or et de cuivre pour lui donner des reflets orangés
- Quartz miel (honey Quartz) → couleur miel ou ambrée obtenue par irradiation + chauffage
- Quartz mystique → Quartz multicolore, traité par enrobage d'une mince pellicule à base de titane
- Quartz opalin = Quartz d'ange = Quartz arc en ciel → Quartz enrobé d'une mince pellicule à base de platine pour lui donner des reflets opalescents
- Quartz craquelé → Quartz chauffé puis plongé brutalement dans l'eau froide pour provoquer de nombreuses craquelures internes
- Quartz rubassé (firestone) → Quartz chauffé puis plongé brutalement dans l'eau froide teintée pour provoquer de nombreuses craquelures internes qui donneront la couleur à l'ensemble
- Quartz rubis aura = Quartz framboise aura → Quartz enrobé d'une mince pellicule à base d'or et d'argent pour lui donner une couleur rouge
- Quartz safirita = Quartz myrtille → Quartz bleu obtenu par chauffage + irradiation aux rayons gamma + chauffage de l'Améthyste de Montezuma au Brésil (Macri, 2010)
- Quartz solaire → appellation familière d'un Quartz dont la cristallisation à la structure cristalline pseudo-radiée rappelle les rayons de soleil
- Quartz vert-doré (green-gold Quartz) → couleur obtenue par irradiation + chauffage
- Quartzite → roche constituée essentiellement de Quartz polycristallin
Appellations interdites : 
- Calcédoine de Paraiba → appellation commerciale trompeuse d'une Calcédoine teintée en bleu-vert dont la couleur est causée par un additif de cobalt (Rockwell & Laurs, 2007)
- Emeraude soudé → triplet Quartz/émail/Quartz destiné à imiter l'émeraude (l'émail ou la feuille de gélatine prise en sandwich est de couleur verte)
- Quartz naturel → le mot naturel est interdit dès le moment où le Quartz a subi une transformation physique autre que la taille et le polissage

    Gisements ...  

Les Quartz de toutes provenances peuvent faire l'objet d'un traitement d'embellissement, sous une forme ou une autre. Sont indiqués ici les localités dont le Quartz est systématiquement ou très souvent traité juste après son extraction.
- Brésil, Minas Gerais, Conceicao do Mato Dentro, Sao José de Bryamba : Citrine ou Prasiolite issue de l'Améthyste chauffée
- Brésil, Minas Gerais, Rio Pardo, Montezuma : Citrine ou Prasiolite issue de l'Améthyste chauffée + irradiée (Güttler & Kohigashi, 2006)
- Brésil, Para, Maraba, Alto Bonito : Citrine ou Prasiolite issue de l'Améthyste chauffée
- Brésil, Para, Vila Esperanca, Pau d'Arco : Améthyste chauffée pour éclaircir la couleur
- Brésil, Rio Grande do Sul, Alpestre & Alto Uruguai & Ametista do Sul & Frederico Westphalen : Citrine ou Prasiolite issue de l'Améthyste chauffée
- Brésil, Rio Grande do Sul, Irai & Planalto & Rodeio Bonito & Santa Maria : Citrine ou Prasiolite issue de l'Améthyste chauffée
- Espagne, Cordou, Hinojosa : Citrine issue de Quartz fumé chauffé
- Namibie, désert de Namib, Skeleton Coast Park, mine de Sarusas : Citrine issue de l'Améthyste chauffée
- Uruguay, Artigas, Catalan Grande & Tres Cerros de Santino : Citrine issue de l'Améthyste chauffée
- USA, Arizona, Maricopa, Four Peaks : Citrine ou Prasiolite issue de l'Améthyste chauffée
- Zambie, Kalomo, Mapatizya : Prasiolite vert-grisâtre issue de l'Améthyste chauffée
- Zambie, Nord-Ouest, entre Solwezi et Mwinilunga (dont mine de Chafukuma) : Citrine issue de l'Améthyste chauffée
- Zimbabwe, Hwange & Tsholotsho, Karoo : Citrine ou Prasiolite issue de l'Améthyste chauffée

    Rareté, indices de qualité ...

Rareté du brut : 
rarete
Rareté du taillé : 
rarete_taille
Les sculptures ou les pièces uniques taillées par un artiste ou un lapidaire de renom méritent ** voire ***
Indices de qualité :  
1/3
- Variété monocristalline : transparent avec petites inclusions visibles, couleur pâle, terne ou foncée, traitement facilement détectable et/ou instable, taille et polissage médiocres
- Variété polycristalline : translucide à presque opaque, couleur pâle, terne ou foncée, traitement facilement détectable et/ou instable, taille et polissage médiocres
2/3
- Variété monocristalline : transparent sans inclusions visibles à l'oeil nu, couleur attractive, traitement détectable mais stable, taille et polissage standard
- Variété polycristalline : belle translucidité sans inclusions contrastées, couleur attractive, traitement détectable mais stable, taille et polissage standard
3/3
- Variété monocristalline : transparent sans aucune inclusion, couleur très attractive, traitement stable et indétectable avec les instruments de base, taille et polissage de grande qualité
- Variété polycristalline : superbe translucidité à la limite de la transparence, sans aucune inclusion contrastée, couleur très attractive, traitement stable et indétectable avec les instruments de base, taille et polissage de grande qualité
- Les oeuvres d'artistes ou de lapidaires de renom peuvent être fortement valorisées mais à beauté égale, elles le seront toujours moins qu'une oeuvre en Quartz naturel

    Propriétés physiques & optiques ...

Clivage : 
aucun à très indistinct
Cassure : 
conchoïdale, irrégulière
Dureté : 
7
densité (d) : 
2,62  à  2,67
Résistance aux chocs : 
moyenne à bonne
Résistance à la chaleur : 
mauvaise → modification de la couleur à partir de 300°C ou moins selon la variété
Réaction aux acides : 
bonne à mauvaise → le Quartz est insoluble sauf dans l'acide chlorhydrique et dans le carbonate de sodium fondu (Na2CO3) mais certains traitements sont plus facilement attaquables, notamment ceux utilisant une colle ou une résine époxy
Observation(s) :
- Pyroélectrique et piezoélectrique
- Nullement (le plus souvent) à modérément attiré par un aimant-Nd Ø12x12mm de force N52, selon les composants du traitement (auteur TP, 2011)

Couleur(s) : 
blanc bleu brun gris incolore jaune multicolore noir orange rose rouge vert violet 
des traitements d'embellissement variés, détaillés ici, sont à l'origine de toutes les couleurs possibles du spectre, y compris multiples dans une même pièce
- les couleurs jaune-verdâtre, jaune vif, vert-doré, brun-doré, mordoré, ambré... issues de l'irradiation + chauffage sont causées par des centres de couleurs avec changement de valence des impuretés d'Al, Na, Li et H. Elles varient selon la durée d'irradiation et la température de chauffage subséquente. (Fritsch et al., 1988 ; Schmetzer, 1989 ; Pinheiro et al., 1999 ; Hainschwang, 2009)
Voir tableau récapitulatif concernant les causes de la couleur de toutes les variétés naturelles du Quartz
Couleur du trait : 
blanc incolore 
Caractère et signe optique : 
U+
anisotrope uniaxe positif
Indice de réfraction (IR) : 
1,543  à  1,554
Biréfringence (Bir.) : 
0,005  à  0,010
Eclat : 
vitreux, nacré le long des fractures, et selon le traitement : submétallique (traité par enrobage), graisseux, cireux, terne
Transparence : 
transparent, translucide, opaque
Effet optique : 
astérisme (étoile causée par les inclusions), chatoyance (oeil-de-chat causé par les inclusions), Opalescence (apparence laiteuse légèrement nacrée), iridescence (jeu de couleurs)
Dispersion : 
faible → 0,013
Polariscope : 
rétablit tous les 1/4 de tour
Pléochroïsme : 
- Améthyste chauffée : dichroïsme nul à faible → dans les nuances de violet
- Améthyste bleuie par chauffage + irradiation + chauffage : dichroïsme fort → bleu-violacé / orange-rougeâtre (Güttler & Kohigashi, 2006 ; Macri, 2010)
- Améthyste jaunie par chauffage (Citrine) : dichroïsme nul à faible → nuances de jaune
- Améthyste verdie par chauffage (Prasiolite) : dichroïsme faible → nuances de vert
- Quartz irradié + chauffé (Quartz citron, Quartz Oro Verde...) : dichroïsme faible → jaune / jaune-vert
Spectre d'absorption : 
Un spectre bien marqué peut être l'indication d'un traitement riche en ions métalliques, comme par exemple le chrome avec une raie nette ou une bande d'absorption floue dans le rouge
Filtre Chelsea : 
Inerte à rose ou rouge si le traitement est suffisamment riche en ions chromifères ou cobaltifères
Fluorescence aux UV : 
Le Quartz est inerte aux UVL et UVC mais les additifs artificiels (colle, résine, teinture...) peuvent être réactifs en jaune, bleu, blanc...
Observation(s) :
- Au polariscope à filtres croisés, les couleurs d'interférence à structures polygonales visibles parallèlement à l'axe optique, aussi appelées franges de Brewster (1823), indiquent une Améthyste chauffée
- Au conoscope, la figure d'interférence uniaxe montre souvent un point rouge central, parfois peu visible sur les pierres trop maclées
- Transparence aux UVC : transparent
- Triboluminescent
- Thermoluminescence d'intensité variable, bleu pâle ou jaunâtre, visible à la première chauffe entre 150 et 400°C, non récurrente (Frondel, 1962)
- Les Quartz roses irradiés montrent une thermoluminescence orange pâle (Frondel, 1962)
- Les Quartz irradiés aux rayons X sont davantage thermoluminescents à partir d'une température inférieure à 150°C (Frondel, 1962)
- Pour les besoins industriels, les Quartz synthétiques n'étaient jamais maclés polysynthétique, ce qui permettait de les distinguer des Quartz naturels à l'aide du polariscope et du conoscope ou en immersion à l'aide d'un microscope doté de filtres polarisants. Or cette méthode de distinction n'est plus fiable aujourd'hui car un nombre grandissant de synthèses sont issues d'un germe maclé.

    Inclusions ...  

Voir la liste exhaustive dans la fiche du Quartz à inclusions
Inclusions issues d'un traitement :
- Bulles d'air localisées : traitement par remplissage d'une huile ou d'une résine époxy dans les fractures et fissures
- Bulles d'air situées selon un plan : traitement par assemblage en doublet ou en triplet, les bulles sont emprisonnées à la jonction des éléments
- Couleur plus prononcée le long des fractures et fissures : traitement par teinture de couleur
- Flash de couleur : traitement par remplissage d'une huile ou d'une résine époxy dans les fractures et fissures
- Fractures/fissures très nombreuses : provoquées par chauffage + immersion brutale dans l'eau
- Micro-cratères et/ou aspérités sphériques en surface : traces de traitement par enrobage, visibles uniquement au microscope

    Traitements ...  


[m] = Quartz monocristallin   -   [p] = Quartz polycristallin
Traitement
Commentaire
références
[m]  [p]
Teinture de surface
Traitement instable, à base d'une teinture peu durable, le plus souvent constaté sur des pierres déjà montées en bijou, en vert pour imiter l'Emeraude, en rouge pour le Rubis, en bleu pour le Saphir, etc. La teinture est appliquée par endroits (base d'un cabochon, culasse d'une pierre taillée à facettes) ou sur toute la surface. Détection : traces de teinture laissées sur un coton imbibé d'acétone.
Fryer, 1988
[m]  [p]
Enrobage métallique
Traitement de surface destiné à modifier la couleur et/ou l'éclat de monocristaux bruts, de polycristaux en druse ou de gemmes facettées. Sur ces dernières, le traitement est généralement appliqué sur la culasse. Selon la couleur ou le spectre de couleurs recherché, la matière d'enrobage peut contenir de l'or, de l'argent, du platine, du bismuth, du plomb, du chrome, du cobalt ou du titane. Critères de détection : couleur inhabituelle, éclat submétallique avec effet possible d'iridescence, d'opalescence ou de pseudo-adularescence en lumière réfléchie, absence de couleur ou différences d'éclat par endroits, infimes dépressions de surface visibles à la loupe ou au microscope.
Koivula et al., 1988 & 1990
Kammerling et al., 1994
Johnson et al., 1996
[m]
Enrobage plastique
Traitement de surface destiné à modifier la couleur pour imiter une gemme précieuse, le bleu pour le Saphir, le rouge pour le Rubis, le vert pour l'Émeraude, le orange pour le Grenat Spessartite, etc. La matière d'enrobage est un film plastique coloré ou une résine polymère. Détection : éclat terne, bulles de gaz situées proches de la surface, réaction au test de l'aiguille chauffée, blanc à jaune crayeux aux UVL.
Choudhary, 2011
[m]  [p]
Assemblage en doublet
La base est collée parallèlement au dôme, l'un ou l'autre est en Quartz. Il existe de nombreuses variantes d'assemblages pour imiter d'autres gemmes ou simplement pour améliorer l'attrait visuel. Quelques exemples : base céramique blanche et dôme en Quartz aurifère blanc laiteux. Base en nacre et partie plane du dôme en Quartz gravée, teintée et assemblée pour imiter la peau d'un félin. Base en Lapis-Lazuli et dôme en Quartz rutilé. Base en plastique coloré et dôme en Quartz. Etc.
Kane, 1984
Koivula et al., 1991a
Johnson et al., 1998
[m]  [p]
Assemblage en triplet
Ce traitement est principalement destiné à imiter des gemmes de valeur ou à améliorer l'attrait visuel. Une matière fine colorée ou imprimée est prise en sandwich entre la culasse et la table, toutes deux en Quartz incolore. Quelques exemples : tranche d'émail ou de gélatine colorée en vert, de son nom trompeur et interdit "Emeraude soudé", mince couche de verre coloré riche en oxyde de plomb, feuille "adularescente" pour imiter la Pierre de lune, film transparent incolore imprimé au motif d'inclusions de dendrites, de tourmaline ou de rutile, film incolore ou coloré comprenant l'impression ou la gravure d'une étoile à 4 branches ou à 6 branches, etc.
Kane, 1986
McClure, 2006
Auteur TP, 2012
[m]
Assemblage successif
Des tranches multiples de couleurs différentes de Quartz naturel et synthétique sont collées parallèlement les unes aux autres puis taillées et polies. Un tel assemblage, très facile à détecter, a déjà été constaté avec bien d'autres gemmes monocristallines.
Kammerling et al., 1995
[p]
Assemblage successif
Des camées ou intailles issus d'un assemblage de deux ou trois épaisseurs de différentes couleurs ont déjà été rencontrés. La détection est relativement facile et s'effectue à l'aide d'une loupe ou d'un microscope, à la jonction des couleurs.
Nassau, 1984
[p]
Assemblage autre
Des morceaux de Quartz polycristallin, souvent teintés au préalable, sont assemblés avec comme liant une résine polymère, le tout formant une mosaïque taillée et polie en forme de cabochon, de plaque ou d'objet décoratif. La résine polymère est facilement identifiable par sa différence de lustre et sa réaction bleu vif aux UVL.
Choudhary, 2010
[m]
Astérisme renforcé
Le contraste de l'étoile causée par les micro-inclusions est accentué à l'aide d'une feuille réfléchissante ou d'un enrobage coloré, appliqué sur la base du cabochon. Le Quartz peut aussi être irradié pour passer de l'incolore au brun et ainsi mieux faire ressortir l'astérisme.
Fryer, 1981
Mayerson, 2006
[m]
Chauffage et/ou irradiation
Voir le détail dans le tableau suivant tant les possibilités sont diverses et variées
--
[p]
Chauffage à basse température
Ce traitement est connu et appliqué depuis des siècles pour modifier le beige ou le brun en un brun-orangé à orange-brunâtre ou en un brun-rouge à rouge-brunâtre. C'est ainsi que les Sardoines deviennent des Cornalines. Dans les pays chauds, il suffit même d'exposer les bruts pendant plusieurs semaines au soleil pour améliorer leur couleur.
--
[p]
Chauffage à 500-550°C
Ce traitement est appliqué à la variété de Calcédoine "Damsonite" d'Arizona pour modifier et stabiliser sa couleur de violet à orange.
Shigley et al., 1985
[m]
Craquelures provoquées
Le Quartz est chauffé puis brutalement plongé dans l'eau, ce qui provoque des craquelures disséminées dans toute la pièce qui peut ensuite être imprégnée de teinture ou non. Synonyme de Quartz rubassé. Détection : les craquelures sont réparties uniformément dans toute la pièce. La couleur est localisée uniquement aux emplacements des craquelures. Des traces de teinture sont parfois laissées sur un coton imbibé d'acétone.
Fryer, 1981
[p]
Formation d'un réseau veiné blanc
La nature exacte du traitement n'est pas connue mais il semble qu'il soit issu d'un procédé de chauffage et de blanchiment avec parfois un additif coloré. En apparence, le Quartz polycristallin montre un motif veiné blanc sur fond beige à brun-orangé ou coloré (teinté). Les veines blanches sont à l'emplacement des fissures provoquées par le chauffage. Il n'est présent qu'en surface et à quelques millimètres de profondeur. Ce motif n'ayant encore jamais été trouvé à l'état naturel, il ne peut être qu'issu d'un traitement.
McClure, 2009
[p]
Marquage par altération chimique + chauffage
Ce procédé était déjà utilisé 3000 à 1500 ans avant JC en Asie centrale et du sud. Il consiste à marquer la matière à l'aide d'une mixture composée de carbonate de soude, d'eau et de la pulpe d'un fruit d'une plante du désert. Le traitement thermique final sert à fixer les motifs contrastés de manière permanente et indélébile.
--
[p]
Huilage incolore
L'action du corps gras renforce la translucidité et uniformise la nuance tout en camouflant certaines inclusions. Le huilage superficiel est aussi pratiqué pour éviter aux pierres de se rayer entre elles par frottement. Détection : éclat graisseux, gras au toucher.
Auteur TP, 2006
[m]
Remplissage des fractures avec une résine époxy
Le but est de renforcer la clarté par le camouflage des cavités et fractures. Un traitement soigné est effectué à base d'une résine dont l'IR est proche de celui du Quartz comme l'Opticon (IR 1,545). Détection : flash de couleur à la loupe, différence de brillance (si IR différents), blanc-bleuté aux UV. Si la résine est colorée, la concentration de la couleur est détectable à la loupe 10x le long des fractures et fissures. Des traces de teinture sont parfois laissées sur un coton imbibé d'acétone. Phosphorescence parfois constatée.
Koivula et al., 1986a
Kammerling et al., 1991
Koivula et al., 1992b
Okano, 2008
[p]
Imprégnation d'une teinture, parfois via une résine polymère
L'objectif est de renforcer ou de modifier la couleur d'origine pour imiter une gemme de valeur comme le Jade Jadéite de toutes couleurs, la Sugilite, l'Émeraude, etc.
Détail sur la composition des colorants les plus souvent employés :
- bleu : imprégnation d'une solution de ferrocyanure de potassium et de sulfates ferrugineux ou d'une solution à base de cuivre ou de cobalt
- brun : imprégnation d'une solution à base de sucre puis chauffage
- brun foncé à noir : imprégnation d'une solution concentrée de sucre puis immersion dans l'acide sulfurique concentré puis chauffage
- orange à rouge : imprégnation de sulfates ferrugineux puis chauffage
- vert : imprégnation de sels de chrome ou d'une solution à base de nickel
Toutes ces couleurs ainsi obtenues, à l'exception du brun et du noir, ont tendance à s'atténuer avec le temps, au contact de l'air et de la lumière.
Détection : la nuance (monochrome) ou les nuances (bicolore, tricolore) sont souvent homogènes d'une pièce à l'autre dans un même lot ou sur un même bijou. Concentration de la couleur parfois observée à la loupe dans les interstices et les fissures. Les pièces teintées en vert sont souvent rouge au filtre Chelsea (chrome). Des traces de teinture sont parfois laissées sur un coton imbibé d'acétone. Réaction possible aux UV. Test de l'aiguille chauffée. Si tous ces tests ne suffisent pas, la lecture à distance au réfractomètre et la densité permettent généralement de différencier le Quartz des autres gemmes polycristallines.
Crowningshield, 1987
Koivula et al., 1992a
Mayerson, 2001
[p]
Imprégnation d'une teinture bleu-vert
Ce nouveau traitement originaire d'Europe offre une couleur bleu-vert uniforme, stable dans le temps, insensible aux alcools et aux acides. Les pièces traitées sont relativement petites (< 12 mm) afin que la couleur soit uniformément répartie à l'extérieur comme à l'intérieur. Elles sont parfois vendues sous le nom commercial trompeur de "Calcédoine de Paraiba". La couleur est causée par un additif de cobalt. Détection : jaunâtre au filtre Chelsea, bandes dans le rouge vues au spectroscope de poche, centrées à 690 ou 660 nm.
Rockwell et al., 2007
[p]
Imprégnation de plusieurs teintures distinctes dans une même pièce
Entre autres additifs, des sels de cobalt et des sulfates de cuivre sont appliqués à des Agates paysagées pour renforcer les motifs ou les contours avec des nuances distinctes de bleu et de vert.
Overton, 2003
[m]  [p]
Introduction d'un métal sous pression
Un lapidaire de l'Arizona a mis au point un procédé breveté consistant à introduire à chaud et sous pression de l'or, de l'argent, du platine ou du cuivre dans les fentes et fissures d'un Quartz macro ou microcristallin. Le tout est ensuite stabilisé à l'aide d'une résine époxy puis taillé et poli, à facettes ou en cabochon de faible épaisseur pour privilégier la surface d'exposition sur le poids.
Laurs, 2005
[m]
Fabrication d'inclusions
Apparence de "doigts" obtenus par perçage et remplissage des trous avec une poudre minérale colorée, bouchés ensuite par collage d'une matière feldspathique ou quartzeuse. Détection : présence de colle à la base des trous rebouchés (test de l'aiguille chauffée), faiblement vert-jaunâtre aux UVL.
Hyrsl, 2004
[m]
Fabrication d'inclusions triphasées
Une inclusion triphasée comprend un solide, un fluide et un gaz rassemblés dans une cavité d'un Quartz monocristallin. Un trou en colonne a été percé dans lequel a été introduit un peu de liquide (eau) et un solide (un petit cristal coloré, brut ou taillé). Le trou a ensuite été rebouché par une matière quartzeuse mélangée à une résine époxy. La détection à la loupe est relativement aisée.
Koivula et al., 1989
[p]
Fabrication d'inclusions
Introduction d'étain natif par un procédé d'induction électrique dont les inclusions gris-argenté à l'éclat métallique ressemblent à des dendrites quasiment identiques à celles rencontrées à l'état naturel. Des résultats similaires sont obtenus avec l'introduction de cuivre natif par électrolyse.
Koivula et al., 1986b
Johnson et al., 2000
[m]
Gravure laser en interne
Le laser permet aujourd'hui de réaliser des gravures d'objets, d'animaux, de scènes ou de mots à l'intérieur du Quartz, quelle que soit sa forme.
Johnson et al., 1999
[p]
Photo "imprimée"
Reproduction d'une photo sur la surface plane ou légèrement bombée. L'"impression" pénètre très légèrement la surface. Le Quartz polycristallin a probablement été traité au préalable avec une substance sensible à la lumière puis exposé, selon le principe du procédé photochimique.
Koivula et al., 1991b


Tableau des traitements concernant exclusivement le chauffage et/ou l'irradiation des différentes variétés de Quartz monocristallin

Traitement
Commentaire
références
Chauffage léger ou exposition prolongée au soleil de l'AméthystePratique courante pour éclaircir la couleur, notamment pour les spécimens trop foncés ou trop saturés.
Kane, 1985
Chauffage 260-600°C de l'AméthysteLa majorité des Citrines vendues dans le commerce sont issues du traitement thermique de l'Améthyste. Cette pratique est connue et reconnue depuis plusieurs siècles.
NB : les Citrines naturelles de couleur doré prononcé ou orangé sont rares.
Frondel, 1962
Fritsch et al., 1988
Schmetzer, 1989
Hainschwang, 2009
Chauffage 300-600°C de certaines AméthystesLe résultat est une Améthyste verdie par chauffage, aussi appelée Prasiolite. Elle est plus rare que celle jaunie par le même procédé car elle nécessite la présence d'ions Fe3+ et Fe2+ en nombre suffisant ainsi que d'un chauffage savamment dosé.
Frondel, 1962
Schmetzer, 1989
Pinheiro et al., 1999
Chauffage > 600°C de l'AméthysteLa couleur est "lavée" ou "lessivée" jusqu'à devenir violet pâle ou blanc laiteux dont la cause est l'apparition d'une multitude de minuscules goutelettes d'eau, parfois associées aux ions Fe4+
Henn et al., 2012
Irradiation aux rayons X de l'Améthyste pâle ou de la Citrine, toutes deux issues du chauffage de l'AméthysteRetour à la couleur d'origine de l'Améthyste, souvent avec une nuance sous-jacente de brun.
Frondel, 1962
Irradiation aux rayons X de l'Améthyste claireCe traitement permet de foncer légèrement la couleur.
Frondel, 1962
Chauffage 300-500°C + irradiation aux rayons gamma + chauffage de certaines Améthystes
Les rares Améthystes prédisposées à ce traitement deviennent vertes (Prasiolite) ou mieux, peuvent prendre une originale couleur bleu-foncé à bleu-violacé.
Güttler et al., 2006
Chauffage 200-300°C du Quartz fuméCe traitement thermique à faible température éclaircit la couleur ou peut la rendre jaune-beige, jaune-brunâtre, jaune-verdâtre ou beige-doré à brun-doré. Une température supérieure le rendra incolore. Certaines pièces chauffées vers 450°C peuvent s'éclaircir en quelques minutes.
Frondel, 1962
Nassau et al., 1977
Fritsch et al., 1988
Schmetzer, 1989
Hainschwang, 2009
Chauffage 160-280°C de certains Quartz fumés synthétiquesLe but de ce traitement est de modifier la couleur en un bleu, bleu-vert, vert-bleu ou vert. Les nuances sont généralement franches et homogènes, inexistantes dans la nature.
Nassau et al., 1977
Irradiation aux rayons gamma (60Co) du Cristal de rocheLa couleur obtenue peut être beige à brun, brun-verdâtre à jaune-verdâtre, brun-gris à presque noir. Plus la durée d'irradiation est longue et plus la nuance sera foncée.
Nassau et al., 1977
Schmetzer, 1989
Pinheiro et al., 1999
Hainschwang, 2009
Irradiation aux rayons gamma (60Co) du Quartz fumé
La couleur s'assombrit. Plus la durée d'irradiation est longue et plus la nuance sera foncée.
Fritsch et al., 1988
Schmetzer, 1989
Pinheiro et al., 1999
Hainschwang, 2009
Chauffage + irradiation (60Co) + chauffage de l'Amétrine
Ce traitement permet d'intensifier les couleurs distinctes jaune/violet de bruts brésiliens. Il est impossible de déterminer à l'aide des instruments de base si les couleurs sont naturelles ou rehaussées artificiellement.
Nassau, 1981
Irradiation aux rayons gamma (60Co) + chauffage 150-275°C du Cristal de rocheLa couleur obtenue, stable à la lumière du jour et jusqu'à une température de ≈250°C, devient jaune-verdâtre, jaune vif, vert-doré, brun-doré, mordoré, ambré... Les nuances varient selon la teneur en lithium et/ou en eau, la durée d'irradiation et la température de chauffage subséquente. Les appellations commerciales sont nombreuses : Quartz citron, Quartz vert-doré (green-gold), Quartz cognac, Quartz brandy, Quartz bière, Quartz miel, Citrine oro verde, Prasiolite, etc.
Fritsch et al., 1988
Schmetzer, 1989
Pinheiro et al., 1999
Hainschwang, 2009
auteur TP, 2010
Henn et al., 2012
Irradiation aux rayons gamma (60Co) du Quartz roseCe traitement permet d'intensifier la couleur rose.
Henn et al., 2012
Chauffage 140-600°C de l'Améthyste, du Quartz fumé, naturel ou synthétique, ou du Quartz traité par irradiation de couleur jaune-verdâtreLa couleur s'éclaircit petit à petit jusqu'à devenir incolore, surtout au-delà de 500-600°C. Les centres de couleur ont été "blanchis" par le chauffage. La couleur redevient violette ou brune après irradiation aux rayons gamma.
Nassau et al., 1977
Schmetzer, 1989
Henn et al., 2012
Chauffage 400-600°C de certains Quartz fumés synthétiquesLa couleur devient vert à vert-jaune ou bleu à bleu-vert, inexistante dans la nature.
Schmetzer, 1989

    Imitations et indices de reconnaissance ...  

Imitations / synthèses : 
Le Quartz est synthétisé à l'échelle industrielle par la méthode hydrothermale à raison d'environ 4000 tonnes par an, voir les détails sur la fiche du Quartz synthétique
Le tableau des confusions possibles et des indices de reconnaissance est réservé aux inscrits  

    Taille et usage ...

Taille :  
rond
rond
ovale
ovale
octogonal
octogonal
émeraude
rectangle - baguette
rectangle
baguette
carré
carré
poire
poire
trilliant
trilliant
triangle
coussin
coussin
marquise
marquise
navette
coeur
cœur
princesse
princesse
briolette - goutte
briolette
goutte
fantaisie
fantaisie
cabochon
cabochon
perle
perle
tranche-polie
tranche
polie
sphere
sphère
oeuf
œuf
animal
animal
objet
objet
decoration
déco
En raison de sa dureté et de son absence de clivage, le Quartz traité est sculpté, gravé et taillé sous toutes ses formes, autant pour la bijouterie que pour la décoration
Bijouterie :
En raison de ses couleurs rehaussées par traitement, de son clivage nul et de sa belle dureté 7 sur l'échelle de Mohs, le Quartz traité peut être monté sans problème en bijouterie, joaillerie et créations d'artistes. Il est mis en valeur sous toutes ses formes taillées, avec ou sans facettes, sculptées ou gravées, sur tous types de bijoux tels que bague, bracelet, collier, pendentif, boucles d'oreilles, broche, piercing, etc.
Conseils :
- Attention lors du montage en bijou à ne pas trop le chauffer car une dégradation du traitement pourrait s'en suivre

    Références ...  

Auteur(s) / éditeur :
Thierry Pradat / G-PLUS
Remerciements :


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pierres d'étude, de collection et de bijouterie


Références : 
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- Back M.E., Mandarino J.A. (2008) Quartz. Fleischer's Glossary of Mineral Species, The Mineralogical Record, Tucson, p. 193 (EN)
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Références complémentaires sur le web :
- Mindat.org (Quartz) (EN)
- Webmineral.com (Quartz) (EN)
- Euromin.w3sites.net (Quartz) (EN/FR)
- Minerals.net (Quartz) (EN)
- Galleries.com (Quartz) (EN)
- Gemsdat.be (Quartz) (EN)
- Quartzpage.de (Quartz) (EN)
- Rruff.info (Quartz) (EN)
- Minerals.caltech.edu (Quartz) (EN)